samedi 12 octobre 2019

Grand Veymont

Aujourd'hui, je suis très heureux de faire découvrir le point culminant du Vercors à Patrick et Nicolas V. : les deux frangins sont pourtant de "vieux" randonneurs mais, aussi surprenant que cela puisse paraître, ils n'ont jamais foulé le sommet du Grand Veymont.
Je choisis de le faire en boucle au départ de Gresse-en-Vercors, une façon un peu sportive (plus de 18km et près de 1500m de dénivelé) mais qui permet de varier les points de vue et de vraiment faire le "tour du propriétaire". Je l'avais déjà faite en novembre 2015 et je sais d'avance qu'ils vont apprécier !

La première partie passe sous l'imposante face Est qui - dixit Patrick - fait penser aux Dolomites.


Nous croisons deux chasseurs au dessus de la baraque du Veymont, puis deux randonneuses sur la crête de Quinquambaye (où nous trouvons aussi le soleil et le vent). Les deux filles font un tour similaire au nôtre mais en sens inverse (au départ de La Bâtie), nous les recroiserons sur les crêtes deux heures plus tard.


Nous descendons d'environ 350m de dénivelé pour rejoindre un sentier qui part plein Sud et va nous permettre de rejoindre la combe du Pas des Bachassons. Cette portion en balcon est très agréable à courir (ah oui, j'ai oublié de mentionner que nous sommes en mode rando-course) même si elle est entrecoupée de plusieurs traversées de ravin où le sentier à été emporté. Nous finissons par déboucher sur une petite crête qui offre une superbe vue sur le Mont-Aiguille.


Du même point se dévoile aussi, à notre droite, la combe du Pas des Bachassons que nous allons rejoindre puis remonter.


Vision inversée, vingt-cinq minutes plus tard, dans les pierriers de la partie supérieure de la combe.


Nous bifurquons à droite en direction du Pas du Fouillet alors que les nuages débordent du versant Ouest et deviennent envahissants.



Nous voici arrivés à la crête, là ou la vue sur le Petit et Grand Veymont est vraiment chouette. Malheureusement ce n'est pas le cas aujourd'hui.


Voilà ce qu'on devrait voir si ces maudits nuages ne gâchaient pas la fête !


C'est donc dans les nuages que nous remontons l'arête Sud du Grand Veymont mais, à défaut de profiter de la vue sur la Réserve Naturelle ds Hauts-Plateaux, nous avons quand même le plaisir d'approcher les autochtones paisiblement en train de faire leurs réserves pour l'hiver à venir.




Nous en apercevrons quelques autres plus haut, alors que la visibilité est limitée à quelques dizaines de mètres tout au plus et que l'ambiance s'est nettement refroidie.


Sommet à 12h30, un peu plus de 3 heures après avoir quitté la voiture. Nous n'y restons que trois petites minutes, il fait décidément trop froid et nous n'avons pas la chance de pouvoir profiter de la vue...


Nous nous arrêtons un petit quart d'heure plus tard au niveau de l'Agnellerie pour dévorer nos sandwichs sur une aire de bivouac relativement protégée du vent.


Puis c'est la descente vers le Pas de la Ville alors que nous repassons sous les nuages et que Gresse-en-Vercors apparaît à notre droite.


Descente au petit trot sous le Pas de la Ville.


Je choisis de traverser par le ravin de Combe Longue pour prolonger un peu la balade, ce qui nous permet d'apercevoir une harde de chamois sous le pas de la Posterle.


Pour terminer, nous faisons chauffer les cuisses en descendant par les pistes et nous retrouvons le parking un peu plus de 4 heures après l'avoir quitté.


Une chose est sûre, les deux frères devront revenir s'ils veulent découvrir la vue du sommet...


dimanche 29 septembre 2019

Pas de la Balme

Sur la lancée de ma virée dans Belledonne vendredi, je pars cette fois dans l'après-midi pour une sortie de proximité. Voiture garée un peu avant 15 heures au parking de Mauret (au col de l'Arzelier), mon objectif est en ligne de mire : le Pas de la Balme.


Après 20 minutes de course, je quitté la piste forestière et emprunte le joli sentier qui se faufile en pente douce au cœur de la forêt. Une portion vraiment agréable avant le monde plus minéral qui m'attend plus haut.


15h30, au lieu-dit "Les Poules": le Pas de la Balme est juste au-dessus de ma tête.


15h42, au lieu-dit "Le Mulet du Curé".


Je retrouve un peu d'ombre, bienvenue, dans le "mur des Sarrasins", seule portion raide où je suis contraint de marcher plutôt que de trottiner.


C'est raide... mais c'est chouette !



Les Z du mur des Sarrasins (Mont-Aiguille et Grand Veymont dans le fond).


La vire panoramique, entre ombre et soleil, qui mène au Pas de la Balme.


16h02, au Pas de la Balme atteint en 1h05, c'est pas mal !


Je n'y reste que quelques minutes puis prends le chemin du retour sur la vire longeant les falaises.


Je repère une jolie petite croix en fer posée sur un rocher un peu à l'écart du sentier en haut du mur des Sarrasins.


Nouveau passage aux "Poules" où je prends cette fois le sentier en balcon en direction de Pré Achard.


Pré Achard atteint à 16h45.


Plus qu'à descendre jusqu'à la voiture en profitant du calme des lieux en cette fin de dimanche.


Qui saura me dire quelle est cette jolie plante ?


Voiture à 17 heures (2 heures de sortie), 13,5 kilomètres et 840 mètres de D+ : parfait pour terminer le week-end !


vendredi 27 septembre 2019

Belledonne

Après une nouvelle longue série de journées de travail sans coupure, j'avais vraiment besoin d'une journée comme celle-là : une longue sortie (6h20 de voiture à voiture) dans Belledonne sous une météo magnifique offrant de superbes lumières. Rien de mieux pour se régénérer l'esprit !

N'étant pas le bienvenu à la maison dans l'après-midi - Emma ayant réquisitionné la maison pour travailler avec ses copines - je démarre du parking de la cascade de l'Oursière alors qu'il est déjà presque midi. Je monte au petit trot et arrive à la-dite cascade en à peine plus de 30 minutes.


Je trouve le soleil un peu plus haut et découvre la suite du programme : le sentier longe le ruisseau du Doménon puis remonte le pierrier là-bas au fond.


De plus près : voilà une belle côte à monter pour rejoindre le petit col là-haut !


Je me sens plutôt en forme et arrive rapidement en haut, la vue se dégage alors sur le vallon suivant. Que la montagne est belle...


Et que dire de ce petit vallon perdu où planter une tente serait une perspective plutôt séduisante ?


J'aime vraiment beaucoup cette période de l'année où les couleurs de l'automne sont déjà bien présentes. Et la montagne a retrouvé sa tranquillité quelque peu perdue durant les mois d'été (je ne croiserai en tout et pour tout qu'une dizaine de personnes aujourd'hui).


Face à la Grande Lauzière... C'est la première fois que je viens ici baskets plutôt que skis aux pieds !


Me voilà en vue du refuge de la Pra, une des étapes du nouveau GR738 - la Haute Traversée de Belledonne - fraîchement inauguré cet année.


Un peu avant le refuge, je file à gauche et arrive rapidement en vue du lac Merlat (dominé par le Pic du Grand Perlet).


Derrière le lac, que je vais contourner par la gauche, le sommet du Grand colon est mon objectif du jour. J'ai souvent foulé son sommet... mais jamais autrement qu'à ski et j'ai décidé de combler cette lacune aujourd'hui !


Mais avant, je m'octroie une pause d'une quinzaine de minutes, les fesses posées sur une dalle rocheuse (tout à droite sur la photo) et les pieds dans l'eau, le temps de manger mon sandwich.


La reprise est du coup un peu difficile mais je retrouve ensuite le rythme et les mètres défilent vers le haut.


Quelques marmottes me regardent passer.


Le lac Merlat est tout petit désormais... et le cadre plutôt minéral !


Sommet du Grand Colon : un des meilleurs points de vue qui soit sur l'agglomération grenobloise.


J'y reste un petit moment car j'ai retrouvé du réseau et mon téléphone me rappelle au travail... Une fois ces obligations remplies, je peux me tourner vers l'arête que je vais maintenant emprunter.


Quelques pas aériens offrent une belle perspective sur la face Nord du Grand Colon et le bout du lac du Crozet.


Il s'agit maintenant de descendre ce versant où une sente à peine marquée (d'ailleurs pas tracée sur la carte IGN) permet de rejoindre le vallon du Mercier et le bon sentier du col de la Pra.


Une douzaine de minutes et c'est chose faite, ce versant rocailleux est derrière moi.


Nouvelle montée, courte, pour rejoindre le col de la Pra où je croise quelques humains.


Je retrouve le versant où j'étais tout à l'heure alors que je passe au refuge de la Pra.


Un beau plateau, n'est-ce pas ? C'est un pur bonheur de courir ici !


Je laisse le refuge (et kla Grande Lance de Domène) derrière moi.


Passage au lac Claret (où deux pêcheurs me regardent passer).


Puis au bien nommé lac Longet.



Je fais un court détour pour jeter un œil au lac Bernard (petite pensée à papa) et sur le sommet en face qui est, si vous n'avez pas suivi, celui d'où je viens (le Grand Colon).


C'est là-bas au fond que je dois maintenant me rendre... en passant par le charmant petit lac Léama.


Les jambes commencent à tirer un peu mais la forme est quand même là, je poursuis mon chemin à un rythme tranquille mais régulier.



Voilà les lacs Robert.



La Brèche Robert Nord.


Le lac des Pourettes.


Puis les pistes de ski de Chamrousse d'où le regard porte jusqu'au Grand Colon d'où j'arrive !


Je retrouve la voiture à 18 heures, 6 heures et vingt minutes après l'avoir quittée.
Un périple de 23,5 km et 1750m de D+ quand même... Je comprends pourquoi les jambes tirent mais que ça fait du bien !