dimanche 29 novembre 2015

La saison est lancée

On ne pouvait pas rater ça même si la météo était mauvaise. La couche de neige est conséquente et permet de se lâcher sans aucune touchette, il faut dire que les pistes de l'Arzelier sont globalement bien herbeuses. Un bon petit tricotage avec Romain entre 7h30 et 10h15, chacun ayant d'autres obligations pour la suite de la journée. Le compteur est ouvert avec ces 1200 premiers mètres de dénivelé de la saison 2015/2016.

Départ 7h30 du col.


40 minutes pour rejoindre Pré Achard où on viendra 3 fois ce matin et où la table couverte est parfaite pour effectuer les transitions montée / descente.


La piste de Mauret rien que pour nous et en bonne poudreuse.



Au même endroit le 11 novembre dernier. La météo était plus clémente...


Qu'il est bon de skier !!!


dimanche 22 novembre 2015

1ère neige

Elle était annoncée, elle est bien tombée. Verdict : au minimum 20cm au col de l'Arzelier où nous sommes montés pour profiter de ce beau manteau blanc. Le papa et ses filles sont à bloc (cherchez Emma, elle est aussi sur la photo... enfin au moins ses moufles !).


Les miss ont le sourire, les parents aussi.


Cerise sur le gâteau, rencontre avec deux chevreuils entre le col de l'Arzelier et Prélenfrey. Soyez prudents, les chasseurs ne sont pas loin...


jeudi 19 novembre 2015

Avant la neige

A priori, ce jeudi est le dernier jour de l'année où il sera possible de parcourir les hauteurs en baskets, la neige étant annoncée pour le week-end. Dernier jour de soleil aussi, avec des températures plutôt dignes d'un mois de septembre. Je pars donc en profiter, j'irai au bureau demain...
Après moult hésitations je me décide finalement pour une balade vers Chamrousse, l'idée m'étant venue au souvenir de notre sortie d'il y a un an avec Patrick lors de laquelle je m'étais dit qu'une visite un peu plus approfondie de cette arête des tourelles de l'Homme s'imposait.

Le départ se fait du parking du plateau de l'Arselle où j'interpelle trois chasseurs de retour à leur voiture alors que je m'apprête à partir :
-  C'est bon, la place est libre, je peux y aller sans risque ?
La réponse est rigolarde :
-  Oui, on a fini. De toute façon il y a de la place pour tout le monde !
L'un d'eux me propose sur le ton de la boutade un bout de corde tiré du coffre, pensant probablement que je pars grimper dans les tourelles de l'homme. Je lui rétorque en m'éloignant que je n'aurais aucune confiance dans cette corde servant plutôt à remorquer un véhicule... Et me voilà parti alors qu'un autre chasseur arrive au loin, bien visible avec sa chasuble orange sur le dos.


 En quelques minutes je rejoins la crête qui domine la vallée de la Romanche 1200 mètres plus bas.


Voici la sortie de la voie "Coup de blues" que nous avions faite avec Patrick. Aujourd'hui on voit jusqu'en bas, ce n'était pas tout à fait le cas il y a un an !


 Vue dans le rétro après avoir un peu avancé le long de la crête : les tourelles de l'homme (où se situent quelques belles voies d'escalade pas trop difficiles), le plateau de l'Arselle et le Vercors qui ferme l'horizon.


L'itinéraire est aussi simple qu'évident : il suffit de suivre le bord de la falaise pour atteindre le sommet du Rocher de l'Homme (1803m). Au fond, le massif des Grandes Rousses. A droite, le Grand Galbert (chaînon du Taillefer). En bas, dans l'ombre, Livet.


Soudain 2 coups de feu me font me jeter au sol, réaction réflexe sûrement due aux récents événements (tant les actes de terrorisme à Paris que l'accident de chasse à Freydières du 10 octobre dernier). Les chasseurs sont tout près, dans la forêt sous la crête, j'entends bien leurs voix. Ils ont probablement visé un chamois, j'espère qu'ils l'auront raté. Je croyais qu'ils avaient fini leur "partie", je constate qu'on ne peut vraiment pas leur faire confiance... Je me relève et file vers le haut, restant toujours au plus près du bord de la falaise, d'abord parce que ça me plaît de côtoyer le vide (on ne se refait pas) mais aussi parce que ça m'éloigne d'une éventuelle trajectoire de balle !


La suite du parcours, c'est par là, toujours entre bordure de forêt et falaise.


Je tombe quasiment nez à nez avec un chamois mais, le temps de dégainer mon arme appareil photo, il file entre les sapins. Désolé de t'avoir dérangé, fais juste attention à toi, d'autres gens traînent dans le coin et sont moins bienveillants que moi... En contrebas, bien visible sur son éperon rocheux, je repère un autre animal.


C'est plus évident au zoom : Monsieur bouquetin qui surveille son domaine.


Quel beau cadre quand même ! Une des particularités de ce lieu est la présence de pins cembro qui se mêlent aux classiques pins à crochets. A cela s'ajoutent les lacs et les tourbières, ce qui justifie pleinement le classement en zone naturelle protégée (seule la faune n'y est visiblement pas protégée...).


C'est dans ce terrain que je progresse, du terrain à chamois comme j'aime même si c'est plus technique que de rester sur la crête. Et ça a un avantage : être au soleil et à l'abri du vent qui souffle du Nord Ouest. Pour un peu je pourrais être en short et torse nu !


Sommet de la Cime des Fraches (1942m) où je vais m'offrir une pause sandwich en observant la suite du programme : mon objectif est la Botte en passant par ce que je nommerai les Roches de l'Infernet (non nommés sur la carte IGN).


Un quart d'heure plus tard je suis déjà en approche des Rochers de l'Infernet où, n'ayant rien repéré au préalable, je vais tenter de trouver un moyen d'atteindre le sommet.


De plus près, au pied des rochers où brillent quelques plaquettes en inox, preuve qu'il y a au-moins une voie d'escalade équipée ici. Pour ma part, étant seul et en baskets, je trouverai une solution plus tranquille en contournant le rocher par la droite, un peu de grimpette facile pour rejoindre le sommet.


Jolie ambiance entre les tours rocheuses.


Vu d'un peu plus haut, on voit mieux le court passage d'escalade que j'ai emprunté (limite ombre soleil sur la dalle à gauche). Une fois de plus, il n'y a rien à faire, je n'ai pas pu m'empêcher d'aller faire le singe !


De mon perchoir j'ai une vue imprenable sur le lac Achard.


Vue panoramique sur le lac Achard, incluant la Croix de Chamrousse et la Botte (à droite) qui sera le point culminant de ma balade du jour.


Un autre joli petit lac se niche sur mon parcours, il est situé au pied de la Botte.


Le même vu 10 minutes plus tard depuis les pentes de la Botte que je remonte en mode express histoire de faire chauffer le cœur et les jambes. 


Et encore 10 autres minutes plus tard alors que j'atteins le sommet de la Botte. D'ici je vois tout le parcours effectué depuis le plateau de l'Arselle. Je vois aussi l'itinéraire de descente qui me ramènera à la voiture en passant par le col de l'Infernet (limite ombre soleil au centre droit de la photo).


Sommet de la Botte, le panorama s'ouvre de la Chartreuse à la Meije en passant par les sommets de Belledonne. Dire que cette zone des Vans au premier plan est soumise à un projet d'extension de la station de Chamrousse... Tout ça pour faire gagner 200 malheureux petits mètres de dénivelé au point culminant de la station, quelle ineptie !


Descente au petit trot en prenant quand même le temps de faire régulièrement quelques images.
Ici la Botte et ses belles pentes Sud Ouest et le Taillefer en fond d'écran.


Un peu plus bas, jolie vue plongeante sur le lac où je suis passé 40 minutes plus tôt.


Puis, au col de l'Infernet,  le lac Achard se dévoile. Notez la molaire du  Mont-Aiguille cernée d'une couronne de nuages.


Quel lieu original quand même, cela faisait longtemps que je n'y avais pas mis les pieds et je comprends mieux pourquoi c'est une des balades les plus fréquentées autour de Grenoble.




Retour par le GR en 25 minutes, toujours au petit trot, ce qui donne au total une boucle de 3h45 et environ 900m de D+. Maintenant place à la neige...

dimanche 15 novembre 2015

14 & 15

Une bougie de plus pour les deux cousines.


Ces deux là sont à la fois si proches et si différentes : pour l'une un sac de ville, pour l'autre un sac de sport. Et oui, il y a la danseuse et il y a la footeuse ;-)


Qui dit fête d'anniversaire dit forcément rassemblement familial. Apéro dehors au soleil un 15 novembre, plutôt agréable !


samedi 14 novembre 2015

Loin du tumulte

Les événements tragiques de vendredi soir m'ont accompagné tout au long de ma balade aujourd'hui. A la réflexion, je réalise que c'est une des choses que je vais chercher quand je vais là-haut : l'éloignement du tumulte du monde. En plus, l'effort a des vertus à la fois euphorisantes et apaisantes. Là-haut, quand on croise quelqu'un, immanquablement, on dit bonjour. Pas vraiment comme en bas... Et souvent même on entame la discussion, ce qui aura été encore le cas à plusieurs occasions au cours de cette boucle sur le Grand Veymont. Là-haut, pas de guerre, pas de terreur, pas d'extrémisme. On est loin du monde d'en bas.

...

Parti de Gresse-en-Vercors un peu avant midi, me voici 40 minutes plus tard sur la crête sous l'Aiguillette.
A gauche le sommet du Grand Veymont me fait de l’œil, il me faudra encore 2 bonnes heures pour l'atteindre.


De ce point, la vue sur le Mont-Aiguille est fort sympathique même si en contre-jour à cette heure.


J'emprunte la seule partie de sentier du jour que je ne connais pas encore : descente versant Est et traversée vers le Sud pour rejoindre la combe du Pas des Bachassons. Elle réserve de jolis passages dans les feuilles mortes, un terrain d'une souplesse incomparable où il est super agréable de trottiner.


A certains endroits, l'amoncellement de feuilles est tel que je ne vois même plus mes pieds !


Je redescends vers l'altitude de 1350m et me rapproche du seigneur des lieux.


D'incessantes rotations d'hélicoptère troublent la quiétude des lieux. Cela durera jusqu'à mon arrivée au sommet du Grand Veymont, probablement des exercices (ou alors un secours vraiment compliqué sur la voie normale du Mont-Aiguille ?).


Je décide de passer par le Pas du Fouillet plutôt que d'aller jusqu'au Pas des Bachassons, c'est nettement plus direct. Je suis ici au point le plus éloigné du parcours, c'est donc le "retour" qui commence ici... mais qui passe par le sommet du Grand Veymont (2341m) donc quelques efforts sont encore nécessaires.


Je sors sur le plateau au Pas du Fouillet, la suite est évidente : il s'agit de remonter l'arête Sud du Grand Veymont où le sentier en zigzag est bien visible. Même si un petit vent frisquet rafraîchit l'atmosphère, la météo est nettement plus clémente qu'il y a 11 mois lorsque j'étais venu ici à la rencontre des bouquetins !


Je croise quelques promeneurs dans la montée, tout le monde profite du cadre somptueux.



Arrêt à l'abri du vent durant un petit quart d'heure - le temps d'avaler mon sandwich - alors que l'hélico tourne toujours autour du Mont-Aiguille, j'espère vraiment qu'il ne s'agit que d'exercices.


Puis je repars vers le haut et rencontre un individu un peu particulier. J'ai beau lui adresser la parole, il ne répond pas à mon bonjour. Pourtant, je n'ai pas vraiment l'impression de le déranger...


Un peu plus haut, un autre individu de la même espèce me regarde m'approcher.


Lui est accompagné de plusieurs de ses congénères qui paissent tranquillement dans les pentes sous le sommet du Grand Veymont.


Loin du tumulte... Ici tout est paisible.



Sommet du Grand Veymont, il est 15h. J'arrive en même temps qu'un couple venu des Hauts-Plateaux et dont le papa porte un petit bout de chou (qui dort !) sur le dos. Je leur fais un rapide tour du panorama, du Mont-Blanc au Ventoux en passant par les Aiguilles d'Arves, les Ecrins, le Dévoluy...


La voiture est là en bas, je n'ai plus qu'à la rejoindre... mais pas directement, je ne suis pas un wingsuiter, dommage !


Après avoir un peu suivi la crête, je rejoins le chemin bien marqué et, après quelques minutes de descente au trot, tombe à nouveau sur des autochtones.


Le troupeau compte plus d'une cinquantaine de têtes et n'est pas dérangé par ma présence, je peux m'approcher sans créer de mouvement de panique. C'est le côté sympa des bouquetins !




Passage à l'Agnellerie, petit vallon précédant la plongée vers le Pas de la Ville.


Le Pas de la Ville est là-dessous, j'y serai dans 5 minutes.


Le temps de croiser un dernier indigène.


Une boucle sportive (1550m de D+ tout de même) réalisée en un peu plus de 4 heures, des heures loin du tumulte...