jeudi 31 mars 2016

4 / 5 / 6

Dans la série des iphone, j'ai eu trois modèles de la gamme :
> le 4s : mon ancien téléphone qui est désormais celui de Marie
> le 5s (que je dois rendre à Matsport)
> le 6 qui est dorénavant celui que j'utilise (fourni par Njuko)

Toujours plus grand, toujours plus puissant, ça reste quoi qu'on en dise de sacrés outils !
Il faut juste apprendre à ne pas en être dépendant...



mardi 29 mars 2016

Le changement c'est maintenant


Voilà mon ancienne et ma nouvelle carte de visite : un virage professionnel pour m'occuper dorénavant de la partie en amont du chronométrage, à savoir celle de la gestion des inscriptions.
Une nouvelle expérience et un nouveau cadre de travail, il va me falloir un peu de temps pour m'adapter...


jeudi 24 mars 2016

Pinelli couloir N

Pas trop d'énergie en ce moment, la bactérie infestant l'eau de Vif a visiblement laissé des traces persistantes... Je prends quand même sur moi (c'est dire !) pour aller faire un tour en montagne mais je n'ai pas le courage de me lever tôt, je pars donc après avoir posé Emma à l'école et me dirige vers l'Alpe du Grand Serre pour un départ de la route du Poursollet à la barrière de dégel vers 10h.

Au moment de démarrer, un gars se gare à côté de moi et me demande le chemin pour le Taillefer. Je lui indique et me dis qu'il va rapidement me rattraper vu sa tenue (collant pipette et veste Pierra Menta). Il me rejoint 20 minutes plus tard et on progresse ensemble un moment en discutant, il est de Claix et on aurait pu faire la route ensemble ! Le rythme n'est pas trop élevé mais je n'ai décidément pas la forme... C'est alors qu'on rattrape deux silhouettes féminines que je reconnais aussitôt : c'est Marine et Sandrine qui sont elles aussi en direction de l'arête du Brouffier. Du coup je laisse là mon compagnon et ralentis la cadence pour discuter avec Mesdames, ça m'arrange bien étant donné mon état ! Après quelques minutes, je finis par les lâcher à la sortie de la forêt.

Marine et Sandrine dans la côte des Salières sur fond de face N du Grand Serre
Il y a quelques randonneurs devant moi, nous ne sommes pas les seuls à venir profiter de l'enneigement. Je les doublerai tranquillement d'ici le haut de la côte, arrivant à maintenir un rythme à peu près correct même si j'ai vraiment des hauts et des bas sur le plan physique.


Après 900m de dénivelé, sur la crête de Brouffier, la suite se dévoile : le Pas de la Mine (point bas de l'arête) et la Croix du Sergent Pinelli où j'ai prévu de me rendre.


Le vent du nord est bien présent et refroidit l'atmosphère. Mes "poursuivants" se sont d'ailleurs arrêtés pour mettre une couche supplémentaire. Derrière eux, mon jardin du Vercors (des 2 soeurs au Pic St-Michel).


1h30 après le départ, me voilà au pied du Pas de la Mine qui est en bonnes conditions, il n'y aura que le ressaut raide à franchir skis sur le sac.


Du Pas de la Mine, la vue s'ouvre vers le Sud avec la chaîne des Armets, l'Obiou (dans l'axe au fond) et le Tabor (à droite). La Tête de la Grisonnière - où j'étais il y a 8 jours - est pile au milieu (1er sommet à gauche de l'Obiou).


Encore quelques mètres et voilà la partie haute de la combe de l'Emay (donnant accès au sommet du Taillefer) qui se dévoile. J'aperçois mon compagnon de tout à l'heure au niveau du col du Grand Van, il n'a pas traîné le bougre !


Pour ma part je monte à la Croix du Sergent Pinelli et continue un peu plus loin sur l'arête. Le Taillefer semble à portée de main mais ça prendrait encore un peu de temps pour atteindre le sommet, je préfère m'arrêter là car mon objectif initial est ailleurs.


Lieu de chaussage des skis, sympa comme endroit, non ? La photo ne le montre pas mais ça souffle fort et ça caille, je ne traîne donc pas trop.


Plongée dans le couloir N comme je l'avais déjà fait il y a 2 ans quasiment jour pour jour. La neige est meilleure aujourd'hui même si ce n'est pas poudreux.



Il y a 2 ans j'avais rejoint Marine et nous étions descendus par la crête de Brouffier. Aujourd'hui j'ai dans l'idée de continuer la descente en plongeant dans le "V" à droite, j'espère que les pentes en dessous ont conservé la poudreuse et ça fait longtemps que j'ai cet itinéraire en tête.


Bingo, neige poudreuse et vierge de toute trace pour la suite du programme : la descente directe sur le Poursollet vaut largement l'effort supplémentaire qu'il faudra faire ensuite pour le retour !




La face et l'itinéraire de descente vus depuis le Poursollet : c'est pour skier cette portion nouvelle que je suis venu ici aujourd'hui.


Contrepartie de cette belle descente, le retour est un peu fastidieux (environ 1 heure entre le lac de Poursollet et la voiture en suivant plus ou moins la route et le GR50).


Pas la grande forme mais finalement une belle boucle quand même !
D+ 1250m  -  Durée 4h30


dimanche 20 mars 2016

Contamination

Tout juste de retour de Fontainebleau, je pars à vélo avec Emma pour une boucle en direction du Gua. C'est là qu'a eu lieu la contamination du réseau d'eau qui alimente Vif, contamination par une bactérie encore indéterminée (des analyses sont en cours) à l'origine de l'épidémie de gastro-entérites au sein de la population. Chez nous tout le monde a été malade, 30% d'élèves absents au collège... L'information est même passée sur les médias nationaux (France Inter pour la radio que j'écoute).


Dire que c'est une commune du Parc Naturel Régional du Vercors, ça la fout mal quand même !

samedi 19 mars 2016

Première / Dernière

Une première prestation en groupe pour Madame Emma. Ils devaient être 7 mais l'épidémie en cours à Vif fait que ce sera finalement un quatuor.


Audition aussitôt suivie à la maison par l'anniversaire d'Emma, fêté avec ses copines avec un peu de retard mais mieux vaut tard que jamais, n'est-ce pas ? Elle a été pourrie gâtée...


Une dernière prestation pour moi en tant que salarié Matsport au Cross National des Sapeurs-Pompiers à Fontainebleau. Que dire sinon que ça fait bizarre... et que ça me manque déjà ! J'espère bien que ma nouvelle activité (les inscriptions en ligne avec la société Njuko) ne m'empêchera pas de faire occasionnellement quelques interventions "chrono", je n'arrêterai pas du jour au lendemain ce métier que j'aime et qui fait ma vie depuis 16 ans !



mardi 15 mars 2016

Grisonnière

Voilà un sommet où je voulais aller depuis longtemps... Non pas qu'il soit "célèbre" (il n'est qu'un anonyme parmi les milliers d'autres sommets des Alpes) mais simplement parce qu'il fait partie des fameuses "89 randonnées autour de Grenoble", la bible de Jean-Pierre Bonfort et Volodia Shahshahani.



Après avoir déposé Emma à l'école, me voilà au-dessus d'Oris-en-Rattier : même si la piste est normalement interdite à la circulation jusqu'au 15 avril, je profite honteusement du manque de neige de ce versant Sud pour monter le plus haut possible en voiture.


Parking à l'épingle 1415m, ambiance printanière. Je n'aurai qu'à marcher un petit quart d'heure avant de chausser les skis, c'est cool !


Quelques épingles et 300 mètres de dénivelé plus tard, l'objectif apparaît : c'est le sommet de gauche, pile au-dessus de la baraque du Jas. Au centre le sommet Ouest du Coiro, à droite la crête de la petite Côte et le sommet de la Cavale où nous étions avec Patrick il y a tout juste un an.


La baraque du Jas, un petit coin de paradis avec une vue d'enfer sur l'Obiou...


A midi je suis au cairn sommital, altitude 2545m. Pas un brin de vent, je peux faire sécher le maillot sur les pierres sans craindre de le voir s'envoler.


Tour d'horizon sur le massif, du Coiro (à droite) jusqu'au Taillefer en passant par le Rocher du Lac, la crête de Rosière, les Armets... et la Roche de la Muzelle en arrière-plan.


J'y reste un bon moment, profitant du soleil et du cadre tout en mangeant mes sandwichs et en étudiant les pentes skiables du secteur. Il y a de quoi faire dans ce vallon du Rif Bruyant, un vrai temple du ski alpinisme ! Début de descente à 12h40, je choisis de plonger dans la belle pente Nord qui part du sommet.



Quelques virages en pente raide avant de traverser vers la gauche pour rejoindre l'arête et basculer sur le versant de montée. Rien ne m'y obligeait mais quel plaisir de retrouver cette sensation et la petite tension qui va avec. Vu de l'arête, cette pente a de la gueule !


Je poursuis par le haut de la combe des Sillonnières : orientée à l'Ouest j'espérais qu'elle ait conservé de la neige froide mais c'est raté, je n'y trouve que de la neige dure. Je traverse donc assez haut afin de retrouver la face Sud (celle de la montée) où la neige est revenue à point.


Excellente descente sur une moquette à poils longs dans le goulet central situé dans l'axe du sommet, la pente y étant plus soutenue (env. 40°). Je me régale.



En-dessous c'est encore excellent jusqu'à la baraque du Jas : ski ludique en suivant les vallonnements.




La suite est moins drôle, l'enneigement déficitaire obligeant à un ski technique en slalomant entre (et parfois sur) la végétation.






Retour à la voiture à 13h30, skis sur le sac pour les derniers mètres non skiables mais heureux de ce petit périple dans ce massif où l'on ne croise pas grand monde, ce qui est un vrai privilège...


Dernier regard sur la Grisonnière depuis le col de Malissol lors du retour.


dimanche 13 mars 2016

France de marche

Un week-end passé à Saint Sébastien sur Loire - dans l'agglomération nantaise - pour les Championnats de France de marche athlétique. Bien sûr c'est Yohan D. qui a gagné et qui empoche par la même occasion son ticket pour les Jeux de Rio sur le 50km.


jeudi 10 mars 2016

Tête des Baumiers

Jour de repos = je vais m'aérer en montagne. Les conditions sont idéales pour un beau couloir mais étant bien fatigué par le rythme du boulot je n'ai pas le courage de me lever tôt... Cela réduit les possibilités d'autant qu'il y a eu de beaux cumuls de neige ce week-end, que ça a soufflé fort les jours derniers et que le soleil de la mi-mars chauffe dur. Je décide donc d'aller faire un tour du côté du Pas de l'Aiguille où je ne suis jamais monté en hiver. Départ 10h de la Richardière avec, pour commencer, le vallon à remonter jusqu'au parking d'été.


 Une heure plus tard, je sors de la forêt dans les pentes qui donnent accès au Pas. Quel contraste avec l'été !



Dans le dos, un paysage familier aux lecteurs de ce blog...


Arrivé au Pas, je quitte la trace qui mène au refuge de Chaumailloux pour partir à gauche dans la neige vierge, remontant le lit du ruisseau qui coule ici aux beaux jours. Le plaisir est à peine gâché par le fait que je traîne de gros sabots sous les skis, la neige réchauffée collant aux peaux détrempées.


Heureusement l'orientation change et je trouve rapidement une neige froide et poudreuse dans les pentes qui dominent les refuges de Chaumailloux. Je salive d'avance en pensant à la descente qui m'attend.


Plus haut, le décor de la réserve naturelle des hauts plateaux se dévoile dans mon dos, avec les deux sommets phares que sont le Grand Veymont et le Mont-Aiguille. C'est un vrai privilège d'être ici seul dans un tel cadre sauvage. Les seules traces en dehors des miennes sont celles des habitants de la forêt.


J'aurais pu aller à la Tête Chevalière, sommet que je n'ai jamais foulé, mais je préfère monter à la Tête des Baumiers d'où les pentes seront plus skiantes à la descente. Du sommet, la vue est juste splendide.


Zoom sur la bergerie et le refuge de Chaumailloux que je vais rapidement rejoindre lors de la descente.

Autre zoom sur les deux Veymont (Petit et Grand) et le Mont-Aiguille.

Et un dernier sur le Pas de l'Aiguille et son mémorial où sont enterrés les corps des huit résistants tués en juillet 1944 dans la grotte située à proximité. (On voit bien ma trace dans le fond du vallon sur la droite).


En quelques minutes, la descente est faite. Elle se passe de commentaires, dommage que ce soit si court...



Passage au refuge de Chaumailloux...


Puis à proximité du Mémorial...


A la bergerie, je retrouve les randonneurs croisés lors de la montée. Ils sont en raquettes et partent faire un tour vers Tête Chevalière, à moins qu'ils ne rejoignent mes traces qui montent vers la Tête des Baumiers ?


 Pas vu la faune locale aujourd'hui, sauf ces deux chèvres qui se sont réfugiées devant la grotte des résistants. Je ne sais pas si elle ont passé l'hiver ici, mais si c'est le cas elles auront au-moins échappé aux loups qui rôdent par ici !


 Au Pas de l'aiguille, au lieu de suivre l'itinéraire de montée, je prends l'option de descendre dans le lit du torrent : un goulet qui offre de belles pentes somme toute bien skiables. Bonne surprise surtout que je ne savais pas comment ça se présenterait.


J'arrive à la piste de ski de fond, il n'y a plus qu'à se laisser glisser vers la voiture.


Une balade qui m'aura pris environ 3h30 (pour seulement 800m de dénivelé positif, c'est ça le Vercors des Hauts-Plateaux), de quoi recharger les batteries avant de repartir en déplacement...