samedi 30 avril 2016

Morilles

Les filles y sont déjà allées cette année avec leurs grands-parents mais Sonia et moi n'étions pas de la partie, c'est le problème quand on travaille ! Nous avons pu nous rattraper ce samedi, les belles étaient une fois de plus fidèles au rendez-vous. Le coin du vieux est vraiment un endroit magique, puisse-t-il nous procurer encore longtemps ces moments de joie !



Heureusement nous avions mis le réveil et nous avons profité du créneau du matin avant l'arrivée de la pluie. La météo ne s'est pas trompée : nous pique-niquons sous les gouttes mais à l'abri, dans la voiture (pour les filles) et sous un sapin pour les parents et grands-parents.


Une belle petite cueillette quand même !


samedi 23 avril 2016

PDG (VI)

Le mauvais temps est installé et l'annonce nous est faite dès 8h : la course est définitivement annulée, nous devons plier le camp et descendre avant que ça se gâte encore plus. Un petit-déjeuner et une heure plus tard, la tente est déjà quasiment vidée.



Je vais à ma tente de chronométrage et m'emploie à récupérer le matériel que j'avais déjà en partie plié hier soir. Le plus dur consiste à déterrer la boucle de détection enfouie sous la neige, mais ça me prend quand même beaucoup moins de temps qu'à l'installation. L'ambiance est cotonneuse et la visibilité plutôt réduite, ça promet pour la descente !


Prenez une vingtaine de militaires suisses et français, ajoutez-y 3 guides suisses et un chronométreur français et le pliage du camp n'est plus qu'une formalité.



A 10h, voilà ce qu'il reste de notre tente : 2 rouleaux de 250kg chacun encadrés de piquets qui permettront de les retrouver s'il neige beaucoup. Voilà du travail bien fait ! En arrière-plan, on devine l'autre tente qui reste montée avec pas mal de matériel à l'intérieur (dont mon matériel de chronométrage). Tout sera récupéré et redescendu par les hélicos de l'armée suisse quand la météo le permettra.


On quitte les lieux en formation serrée, il est 10h30. Une longue descente nous attend avec des sacs à dos bien chargés et une visibilité réduite. Le mot d'ordre est simple : on y va tranquillement et on reste groupés.


Ambiance dans la descente du glacier du Mont Miné...


11h15, dans la remontée vers le col de Bertol, on devine l'éperon rocheux où se trouve le refuge...


Au col de Bertol à 11h25, on enlève les peaux pour attaquer la longue descente sur Arolla. Personne ne fait l'aller-retour au refuge. Je n'ai pas de nouvelles de Christophe qui est probablement parti plus tôt que nous puisqu'il n'y avait que 2 petites tentes à plier ici.


A midi nous sommes à plan Bertol, autre point de contrôle de la course. Ici ils ont pris le parti de prendre leur temps : les tentes sont encore debout et les gars s'apprêtent à se mettre à table. Ils sont moins haut que nous ne l'étions à Tête Blanche (2664m contre 3650m) donc moins pressés de descendre !


La neige, excellente en haut, est de pire en pire au fur et à mesure de la descente mais ça reste bien skiable malgré tout. Heureusement car tout le monde n'a pas le même niveau à ski et quelques belles gamelles sont au rendez-vous !


On passe sous le plafond nuageux et la visibilité s'améliore. Au fond, on aperçoit Arolla, ce sera la fin de notre descente.



Fin de l'aventure sous la grande tente d'Arolla où je retrouve Christophe puis Yoan. Le temps d'un repas et de récupérer la voiture (merci Christophe qui, arrivé le premier, est allé la chercher à l'héliport) et nous redescendons en voiture le Val d'Hérens pour rejoindre Sion. Fin de cette semaine extraordinaire qui me restera comme une drôle d'expérience de vie en altitude et en communauté militaire.


Patrouille des Glaciers 2016, ou comment allier chronométrage et montagne...


vendredi 22 avril 2016

PDG (V)

Ce matin le temps est plus nuageux que les jours passés (qui ont été particulièrement beaux). Le camp domine une immense mer de nuages, en bas ils ne voient pas le soleil... Ici il fait encore beau comme en témoignent ces 3 photos du camp prises entre 7h20 et 7h40. Mais cela va-t-il durer ?




Le Cervin fait une apparition dans une fenêtre nuageuse. Super ambiance comme j'adore.


A 8h je suis seul au sommet de Tête Blanche, je profite du cadre et du moment. Le vent est frais mais quel pied d'être là !


Le niveau de la mer fluctue au gré du vent, la masse cotonneuse vient lécher mon îlot.


Un groupe arrive (des français menés par un sympathique guide des Hautes-Alpes). Ils arrivent de Bertol et traversent vers Zermatt comme la plupart des randonneurs qui passent par ici. 


Je les laisse profiter à leur tour du sommet et rejoins le camp. A 10h15 me voilà à nouveau au sommet, cette fois avec mes amis militaires...



On enchaîne par la visite du petit sommet qui est tout proche du camp et qui nous titille tous depuis 3 jours : la Tête de Chavannes (3671m).



Tête Blanche (au premier plan) et la Tête de Valpelline vues depuis le sommet.


On est tous tentés de skier le couloir direct sous le sommet mais nous avons promis au guide suisse de ne pas y aller... On respecte notre parole mais c'est fort dommage car (mais on ne le sait pas encore) on n'aura pas l'occasion de revenir, la météo va se dégrader... On skie donc la croupe Est où je prends mes compagnons en photo les uns après les autres.





La croupe et le sommet à droite. Une jolie petite montagne qui ne doit pas souvent être skiée...


C'en est fini du beau temps, le mauvais s'installe doucement mais sûrement, il se met à neiger et on passe l'après-midi à lire, discuter et jouer aux cartes. L'annonce nous sera faite à 20h : la course - qui devait se dérouler cette nuit - est reportée à demain où une petite fenêtre météo est attendue...

jeudi 21 avril 2016

PDG (IV)

Aujourd'hui certains partent pour un grand tour par le col du Mont-Brûlé et le glacier d'Arolla. Je partirais volontiers sur cette option mais Christophe n'est pas là au moment du départ du groupe donc on va viser autre chose. Lorsqu'il arrive vers 9h15, on part directement vers le sommet de Tête Blanche qu'il n'a pas encore pu fouler.


Photos obligatoires au cairn sommital, le panorama est dantesque entre les 4000 valaisans, le massif du Mont-Blanc, le Grand Paradis, les 3000 de Haute-Tarentaise, le Mont Pourri, la Grande Casse...



On enchaîne sur la descente au col de Valpelline où on repeaute afin de remonter la longue pente régulière qui mène à la Tête de Valpelline (3798m).


 Du sommet, nouvelle série de photos des deux frangins avec vue incomparable sur le Cervin et la Dent d'Hérens.




La descente jusqu'au col de Valpelline est faite d'une seule traite, ce qui fait un peu chauffer les cuisses mais quel pied ! La neige dans cette pente orientée plein nord est restée poudreuse depuis la chute de lundi, c'est un vrai régal. Il faut à nouveau remettre les peaux pour la courte remontée au camp de Tête Blanche.


Christophe et son groupe me laissent au camp et repartent vers le col de Bertol tandis que je me mets à table. Dure la vie ! S'ensuit une après-midi tranquille (sieste, lecture, discussions...) ponctuée par le passage d'un hélico, par le montage d'une tente qui servira de sas d'entrée aux coureurs pour la course de vendredi soir, puis par le retour du groupe parti ce matin.


Un bon apéro marque le début de soirée, merci à Stéphanie d'avoir amené du fromage du pays de la Gruyère ainsi que de la charcuterie. Le groupe remonté par Bertol y a récupéré quelques bières au passage et un des guides nous ouvre du muscat fait par sa sœur à côté de Sion. L'ambiance est vraiment bonne dans le groupe !




Après le repas, Benoît (médecin à l'EMHM) me demande si j'accepterais de faire le cobaye pour tester une nouvelle valise de télémédecine qui leur a été récemment livrée (un petit bijou à 50000€). Je m'y prête volontiers. J'y apprendrai que mon pouls est à 98 et ma saturation en oxygène à 88, que l'échographie de mes principaux organes est normale (ouf !), que ma tension est elle-aussi normale... Un vrai examen médical à 3650m d'altitude, encore une expérience peu commune !