dimanche 31 mai 2015

Fraises et pétanque

Au programme de ce dernier jour de mai : anniversaire de Jean (12 ans), pétanque et ramassage des fraises.
Un dimanche c'est aussi fait pour se détendre, non ?







samedi 30 mai 2015

Danse

Elise et Emma étaient de sortie ce samedi pour le Festival du mouvement. Et le public était au rendez-vous.


vendredi 29 mai 2015

Plateau de Bure

L'histoire commence par une "déception" : pas de Mont-Blanc à ski cette année, la dernière fenêtre de disponibilité commune à Patrick, Romain et moi était ce week-end mais le refuge est complet. Après réflexion c'est peut-être finalement mieux comme ça, je ne suis pas fan des refuges et itinéraires bondés et le faire juste pour le faire n'a pas grand intérêt. Nous essaierons probablement d'y aller autrement lors d'une prochaine saison, il y a différentes options à creuser... en tous cas il faudra éviter les week-ends ! Pour me consoler je pars seul ce vendredi vers le Sud du Dévoluy, ça fait longtemps que j'ai envie de visiter le célèbre Plateau de Bure via un itinéraire qui a attiré mon attention par son côté sauvage et agrémenté d'une curiosité : la visite d'une grotte et d'une rivière glacée.

Démarrage vers 6h30 du col de Gaspardon après 1h30 de trajet sur une route quasi déserte à cette heure matinale. Un chevreuil et un renard plus tard, le versant Sud du Plateau de Bure se dévoile : à gauche la Tête des Pras Arnaud (au soleil) qui sera mon 4ème sommet du jour (mais ça je ne le sais pas encore), à droite la Dent d'Aurouze qui sera le premier (je ne le sais pas encore non plus). Au centre la combe d'Aurouze qui est la voie normale d'accès au Plateau de Bure par le Sud.


Fontaine du Vallon à 7h25, au pied de la combe de mai, un immense pierrier par lequel je descendrai dans quelques heures.


Pour l'heure je continue sur le sentier de la combe d'Aurouze que je quitte quelques minutes plus tard pour partir hors sentier vers la crête de la Pare.


Sur la crête de la Pare l'itinéraire est ensuite évident : c'est droit vers le haut en direction de la Tête de la Pare. Du vrai terrain à chamois comme j'aime.


Arrivé au Pré de la Pare, la suite est bien visible : d'abord rejoindre la grotte puis, après une session de spéléologie, rejoindre le plateau par un cheminement empruntant la ligne de faiblesse de ce versant. Même si ça n'a pas l'air vu d'ici, ça passe très bien à condition d'être à l'aise dans ce type de terrain.


A 8h35 je suis à l'entrée de la grotte, belle terrasse sur la plaine de Veynes. C'est le moment d'une petite pause au soleil.



C'est aussi l'heure du changement d'équipement pour la visite de la grotte : c'est crampons aux pieds que je m'engage dans le trou et sa rivière gelée. La glace est visible quasiment dès l'entrée.



Après une étroiture de quelques mètres où il faut passer en rampant, le boyau s'agrandit et la progression se fait debout sans problème (à condition d'avoir les crampons aux pieds). Je suis le chemin de glace sur 4 ou 500 mètres dans une ambiance assez étrange avec des stalactites, des stalagmites, des draperies, des colonnes... de glace !





Désolé pour la qualité plus que médiocre des photos mais, ayant oublié l'appareil à la maison, je les ai prises avec le téléphone. Après 35 minutes de balade souterraine, je retrouve l'entrée de la grotte, une parenthèse vraiment peu banale dans une journée en montagne. La suite est plus classique pour moi, c'est par là !


En 20 minutes j'ai rejoint le vaste plateau. Le Pic de Bure est à portée de main avec un groupe de randonneurs à son sommet, je décide donc d'aller d'abord visiter la Dent d'Aurouze.


La crête d'accès à la Dent d'Aurouze est aérienne à condition de rester sur le fil, ce que je prends soin de faire évidemment ;-)


Du sommet, superbe vue sur le pic de Bure et son célèbre pilier Est, une voie ouverte en 1961 par René Desmaison, 600m de haut quand même... Il a de l'élan avec le massif des Ecrins en toile de fond !


Vue globale du Plateau de Bure depuis la Dent d'Aurouze. Il n'est que 10h20 et c'est à ce moment que germe l'idée d'enchaîner les 4 sommets qui bordent le plateau : après la Dent d'Aurouze, ce sera le Pic de Bure puis la Tête de la Cluse et enfin la Tête de Pras Arnaud. Pour ma première visite ici, j'aurai ainsi fait le "tour du propriétaire" !


Retour en arrière en direction du Pic de Bure dont le sommet a été déserté par le groupe aperçu tout à l'heure. Je partage quand même la place avec une sympathique randonneuse photographe pour laquelle c'est également la première fois ici.



Panorama du sommet où on aura même la chance de voir évoluer deux vautours fauves malheureusement impossibles à photographier avec l'iphone.


Je reste une vingtaine de minutes, le temps de profiter du lieu, d'aller voir la sortie du pilier Desmaison et de manger, puis je prends le chemin de l'Ouest en direction de l'Observatoire. C'est vraiment le pays du caillou ici, heureusement il reste quelques névés pour un peu de douceur sous les pieds !


Le sommet du Pic de Bure vu du plateau.


Il y a une multitude de traces de lagopèdes sur les névés et je finis par en croiser deux sur le chemin. J'en verrai d'ailleurs d'autres plus loin  : comme toujours, ils ont une telle confiance en leur tenue de camouflage qu'ils attendent le dernier moment pour bouger, ce qui permet de les voir d'assez près. Vraiment dommage d'avoir oublié l'appareil photo, j'aurais pu faire des images sympas.


En approche des antennes, un lieu vraiment extraordinaire qui a des airs de science fiction alors que c'est de la science bien réelle !

L’interféromètre du plateau de Bure est l’un des deux observatoires de l’IRAM, Institut international de Recherche en radioAstronomie Millimétrique qui se consacre à l’exploration de l’univers ainsi qu’à l’étude de ses origines et de son évolution. Construit à 2550 mètres d’altitude, l’interféromètre est composé de 6 antennes de 15 mètres de diamètre,  chacune d’elles étant équipée de récepteurs de haute sensibilité. Spécialisés dans la réception des ondes millimétriques, ces radiotélescopes jouent un rôle crucial en astronomie, car ils sont capables de détecter des objets enfouis dans des nuages de poussière et invisibles pour les instruments optiques. C’est ainsi que les astronomes parviennent jusqu’aux galaxies les plus lointaines, observent les trous noirs aux confins de l’univers et tracent le fond diffus cosmologique, remontant jusqu’au Big Bang. 





Si vous êtes observateurs, vous remarquerez que les paraboles ont une orientation différente d'une photo à l'autre. Elles se sont mises à tourner alors que j'étais juste à côté, je peux vous assurer que ça surprend !



Prochains objectifs : la Tête de la Cluse (à droite) puis je suivrai la crête jusqu'à la Tête des Pras Arnaud (à gauche) avant de revenir à flanc pour plonger dans la combe de mai.


Sommet de la Tête de la Cluse (2683m) où est plantée une grande croix. Personnellement je préfère les cairns où les tables panoramiques...


12h20 : vue sur la Tête des Pras Arnaud depuis la Tête de la Cluse.


12h37 :  vue sur la Tête de la Cluse depuis la Tête des Pras Arnaud.


Je fais un petit point carte pour voir si une descente directe est possible : il y a bien le Pas de Paul qui est indiqué mais je ne sais pas si ça passe (une rapide recherche internet m'apprendra que oui) donc je file vers  la combe de mai.


Coup de chance, j'y croise trois chamois que je surprends d'abord par le haut puis que je rejoins dans la combe afin de les voir de plus près. Pas très farouches, ils ne bougeront qu'une fois arrivé "près" d'eux (une cinquantaine de mètres).



La combe de mai, au royaume du pierrier. Il vaut mieux maîtriser l'art de la ramasse ! Ci-dessous la partie haute de la combe.


Puis la partie basse qui ramène à la Fontaine du Vallon.


Regard en arrière sur ce formidable pierrier descendu en 10 minutes top chrono.


La boucle est bouclée, je laisse derrière moi les pentes montées quelques heures plus tôt pour accéder à la grotte puis au plateau.


Au total la balade aura duré 8h, des heures qui m'ont largement fait oublier le Mont-Blanc ;-)
Dommage que ce coin soit si loin de la maison, 1h30 de voiture ce matin et pareil maintenant pour rentrer...



jeudi 28 mai 2015

Aquarando

Après plusieurs visites le long de la Gresse, seul ou en famille, j'avais depuis un moment l'envie de remonter plus loin dans le torrent. C'est chose faite depuis aujourd'hui, j'ai profité du beau temps et du retour de la chaleur mais j'ai quand même souffert un peu du froid : l'eau est bien fraîche et malgré tout on n'est que fin mai.



 Premier passage où il faut s'employer un peu si on veut garder les baskets sèches : ça passe mais limite car la roche est bien friable. Je mettrai les pieds dans l'eau un peu plus loin, la progression est plus facile et aussi plus rapide.


Petit à petit le soleil vient réchauffer l'atmosphère, heureusement car je marche désormais dans l'eau la plupart du temps. Le cadre est super sympa, il y a plein d'endroits où je reviendrai bien avec Sonia et les filles aux heures les plus chaudes de l'été ! Je finis par rejoindre les passerelles du Péron que j'avais repérées sur la carte sans trop savoir combien de temps ça me prendrait (bilan : 1h30 environ, sans me presser).


Je décide de poursuivre par le sentier pour rejoindre le Pont de l'ancienne menuiserie Colombal repéré sur la carte où je retrouve le lit de la rivière, cette fois dans le sens descendant. Cette portion offre elle-aussi de jolis passages avec de belles vasques.


Pause pique-nique au soleil sur une grosse roche plate où j'en profite pour enlever les chaussures afin de me réchauffer les pieds.


Après avoir retrouvé les passerelles du Péron, direction le chemin de haut. Prévoyant, j'ai prévu 2 paires de baskets et de chaussettes afin d'en avoir une sèche pour le retour. Le chemin est assez ombragé et offre de beaux points de vue quand il passe à proximité de Miribel Lanchâtre.



Je découvre au passage les ruines d'un château (construit par Humbertus de Miribello vers l'an mil, merci Wikipédia) que je n'avais pas vues lors de mon précédent passage ici (mais dans l'autre sens et à VTT).




Retour à la voiture... il fait chaud et je retournerais bien dans le torrent !
Prochaine étape, découvrir une autre portion de la Gresse (j'ai déjà mon idée sur laquelle mais il faudra s'équiper un peu mieux, des chaussettes néoprène par exemple seraient bien appréciées).