samedi 31 octobre 2015

Les dessous de l'nfo

Merci parrain pour l'accueil et les explications sur ton métier ;-)


mercredi 28 octobre 2015

Bigoudène

L'opération du tympan d'Elise s'est bien passée... mais on n'avait juste pas prévu qu'elle soit transformée en bigoudène !


dimanche 25 octobre 2015

La Vercorest... en images

L'Echaillon, atteint en 40mn depuis la maison
1h50 de course : Prélenfrey est déjà loin alors que c'est l'heure du pique-nique pour ces 2 randonneurs
2h15 de course : vue sur la suite du parcours depuis Pré Achard (au-dessus des pistes de l'Arzelier)
3h30 de course : regard en arrière au pied du Pas Morta
4h15 de course : sous Malaval, le col de l'Arzelier est loin derrière
4h45 de course : bientôt au Pas de Berrièves, Gresse-en-Vercors est maintenant visible
5h45 de course : sous le Pas de la Ville et le Grand Veymont
6h10 de course : demi-tour pour descendre vers Gresse, dans l'ombre alors que l'Arzelier est encore au soleil

La Vercorest

La Vercorest, ça pourrait être le nom d'une épreuve de Trail qui emprunterait les sentiers du balcon Est du Vercors. Ce serait une compilation du Trail du Gerbier (sur la zone de Prélenfrey) et du Trail du Tétras-Lyre (Saint-Andéol), avec en plus la partie ascendante entre Vif et Prélenfrey. Si l'épreuve existait, elle aurait pour moi moins de saveur que ce que j'ai ressenti aujourd'hui en réalisant ce parcours - que j'avais en tête depuis un moment - dans une solitude quasi absolue (au total seulement une quinzaine de personnes croisées). Un parcours qui a un avantage : ça part de la maison. Et un inconvénient : l'arrivée se situe à Gresse-en-Vercors (merci Sonia d'être venue me récupérer). Pas d'idée précise du kilométrage (une quarantaine de kilomètres ?), par contre je connais le dénivelé positif : 1900 mètres. La balade m'aura pris 6h30 avec des jambes un peu dures sur la fin, la sortie de vendredi a dû laisser des traces !

Voilà le parcours en détail :

Maison > l'Echaillon (40mn)

l'Echaillon > Baraque des Clos (1h10)

Baraque des Clos > Bois de la Crose (1h10 incluant repas et plein d'eau)

Bois de la Crose > Sous le Pas Morta (30mn)

Sous le Pas Morta > Sous Malaval (30mn)

Sous Malaval > Sous Roche Rousse (1h15)

Sous Roche Rousse > Station de Gresse (1h15)
Je verrai demain comment sont les jambes...

vendredi 23 octobre 2015

Grand huit au Pic Turbat

Voilà encore une grande et belle journée d'automne passée en montagne avec tout ce que j'aime : une splendide mer de nuages, des mélèzes mordorés, des pierriers interminables, un lac d'altitude, un peu de neige, des arêtes vertigineuses, la proximité d'un sommet mythique (l'Olan), l'impression d'être seul au monde au milieu de ce fantastique décor... et en prime un "plus de 3000" supplémentaire dans la besace. Bien-sûr tout cela a un prix : du dénivelé ! Retour en images sur cette balade en forme de "grand huit" au cœur du Valgaudemar.


Le moment magique après 40 minutes de marche : la sortie de la mer de nuages (vers 1400m d'altitude). C'est la promesse de beaux moments à venir.


Bord de mer.
Au soleil, au fond, la Montagne du Faraud (Dévoluy).


Cette vue m'accompagne alors que je monte.


Et monte encore.


Et encore.
A droite le col des Clochettes où je monterai dans quelques heures.


Et toujours.


Plan un peu plus panoramique intégrant le Pic des Souffles (3098m) sur la droite.


Après 2 heures de montée dans l'ombre, j'ai rendez-vous avec le soleil à ce petit collet, plus que quelques mètres...


Voilà le lac Lautier (2363m d'altitude), un joli petit coin de paradis.


Du lac, belle vue sur le col de Vaurze (à gauche) et le Pic des Souffles (à droite).


Au col de Colombes (2423m), atteint en quelques minutes depuis le lac, se dévoile le Seigneur des lieux : l'Olan (3558m). J'aurai une vue imprenable sur lui depuis le sommet que je convoite aujourd'hui, mais celui-ci exige encore quelques efforts (600m de dénivelé). Sous mes pieds, le vallon par lequel je reviendrai tout à l'heure, mais ça je ne le sais pas encore...


Je m'octroie une petite pause pour grignoter et boire, avec sous les yeux le lac Lautier, la plaine du Valgaudemar - toujours sous la mer - et le Dévoluy au fond.


Je monte maintenant dans un univers de plus en plus minéral en suivant une vague sente marquée par des traits rouges. Il est facile de la perdre mais ce n'est pas bien grave, ici ça passe à peu près partout.


Encore plus haut, altitude 2700m environ, ça devient carrément minéral et des plaques de neige commencent à apparaître. La sente part vers la droite pour rejoindre la crête mais je préfère monter dans l'axe vers ce qui semble être le sommet (mais qui ne l'est pas).


20 minutes plus tard : sous mes pieds le chaos rocheux que je viens de remonter et le col de Colombes qui est déjà bien loin.


Le véritable sommet est désormais visible, encore une grosse centaine de mètres de dénivelé et j'y serai...


Je marche désormais principalement sur la neige alors qu'à ma gauche l'ensemble du Dévoluy est maintenant visible, du plateau de Bure à l'Obiou.


Un bastion rocheux défend l'accès au sommet, rien de bien méchant si ce n'est qu'il demande un ultime effort après 2000 mètres de montée !


Sommet du Pic Turbat (3028m), un point de vue incomparable sur l'Olan (3558m) et sa mythique face Nord. A droite au fond, un autre grand sommet des Ecrins : le Sirac (3441m). Plus à gauche, le Pic Jocelme (3458m) que j'avais skié en 2013.


Un panorama à donner le vertige.


Heureusement, je ne suis pas sujet au vertige... même si après 30 minutes passées au sommet je suis prêt à plonger vers le bas !


Plonger oui, mais pas côté Valjouffrey et le refuge de Fond-Turbat que je domine de 850 mètres. Le retour serait bien trop long !


Après avoir bien observé la face NE depuis le sommet, je décide de m'y engager pour rejoindre l'arête menant au col Turbat. Vu d'en haut, voilà le cheminement qui m'attend : après la pente de neige, une jolie arête et une progression "à l'aventure" sans trop savoir comment ce sera plus loin. Un condensé de tout ce que j'aime !


Photo reverse 30 minutes plus tard : le sommet du Pic Turbat et sa face NE que j'ai descendue piolet à la main (je l'avais pris au cas où, ainsi que les guêtres, et j'ai bien fait). A droite au 1er plan, la fissure que j'ai désescaladée donne une idée du terrain sur lequel je progresse : c'est facile car plein de bonnes prises, il faut juste ne pas tomber.


Me voilà arrivé dans le vallon au niveau du col Turbat. La prochaine fois que j'y passerai, j'espère que ce sera en route pour l'Olan ;-)


Là-haut un parapentiste a décollé depuis le Pic Turbat, il sera en bas bien avant moi ! J'ai discuté 2 minutes avec lui tout à l'heure au sommet où il arrivait alors que j'en repartais.


Pour ma part j'ai ces pentes à descendre avec mes petits pieds...


... et dois remonter au col de Colombes alors que les jambes commencent à tirer !


Malgré la fatigue, je fais un aller retour vers la crête au Sud, j'y ai aperçu des chamois depuis le sommet, peut-être sont-ils encore là ? Petit effort supplémentaire récompensé non par les chamois - ils ne sont plus là - mais par une superbe vue sur le Pic d'où je viens.


Autre récompense : l'observation par le haut de 2 aigles royaux.
Je mets une photo même si elle est de bien piètre qualité, difficile de capter un oiseau en plein vol, même s'il est gros !



Et toujours ce fantastique panorama qui a un peu changé : la mer s'est dissipée, c'est marée basse !


Je quitte l'étage alpin après m'être immergé jusqu'à mi-cuisse dans le lac Lautier (dieu que ça fait du bien aux jambes !) et retrouve l'étage inférieur (subalpin, comme on l'a tous appris à l'école n'est-ce pas ?) où les mélèzes flamboient.


Nouvel effort - très court - pour remonter au col des Clochettes (2183m) et basculer dans le vallon d'à-côté.


Descendant au trot (j'ai un rendez-vous chez le coiffeur à 18h et il est déjà 15h...), je suis très vite au refuge des Souffles confortablement installé sur une banquette au milieu des mélèzes.



30 minutes plus tard, toujours au trot, je suis en vue de Villar-Loubière, point de départ et d'arrivée de mon périple.


Derniers instants magiques dans la Nature et les couleurs de l'automne.


Même pour les moutons c'est l'heure de rentrer au bercail !


Dénivelé positif : 2200m
Durée totale : 8h15