vendredi 19 septembre 2014

Retour sur les lieux

On avait un projet en haute montagne avec Séb et Romain mais la météo incertaine nous a fait annuler, l'idée de prendre un orage sur un haut sommet ne nous enchantant guère. Ils sont finalement tous les deux au boulot ce vendredi et de mon côté je pars seul dans le Dévoluy. Mon idée est de faire à pied le tour que j'avais envisagé à ski cet hiver et qui s'était soldé par un petit avertissement...

A mon arrivée à La Jarjatte, il tombe quelques gouttes mais pas de quoi me faire faire 1/2 tour. L'objectif est de faire le tour du Roc de Garnesier dans le sens anti-horaire : montée par le Col de Corps et retour par l'Aiguille du Haut Bouffet.


Montée assez rapide jusqu'au col (environ 1h), il y a du chemin à faire aujourd'hui et la météo annonce des orages pour l'après-midi... L'ambiance est bien différente de celle de janvier et cette fois je connais les lieux.


Le vent me cueille à mon arrivée au col, j'entame donc presque immédiatement la descente sur l'autre versant. C'est franchement plus impressionnant sans la neige et suis certainement plus attentif aujourd'hui qu'il y a quelques mois au même endroit.


 C'est fou de voir comment la neige peut changer un paysage, dire que j'ai descendu cette pente dans la coulée sans ressentir aucun ressaut !


Cette fois la descente se passe sans mauvaise surprise et je poursuis donc vers le bas. Ce versant Est du Col de Corps est un bon résumé de ce qu'on appelle "terrain à chamois", vu du bas ça paraît compliqué mais finalement ça passe plutôt bien à condition d'avoir le pied sûr.


J'ai choisi de descendre jusqu'aux Rochers de la Baume, ce relief qui dépasse au milieu du vallon, car j'ai vu dans un article de Montagnes Magazine qu'il est possible d'y observer une dalle aux ammonites.


Juste avant les Rochers de la Baume, je croise les moutons et leur berger... mais pas de patou. Tant mieux, je n'apprécie pas particulièrement ces gros chiens parfois (souvent) menaçants.


Après avoir vainement cherché la dalle aux ammonites pendant près de 30 minutes, je reprends le chemin vers le haut : objectif l'Aiguille du Haut Bouffet, la pointe tout à gauche. C'est encore du terrain à chamois - pas de sentier tracé ici - mais ça monte très bien.


En 30 minutes je suis sur le petit sommet intermédiaire, la Tête de Haute Lus.


Encore 20 minutes et j'ai rejoint la crête du Vallon, un endroit idéal pour un panorama sur cette partie du Dévoluy. C'est une des choses que j'aime en parcourant les montagnes : comprendre comment s'articulent les cols, les vallons, les sommets...


A midi pile j'arrive au sommet de l'Aiguille du Haut Bouffet. De ce perchoir, on domine tout le vallon d'où je viens avec le plateau de Bure en toile de fond.


La Tête des Vachères est impressionnante vue d'ici.


Histoire qu'il n'y ait pas que des paysages dans ce compte-rendu, voici un petit auto-portrait avec le Roc de Garnesier en arrière-plan.


Spectacle majestueux : 3 vautours fauves qui planent dans le (fort) vent alors que je grignote mon sandwich.


Curieux de nature, je descends jeter un oeil vers le très esthétique couloir qui s'insinue entre les parois sur le flan Sud de l'Aiguille du Haut Bouffet. C'est une classique du ski de montagne mais il n'est pas praticable en été !


Par contre ça semble passer dans le pierrier sur le côté, je descends donc par là plutôt que de rejoindre le col des Aiguilles et le bon sentier du GR94. Il n'y a rien à faire, je préfère le terrain à chamois... Et justement je croise toute une harde qui traverse le bas du pierrier !


Les retardataires remontent sur le versant opposé.



Fin de descente dans le lit du torrent presque asséché.


Pour finir cette balade de 6h, un petit coup d'oeil dans les bois s'imposait...