dimanche 30 août 2015

ça commence...

On devait initialement faire une virée en Oisans avec papy et mamie mais mamie est malade ce matin (rien de bien méchant, a priori juste un coup de chaud). Du coup on change de programme et on rejoint pépé et mémé dans Belledonne Nord pour voir si les cèpes sont sortis. Bien nous en a pris car la poussée a commencé : à peine sortis de la voiture et fait quelques mètres dans le bois et voilà sur quoi on tombe avec Emma.


Un peu plus loin...


Et encore...


On retrouve les grandes sœurs un peu plus haut, elles ne sont pas en reste...



C'est toujours un énorme plaisir de se promener en forêt à la recherche de ces superbes champignons.



On fera une récolte d'environ 10kg, de quoi s'offrir quelques belles poêlées ! Ce n'est pas encore la grosse poussée mais la récolte 2015 commence bien...


samedi 29 août 2015

Muraillette

Pour ce week-end d'avant rentrée (et oui, mardi c'est la rentrée des classes pour les filles), j'avais décidé de m'offrir une balade en solo le samedi et de réserver le dimanche à la famille. Après avoir envisagé plusieurs options, j'opte finalement pour le tour de l'Aiguille de Venosc avec un beau programme qui inclut deux lacs (Lauvitel et Muzelle), un col (du Vallon) et un sommet (la Tête de la Muraillette, 3019m).


Réveil réglé sur 5h mais j'ouvre l’œil à 3h et me retrouve au parking de La Danchère un peu après 4h du matin... C'est parti pour une bambée de plusieurs heures dont les premières se feront dans la nuit noire à la frontale. Je passe au lac du Lauvitel à 5h et ne profite pas vraiment de la jolie vue sur le lac, voyez plutôt...


Après un petit fourvoyage au niveau du lac, je retrouve rapidement le GR et attaque la rude côte qui mène au Col du Vallon. A 6h40 la lumière est enfin suffisante pour prendre une photo correcte du versant que je viens de remonter. Le lac Lauvitel tout en bas est dominé par le Rochail, un "3000" que j'avais visité lors d'un périple à skis en mars 2012.


A 6h50 au Col du Vallon, je fais la pause pour prendre mon petit-déjeuner. Je l'ai bien mérité après ces plus de 1500 mètres de D+ ! En bas, l'écrin du lac de la Muzelle, sur l'horizon (de droite à gauche) la Barre des Ecrins, l'Aiguille du Plat de la Selle, la Meije, les Aiguilles d'Arves.


Un gars (Florent) arrive depuis le versant Muzelle, je lui propose un café. Il termine aujourd'hui son tour du massif de l'Oisans bouclé en 8 jours et en totale autonomie. Chapeau ! Je lui propose de finir en beauté son périple en s'offrant un "3000" au passage. Nous voilà donc partis pour un aller retour à la Tête de la Muraillette (3119m) dont le sommet est facilement accessible depuis le col à condition de ne pas être rebuté par la pierraille.

7h10, le soleil sort à gauche de l'Aiguille du Plat de la Selle (3596m)
Arrivés à la crête près du point 2875, nous voilà sur l'arête qu'il suffira de suivre pour rejoindre le sommet. Nous sommes au cœur d'un monde bien minéral. "L'Oisans ? Un gros tas de cailloux" comme certains se plaisent à dire. C'est vrai mais c'est aussi et surtout un paradis sauvage comme l'a si bien écrit Gaston Rebuffat.


Paradis encore plus sauvage derrière la crête : nous sommes sur la limite de la réserve intégrale du fond de Lauvitel, un espace strictement interdit d'accès. La faune ne s'y trompe pas, trois chamois se trouvent juste sous la crête et s'enfuient vers le bas à notre approche.


Arrivée au sommet du tas de cailloux de la Tête de la Muraillette (3019m), il est 8h30. On va y rester une bonne 1/2 heure, le temps de profiter du panorama et de la douce chaleur du soleil. Juste en face au Sud-Est se dresse la Roche de la Muzelle (3465m) dont j'avais foulé le sommet avec mon pote Yoan il y a ... bien longtemps (20 ans ?).


Au Nord-Ouest : le Rochail (1er plan), la vallée de Bourg d'Oisans (dans l'ombre), le massif de Belledonne (au fond).


Une vision un peu plus panoramique et voilà qu'apparaissent l'Aiguille de Venosc (au 1er plan) et le Pic de l'Etendard.


Au sud, un sommet qui doit être assez rarement visité : le Pic du Clapier du Peyron (3169m). Juste à sa gauche, à la limite ombre soleil, le col de la Muzelle qui relie la vallée du Vénéon (côté Oisans) à celle de Valsenestre (côté Valjouffrey).


Zoom sur la station des 2 Alpes encore en partie dans l'ombre. Une station un peu particulière pour moi, celle de mon enfance : c'est ici que j'ai le plus skié entre 8 et 11 ans. L'époque du ski club de Bourg d'Oisans où on pouvait passer une après-midi entière à "bouffer" du piquet" (de slalom). Il faudra un jour que j'y revienne avec mes parents et frangins pour une journée "nostalgie" !


9h15, c'est l'heure de redescendre de notre tas de cailloux après 3/4 d'heure passés au sommet. Une longue descente nous attend...


Un peu moins d'une heure plus tard, retour au col du Vallon où nous allons nous séparer : Florent va partir à gauche vers le lac du Lauvitel par l'itinéraire que j'ai emprunté à la montée, il finira ainsi son tour de l'Oisans, et moi je filerai à droite vers le lac de la Muzelle.


Le sentier consiste en une succession de courts lacets dans une pente raide. Il est aménagé avec des rondins de bois qui permettent de limiter le ravinement. Je descends en courant, c'est assez agréable après tous les cailloux de là-haut.


Je retrouve un peu de faune locale...


 Moins d'une demi heure plus tard je suis au refuge de la Muzelle où je m'octroie une pause repas et discute avec quelques trailers qui sont partis hier soir à 22h30 et ont marché à la pleine lune pour enchaîner le grand tour du Lauvitel. Il faut être entraîné pour faire un tel parcours en une seule traite !

En jaune le grand tour du Lauvitel, en orange mon parcours du jour
La vue sur le lac et le col de la Muzelle depuis la terrasse du refuge. Plutôt sympa, non ?


Après une pause de 25mn, nouveau départ pour la dernière partie de la balade et je commence... par monter. En effet je ne peux pas passer à côté des cheminées de fées qui dominent le refuge.






















Un petit supplément de dénivelé (un peu plus de 200m) qui compense l'effort demandé par de superbes vues sur cet écrin de montagne.

de gauche à droite : Col de la Muzelle, Pic du Clapier du Peyron, Tête de la Muraillette, Col du Vallon


C'est maintenant une longue descente qui m'attend avec comme première étape la tourbière sous mes pieds puis tout le long vallon qui part en dessous.


 Image inversée sur le point où je me trouvais 10 minutes plus tôt. A droite, la Roche de la Muzelle.


Plus bas, nouveau regard en arrière sur le monde d'où je viens et que je quitte toujours un peu à regret.


La grosse chaleur commence à peser, je suis en surchauffe et m'arrête pour m'immerger intégralement dans l'eau fraîche du torrent. Dur de repartir après mais ça fait du bien !


Un chemin qui longe de belles cascades.


Des petits drapeaux rappellent qu'on est ici dans le Parc National des Ecrins.


Arrivé à Bourg d'Arud, il faut ensuite longer le Vénéon sur 3km afin de rejoindre La Danchère. Une partie où je souffre à nouveau de la chaleur, et les jambes commencent à être bien lourdes !


10h après être parti, je rejoins le parking où Florent m'attend (je lui avais promis de le ramener à la gare de Grenoble car il a un train pour Nantes à 16h, le détour avec moi à la Tête de la Muraillette n'était pas compatible avec un retour en bus). Fin d'une belle journée, demain ce sera une sortie familiale et plus tranquille !

dimanche 23 août 2015

Un p'tit tour sous la pluie

Il faut dire que ça menaçait déjà au départ...


Et ça n'a pas raté, la pluie s'est mise à tomber. On s'est donc pressés de rentrer.


Pas grave, ça a fait du bien à tout le monde de prendre un peu l'air ce dimanche après-midi, même si on est rentré un peu mouillés !


vendredi 21 août 2015

Et c'est le drame

Comment une journée aux champignons vire au "drame". Je mets des guillemets car au final on s'en sort bien mais ça aurait pu vraiment tourner au vinaigre...

La journée avait pourtant bien commencé avec un programme on ne peut plus classique pour nous lorsqu'on arrive à la fin août : la virée aux champignons. On rejoint Gaby et Nicole à Pontcharra et on file dans nos coins du massif d'Allevard.


Malheureusement on se rend vite compte que la poussée de cèpes n'a pas encore eu lieu, il faudra attendre encore un peu. Par contre Emma tombe sur de belles coulemelles...


Et quelques secondes plus tard c'est le drame, elle met le pied sur un nid de guêpes ! Elle se met à piailler, heureusement Marie est juste à côté d'elle et réagit comme il faut : elle attrape sa sœur par le bras et l'éloigne du nid. Évidemment les guêpes suivent et, le temps que j'arrive, nous voilà en train de courir pour nous arrêter quelques dizaines de mètres plus loin et tenter de tuer les vilaines bestioles agglutinées sur son pantalon. Au final Emma aura 22 piqûres (toutes aux jambes) et Marie 6, et heureusement pas de réaction allergique qui aurait aggravé la situation ! On rentrera donc sans champignons mais avec quelques cuisants souvenirs...


Merci à la cigarette du pépé qui m'a permis de chauffer les zones piquées, comme quoi il y a parfois de bonnes raisons de fumer ;-)

jeudi 20 août 2015

Plateau d'Emparis

Je pense que ma dernière visite en ces lieux était avec mes parents et doit remonter à la fin des années 70, j'avais l'âge d'Emma ! C'est une grande classique de la balade familiale qui permet - si on profite de l'accès en voiture jusqu'au col St-Georges - de profiter d'un lieu magique au panorama 5 étoiles sans avoir à faire d'efforts démesurés. La piste carrossable qui part de Besse peut impressionner, elle coupe de grandes pentes herbeuses (pas un seul arbre pour couper ces lignes fuyantes) qui doivent être hyper avalancheuses l'hiver.



Plein de marmottes dans les pentes juste avant le chalet Josserand. Ce sont les seules que nous verrons de la journée, étonnant de ne pas en avoir aperçues sur le plateau !


C'est parti pour la balade sous le regard de la Meije et du Râteau qui ne nous quitteront pas aujourd'hui.


Au départ on voit aussi les Aiguilles d'Arves mais nous les perdrons rapidement de vue.


Beaucoup de moutons sur l'alpage mais pas un seul patou rencontré. Pourtant la présence du loup est avérée dans les parages, c'est surprenant...


Après 1h10 d'une marche tranquille, nous voilà au col du Souchet (2365m). Alors qu'Elise, Lise et Clara font la pause, Emma tente vainement de se cacher derrière le poteau, elle n'est pas bien épaisse mais quand même !


On quitte les marques rouges et blanches du GR54 pour tourner à droite en direction du Lac Lérié qui s'atteint assez rapidement. Dommage que le ciel se voile inexorablement...



Nous nous arrêtons dans les rochers au bord du lac Lérié pour dévorer notre pique-nique. Il y a assez peu de monde finalement, je craignais l'affluence mais ce n'est pas le cas, tant mieux !


Pendant qu'Anne-Marie et les 4 ados se reposent, je pars visiter les alentours en compagnie d'Emma : on grimpe sur les hauteurs du lac, c'est encore plus beau vu de haut.



Marie en pleine récupération, il faut dire qu'on a mis le réveil ce matin...


Elise et ses copines affairées à se faire des tresses.


Définitivement un coin bien sympa pour se reposer ! (photo Emma)


Mais il faut bien repartir. On s'écarte un peu du sentier pour monter sur un belvédère propice aux photos avant d'emprunter le chemin en arrière-plan qui nous amènera au lac suivant.



Il manque Sonia mais elle travaille aujourd'hui...

On quitte l'écrin du lac Lérié par une raide mais courte côte, quasiment la seule du parcours.


Les falaises qui bordent le Sud du plateau sont assez impressionnantes. En contrebas (1200m exactement), la route du Col du Lautaret où aucune voiture ne circule plus depuis avril dernier suite au glissement de terrain du tunnel du Chambon. Personnes sujettes au vertige, ne vous approchez pas du bord !


Nous voici au Lac Noir, le plus bel endroit de bivouac du monde selon beaucoup de gens. Nous n'y dormirons malheureusement pas, dommage...



Vue imprenable sur la reine Meije (3983m) et une pensée pour les heureux alpinistes qui, à cette heure, doivent chevaucher les arêtes entre le Grand Pic et le Doigt de Dieu. J'y retournerais bien !


Nouvelle pause d'une heure avec au programme : sieste, gravure, nourrissage des poissons, tour du lac (enfin ça c'est juste moi). Vraiment un programme cool qui plaît aux filles.






Pour ajouter encore au caractère bucolique du coin, voilà les vaches qui viennent s'abreuver au lac.



Retour tranquille en 1h15, toujours à un rythme de sénateur mais c'était un peu le principe de cette journée.



Le parking est pile en face, dans l'axe du massif des Grandes Rousses (avec de gauche à droite : Pic Blanc, Pic Bayle et Pic de l'Etendard) dont je ne connais pas bien ce versant Est. Encore un coin à visiter dans le futur...


Emma profite de son statut de "petite" et se fait porter par sa grande sœur sous le regard de la Meije.


Steppes de Mongolie ? Non, plateau d'Emparis !


La prochaine fois, ce sera avec Sonia. A moins que je revienne pour une virée plus sportive, par exemple à l'automne pour une virée VTT... ou l'hiver prochain pour visiter le Pic du Mas de la Grave...