mercredi 29 octobre 2014

Gerbier à 3

C'est avec beaucoup de plaisir que j'emmène mes 2 frangins Christophe et Thierry dans mon jardin au-dessus de Prélenfrey. On démarre un peu après 8h du parking et on prend "mon" raccourci (hors sentier bien-sûr) pour rejoindre au plus vite le Pas de l'Oeille.


J'espérais qu'ils soient là - ils le sont souvent - mais c'est raté, aucun bouquetin dans la prairie du Pas de l'Oeille. Par contre on se fait cueillir par un petit vent frais et on sort les vestes avant de poursuivre.


En route pour un peu de descente afin de rejoindre les pentes Ouest du Gerbier. Le sol est givré et glissant, pourvu que ce ne soit pas trop le cas plus haut sur les arêtes...
Mais quel est ce point là-bas sur le replat ?


Un beau bouquetin mâle qui nous regardera passer de loin sans bouger d'un sabot, tranquillement installé sur sa terrasse herbeuse, attendant probablement que le soleil vienne le réchauffer.


Quant à nous, on rejoint le flanc Ouest du Gerbier et on remonte un peu au pif (aucun sentier ici) dans ce terrain à chamois constitué de dalles rocheuses et de pentes herbeuses. Aucune trace de givre ici et heureusement car ça aurait pu être un motif de 1/2 tour !


Contrairement à mon dernier passage ici où j'étais monté dans les pentes un peu plus au Nord, on emprunte cette fois un couloir-cheminée sur la droite qui débouchera, moyennant quelques pas d'escalade facile, tout proche de la crête sommitale.


On y trouve un obus qui doit être ici depuis bien longtemps !
Qui faudrait-il prévenir de sa présence ici ?


Arrivés sur les crêtes l'ambiance est superbe avec des vagues nuageuses qui viennent déborder des falaises côté Est.


Il est 10h30, c'est l'heure de la pause grignotage qui nous laisse le temps d'observer le ressaut à franchir pour accéder à la partie sommitale des arêtes.


Je sors la corde pour assurer successivement les 2 frangins.


Et à 11h nous sommes au sommet. La balade entre ciel et terre peut commencer.




 Un itinéraire facile mais aérien où il vaut mieux avoir le pied sûr. C'est, je vous l'assure, nettement plus impressionnant en photo qu'en vrai !




On tombe sur une étagne avec 2 cabris qui s'échappent dans les pentes abruptes côté Est.



















Un peu plus loin, petite pause contemplation avec le Mont-Blanc en toile de fond.


La suite du programme s'annonce un peu plus technique, l'arête est de plus en plus effilée et c'est toujours plus impressionnant dans le sens descendant. C'est d'ailleurs pour cette raison que cette traversée se fait plus classiquement dans l'autre sens.


Difficile à croire qu'on arrive de là-haut, non ? Par où sommes-nous donc passés ?


On a finalement rangé la corde, plus gênante qu'autre chose dans ce genre de terrain, surtout à trois. Entre frangins on se fait confiance mais on se rappelle mutuellement toutes les 5 minutes qu"il faut rester concentré et surtout tester toutes les prises, une chute ici pourrait avoir de graves conséquences ! Un beau spectre de Broken vient saluer notre passage alors que nous nous dirigeons vers la dernière partie de la traversée.


Nouveau passage technique sur la portion suivante.


Puis c'est le "rasoir", passage effilé bien plus impressionnant que difficile.


On fait la pause repas sur une bonne plateforme, il est 12h30 et une hypoglycémie au mauvais moment ne serait pas vraiment recommandée...


On aperçoit un chamois de loin sur les banquettes versant Ouest.


Puis on attaque la dernière partie de l'arête, toujours bien aérienne.


Dernier passage technique - surtout dans le sens descendant - où il faut garder toute sa vigilance même s'il y a plein de bonnes prises.


Nous sommes arrivés à la double brèche où une courte remontée nous amène au terme des arêtes du Gerbier. Nous aurons mis 2h pour la traversée, un horaire tout à fait correct surtout qu'il intègre la pause repas.


Sortis des "difficultés", on peut se relâcher. Les frangins profitent de ce panorama que je connais par cœur mais qui n'est pas habituel pour eux, ils n'étaient venus qu'une fois dans le coin avant aujourd'hui et jamais en haut sur les arêtes.


Descente rapide par le sentier qui nous ramène au GR du Col Vert.


Puis par le balcon Est qui nous fait longer les parois que nous avons chevauchées aujourd'hui.


Encore une bien belle virée là-haut, et pour une fois j'y étais bien accompagné. Il n'aura manqué que Sébastien pour que la fratrie soit au complet, dommage ! (mais j'avais fait avec lui le Pilier Sud de la Double Brèche en 2000)

samedi 25 octobre 2014

Mariage de Virgo

Après un certain nombre d'années à vivre dans le péché (!), Philippe et Virginie se sont finalement passés la bague au doigt. Il faut dire qu'ils ont eu le temps de faire quelques enfants avant ce beau jour :-)


En Provence, c'est de la lavande qu'on jette sur les mariés à la sortie de l'église.


Une belle soirée dans une non moins belle bastide provençale.


Le lendemain, pendant que les jeunes filles papotent au salon de jardin...


Les p'tits gars courent de partout !


On réussit quand même à les réunir pour la traditionnelle photo de famille.


Une seule photo correcte sur une série bien animée...

vendredi 24 octobre 2014

En bateau


Pour notre dernier jour chez eux, Albert et Fabienne nous font le plaisir de nous faire visiter Nuage, leur voilier de 33 pieds amarré à Port-Leucate.


Il y a malheureusement trop de vent pour sortir en mer... Pas grave, le fait de monter à bord même si c'est à quai c'est déjà du bonheur pour les filles !


On découvre un intérieur où aucun espace n'est laissé inutilisé et où plein de petites astuces facilitent la vie à bord, c'est vraiment un autre monde !


 J'aide Albert à rincer l'annexe, c'est la fin de la saison et elle ne devrait pas revoir l'eau salée avant le printemps prochain.
 

Après le pique-nique, le vent est un peu tombé et on part finalement pour une petite virée le long de la côte entre Port-Leucate et la falaise de La Franqui. A l'aller, on navigue au moteur et Marie tient fièrement la barre.


Elles ne sont pas belles mes navigatrices ?


Albert prépare la trinquette (petite voile) qui nous permettra de faire le retour à la voile, c'est quand même mieux pour voilier !


Au retour, les filles profitent du moment à l'avant du bateau.


Merci encore à Fabienne et Albert pour ce petit mais mémorable voyage sur l'eau, on n'a pas l'occasion tous les jours de faire du voilier ! A titre personnel, j'aurais aimé mettre un peu plus de voilure mais ce n'était pas du tout le but aujourd'hui :-) 

Avant de rentrer, on va profiter une dernière fois de la plage, l'occasion de faire des photos souvenirs dans la belle lumière de la fin d’après-midi.


jeudi 23 octobre 2014

Ola España

C'était incontournable, il fallait aller en Espagne !


Direction le Monastère de San Père de Rodes situé dans un cadre grandiose à flanc de montagne au dessus de la baie de Llançà. C'est un monastère bénédictin qui date du IXème siècle, il est fortifié et sa visite vaut vraiment le détour.


On commence par aller jeter un œil à l'église Santa Helena qui est bâtie sur une plateforme dans un cadre idyllique 500 mètres au-dessus de la mer.


Je monte un peu plus haut à la recherche d'un soi-disant menhir (pas vu...) mais d'où la vue est superbe.


Puis c'est la visite du Monastère. Je vous ferai grâce des explications mais vous invite à aller sur ce lien ou encore celui-ci si vous êtes curieux. Pour ma part je me contenterai de poster des photos et de dire que c'est vraiment un lieu à visiter, ne serait-ce que pour le cadre dans lequel il se trouve !










Pendant que Sonia et les filles rentrent tranquillement vers la voiture, je fais un rapide aller-retour sur les hauteurs jusqu'aux ruines du Château de Sant Salvador de Verdera. De là-haut, le panorama est juste somptueux.






On descend ensuite vers la mer et la petite ville de El Port de la Selva où on déguste nos sandwichs en regardant les planches à voile.Dès qu'on s'avance sur le ponton, le vent devient bien présent.


Puis on reprend la route, on dépasse Llançà et on s'arrête prendre un café sur une petite plage abritée du vent. Seule Emma ira dans l'eau...


La route côtière est très tortueuse et on passe les dernières villes espagnoles (Colera, Por-Bou) avant de passer le col des Balestres où on retrouve la France. Au point de vue du Cap Cerbère, le vent est surpuissant, à tel point qu'il fait remonter le long des falaises les embruns formés par les vagues.


Photo des filles devant le phare solaire du Cap Cerbère (alimenté uniquement par des cellules photovoltaïques pour ne pas dénaturer le paysage avec des fils électriques).


On roule ensuite jusqu'à Collioure  où on se balade autour des remparts.




Puis dans les petites ruelles de la vieille ville où les artistes se sont visiblement donnés le mot pour s'installer.





 Retour au Hameau du Lac après une sacré journée, les filles sont contentes de se coucher !