jeudi 30 janvier 2014

Un p'tit Chamechaude

Retour sur les skis aujourd'hui, sur une ultra classique (la rando la plus parcourue des Alpes ?) et pas seul puisque je suis accompagné de Marine F. qui est disponible tous les jeudis. La météo n'est pas folichonne mais la visibilité est bonne et 15cm de neige fraîche donneront une descente plus que correcte.

Départ du Col de Porte pour le 1er Chamechaude de Marine !


On rattrape du monde. Ou le contraire ? Impossible de toutes façons d'être seul sur Chamechaude, sauf à y venir la nuit (et encore pas sûr) !


Sur la crête, à l'approche du sommet. C'est déjà bien tracé mais il reste de la place pour se faire plaisir.


Comme toujours à Chamechaude, on laisse les skis avant le petit ressaut rocheux qui donne accès au sommet.


La plupart des gens s'arrête là et attaque la descente sans passer par le sommet, rebutée par le petit ressaut rocheux qu'il faut franchir pour accéder à la Croix plantée sur le plus haut point du massif de la Chartreuse (2082m).












 Ce sera le cas de Marine qui n'aura finalement pas osé malgré le câble.
Il faudra donc revenir, c'est sûr !


La neige est bonne et pas trop soufflée dans les pentes du haut mais il faut quand même viser car quelques cailloux affleurent. Marine s'en donne à cœur joie.




Plus bas c'est encore meilleur, du ski plaisir au milieu des sapins.


La miss me demande l'appareil et j'ai même droit à ma photo !


Neige encore excellente sous le rocher de la Folatière (où est Charlie Olivier ?).


Voilà une bonne sortie pour retrouver la confiance dans le manteau neigeux !

dimanche 26 janvier 2014

Un dimanche tranquillou

Cuisine le matin (c'est qu'on a du monde à midi !).


 Dégustation le midi.



Roller et trottinette l'après-midi (c'est flou car elles vont vite...).


Et finale de hand en fin d'après-midi (à la TV...).
Ce soir, tout le monde sera crevé...

samedi 25 janvier 2014

7 à ski

La journée a commencé par une question : peut-on aller à 7 au ski en ne prenant qu'une seule voiture ? Grâce à notre nouvelle acquisition, la réponse est oui ! A condition bien sûr de mettre 4 paires de skis sur le toit, les autres étant posés au sol dans les pieds des passagers du 2nd rang. Ce fut une belle journée de ski à Gresse avec les 3 filles + Chris, Lise et Clara, sous un soleil retrouvé et une belle neige fraîche qui masque un peu la misère actuelle.

Pique-nique - recto
Pique-nique - verso
Emma est comme son papa : elle aime la poudreuse !

Le plaisir de faire sa trace

mercredi 22 janvier 2014

En forêt

Ce mercredi est le seul jour de beau annoncé pour la semaine, et il a bien reneigé (en altitude tout du moins). Je décide donc de sortir et d'aller dans le Dévoluy... Non, ça c'était la semaine dernière ! Aujourd'hui ce sera une balade tranquille, à pied et en forêt, histoire de tranquilliser Sonia. Et puis c'est bien aussi !

A 8h30 sur la route de Prélenfrey, un beau mélange de couleurs.


Arrivé à Prélenfrey, je ne résiste pas et sors l'appareil photo pour capter ce panorama que je contemple pourtant pour la nième fois.


Au col de l'Arzelier, la vue n'est pas mal non plus.


Montée directe à travers bois pour rejoindre le Playnet.
Seules des traces d'animaux me précèdent.


La dernière fois, j'étais arrivé de la gauche et le pré était moins enneigé.
Un site où la vue est plutôt pas mal, non ?


Et le point de vue est incomparable sur l'ensemble Moucherolles et 2 Sœurs.


Pas croisé un seul animal si ce n'est un Pic que je n'ai pas réussi à photographier, mais une jolie ambiance dans la forêt.


samedi 18 janvier 2014

Le changement c'est maintenant

Avant c'était une 306



Maintenant c'est une 5008


En résumé, 10 ans d'économies qui viennent de s'envoler !

mercredi 15 janvier 2014

Avertissement

20 ans que je parcours la montagne, à pied comme à ski, sans jamais avoir eu de pépin... et l'alerte est venue aujourd'hui, un avertissement sans frais qui aura le mérite de me faire réfléchir encore un peu plus sur ma pratique.
Retour sur ce qui s'est passé...

Ce mercredi est le seul jour de beau temps annoncé pour cette semaine. Je décide donc de sortir à skis et choisis d'aller dans le Dévoluy, un massif que je connais peu (une seule sortie à ski en février 2009 avec Patrick, on avait fait le tour du Rocher Rond) et qui a reçu moins de neige que les massifs plus proches de Grenoble lors de la chute de lundi. Je pense donc que ce sera plus "safe" là-bas qu'en Belledonne où il est tombé au-moins 40cm de neige fraîche contre 20cm en Dévoluy. La Jarjatte n'est pas si loin de la maison (une petite heure) et il y a déjà un moment que je souhaite retourner par là-bas. En regardant le toponeige mardi soir, je repère une boucle qui semble sympa : montée au col de Corps, descente en Est puis remontée à l'Aiguille du Haut-Bouffet pour en descendre le couloir Ouest. Si j'ai encore les jambes, je pourrai même au passage faire l'aller retour au Col des Aiguilles que je ne connais pas.


C'est donc fort d'une belle motivation que je pars du parking vers 8h et remonte la piste de ski où seules 2 traces (a priori de la veille) me précèdent. Arrivé en haut du téléski, je prends une photo du col des Aiguilles et du Col du Haut-Bouffet, séparés par l'Aiguille éponyme. C'est le versant que je devrais redescendre tout à l'heure.


Les traces s'arrêtent là. Pas grave, la couche de fraîche n'est pas trop épaisse et super légère : tracer est même un plaisir dans ces conditions. La suite consiste à suivre un large chemin forestier (visible en bas à gauche sur la photo ci-dessous) qui fait une grande traversée en limite de forêt sous le Roc de Garnesier.


Un ressaut plus raide mène à une crête qui donne accès au vallon du Col de Corps. Je trace au milieu des sapins et, le fond dur à l'approche de la crête faisant riper les skis, je finis à pied les 50 derniers mètres sur une croupe où les cailloux affleurent.


De la crête, la vue se dévoile sur le Col de Corps qui sépare le Roc de Garnesier (à gauche) de la Tête de Garnesier (à droite). Comme au Pas de La Coche dans Belledonne, dommage qu'une ligne EDF passe aussi par là !



30mn plus tard, me voilà au Col de Corps où je trouve le soleil et prends le temps de me restaurer et de faire une photo de moi au retardateur, histoire de ne pas montrer que des paysages.



Je laisse les skis et monte à pied sous la Tête de Garnesier pour faire quelques photos de ce coin que je découvre et repérer la suite du programme (principalement le cheminement dans les pentes Est où je sais qu'il faut tirer à gauche).


Retour à mes skis et c'est l'heure de la descente. Au moment de m'élancer, je suis surtout attentif à une éventuelle zone de neige glacée (il y a de grandes zones vitrées juste sous le col côté Ouest), moins à une plaque à vent car l'épaisseur de neige fraîche semble assez faible. Pourtant (l'instinct ?), je teste quand même en sautant sur place pour faire partir la neige meuble juste sous la crête ... pas de fissures, rien ne bouge. Je traverse en haut de la petite combe d'une vingtaine de mètres de large dans laquelle je compte descendre et saute une nouvelle fois sur la neige fraîche qui repose sur un fond dur, encore sans résultats. Quelques mètres plus loin c'est une zone en neige dure : je fais donc un 1er virage et me laisse glisser vers le milieu de la combe où je pense enchaîner quelques beaux "S" dans la poudre avant de traverser sur la gauche. Au moment où j'amorce mon 2nd virage, j'entends un sinistre pffuit ... et toute la combe se met en mouvement ! Tout va très vite, dans la neige comme dans la tête : compréhension immédiate de la situation. J'essaie de rester debout et de partir droit dans la pente mais je suis déstabilisé et me retrouve très vite assis dans la coulée, les skis heureusement dans le sens de la pente. J'essaye tant bien que mal de rester sur mes appuis et de glisser vers le côté gauche pour m'échapper. La coulée n'est pas très volumineuse (heureusement !) et je reste en surface, entraîné par le courant comme si j'étais dans des rapides. Le ski gauche lâche soudain et je bascule en avant vers la droite alors que j'étais presque sorti du flux. Je me débats pour me redresser ... et tout s'arrête. Je me relève immédiatement et constate que le ski perdu est 10m au-dessus, je remonte le chercher puis me déplace sur la croupe à gauche (en neige dure), au pied d'un pylône. Désormais en sécurité, je reprends mes esprits et prends quelques photos de la coulée qui m'a entraîné sur une cinquantaine de mètres. Ouf !!!


Pas de contrecoup (du genre se mettre à trembler) mais plutôt vexé de m'être fait prendre comme un bleu, je cherche à comprendre pourquoi je n'ai rien vu venir. Je réalise aussi que j'ai eu de la chance car la coulée est de faible ampleur... Bien sûr il n'est pas question de continuer la descente car ça supposerait d'aller couper d'autres pentes suspectes : je décide de remonter (crampons aux pieds) par une croupe en neige dure qui me permet d'éviter les combes parallèles à celle que j'ai décrochée et d'accéder au-dessus du col côté Roc de Garnesier. Retour au point de départ et photo vu d'en haut : les traces suffisent pour comprendre le scénario...



La suite se déroule sans soucis : descente versant Ouest par l'itinéraire de montée dans une neige d'abord compliquée (cartonnée, encore un effet du vent qui aurait dû m'alerter...) puis excellente dans le ressaut plus raide où je reste bien à gauche dans les arbres histoire de ne pas tenter le diable une seconde fois. Un gars me regarde d'en bas, au moins je ne suis plus seul en cas de décrochage ! C'est un menuisier de Lus avec son chien, il connaît le coin comme sa poche. On discute un moment, je lui explique ma mésaventure et on parle du loup qui a fait des dégâts sur les troupeaux cet été (une autorisation de tir a même été accordée mais la bête est maligne, elle a tué dans le vallon d'en face le jour de la battue). On fait ensemble la traversée qui ramène en haut du téléski et on se quitte là car il doit aller bosser. Je profite de sa trace pour monter jusqu'au col des Aiguilles - que je n'avais jamais visité - tandis que le ciel se bâche à l'Ouest.


Côté Est, c'est encore bleu et ça donne envie d'aller visiter mais ce sera pour une autre fois !


Un chamois se balade sur la crête à gauche.


 Dans l'ombre il fait assez frais et je ne m'attarde pas trop. La descente est comme au col de Corps, c'est carton voire glacé sous le col puis de mieux en mieux. Le ciel est revenu au bleu entre temps et le cadre est enchanteur avec les sapins et le col des Aiguilles en toile de fond.


 Quant à l'Aiguille du Haut-Bouffet et son couloir (zoom sur l'entrée ci-dessous), ce sera pour une autre fois, j'en ai assez pour aujourd'hui.


Fin de descente sous le téléski (fermé) dans une petite poudreuse légère parfaite pour clôturer cette journée peu ordinaire...


J'ai choisi de parler plutôt que de garder pour moi cette mésaventure dont je ne suis pas fier mais qui me servira. C'est un avertissement sans frais comme me l'a écrit un gars sur Skitour. Expliquer ce qui s'est passé pour que ça serve à d'autres, mais aussi pour avoir leurs commentaires et pour mieux comprendre les raisons (conscientes ou pas) qui m'ont amené à cette situation...

dimanche 12 janvier 2014

Passerelle de l'Ebron

Il fallait profiter du beau soleil annoncé et au rendez-vous ce dimanche.
En route donc pour une balade printanière (...) : la passerelle himalayenne de l'Ebron, au lac du Monteynard. Il fait quand même frais au départ à 11h, ce n'est donc pas vraiment le printemps (ouf !).


Après 20mn de descente, on arrive au point de vue sur le lac.
Emma : "Eh, venez voir, y a un lac !"   :-)
Et la descente continue au milieu de cette belle pinède.


Quelques lacets nous amènent à la passerelle, quasiment déserte à cette époque de l'année.


Il n'y a pas si longtemps, nous étions non pas sur mais sous la passerelle !


Une belle perspective, non ?


Vu de l'autre côté, face au soleil : la traversée se déroule sans soucis.


Un sentier se faufile en haut de la falaise, c'est le Pas du Berlioz où je passerai tout à l'heure en mode Trail pour retourner chercher la voiture (et en profiter pour visiter un peu).



Sur la passerelle, on prend le temps de faire des poses (et des pauses) au dessus du vide.



Un joli point de vue sur l'ouvrage.


Après le piquenique et une courte sieste pour certains, on continue en direction de Treffort. Puis je laisse les filles poursuivre leur route tandis que je pars vers le Pas du Berlioz.


Vue sur la passerelle depuis le Pas du Berlioz.


Puis un point de vue sur le Pont du Brion que je vais bientôt rejoindre.


Le sentier passe à proximité du domaine du Clos, une maison forte bâtie au XIIIème siècle qui domine le lac d'environ 200m.


Une dernière vue sur la passerelle avant de rejoindre le Pont de Brion puis la voiture et d'aller chercher les filles qui arriveront quelques minutes avant moi à l'embarcadère de Treffort.