dimanche 28 août 2016

Cousinade

Ce dimanche était dévolu à la cousinade du côté de Sonia, nous montons donc à "Grange Vieille" au dessus du hameau de Gleyzin. Un bien bel endroit où nous sommes heureux de revenir, ça faisait un moment que nous n'étions pas montés.


A 16 heures, après un repas bien arrosé, je file faire un tour dans les bois histoire de voir si quelques champignons sont de sortie. Après être monté assez haut vers l'Aulp Bernard, je tombe sur de belles places de chanterelles. Comme quoi il faut toujours aller voir...



Pas vu un cèpe par contre, il faudra compter sur un futur week-end pour peut-être faire la récolte annuelle ?

samedi 27 août 2016

Jonier / Courbarant

Après une semaine passée à Biarritz pour le boulot, je décide ce samedi à 18h de monter vers Prélenfrey et d'improviser une fois là-haut (donc probablement de monter sur les crêtes). Finalement l'improvisation démarre au lacet après St Barthélémy : vu la chaleur, j'ai envie d'aller au frais et de visiter le ruisseau de Jonier. Bonne idée, cette partie est difficile d'accès mais elle est très sauvage et  m'a offert de belles cascades. Il ne doit pas y avoir beaucoup de monde qui connaît ces lieux !




Une fois la route rejointe, je continue le long du torrent puis pars à l'aventure sur un chemin de débardage comme les forestiers savent faire : bien raide ! Je monte ensuite droit dans la pente et rejoins la crête. Impossible alors de ne pas poursuivre jusqu'au sommet indiqué sur la carte : le Courbarant (1173m). Un terrain à mouflons et à chamois comme je suis habitué à arpenter, je ne manque d'ailleurs pas d'en croiser.



Une crête ludique où je mets parfois les mains sur le rocher pour franchir un ressaut.


Une fois le sommet atteint, le retour débute par une descente technique droit en forêt dans des pentes bien raides qui me ramènent au torrent, puis c'est de la course à pied pour finir avec malheureusement un peu trop de route (mais cela ne suffira pas à me faire regretter cette sortie). Une petite balade de 2 heures mêlant l'eau, la forêt, le rocher, la faune, la course à pied... Que du bon quoi !

lundi 15 août 2016

Via Ferrata de Passy

Même si le week-end s'est organisé à la dernière minute, j'ai quand même pris le matériel nécessaire pour aller faire la via ferrata de Curalla située dans la falaise juste au-dessus de Passy. Orientée plein Est donc au soleil le matin, nous quittons le parking relativement tôt (8h) avec Marie, Elise et Daniel.


L'approche d'une trentaine de minutes est assez raide, juste de quoi s'échauffer pour la suite !


Le départ de la via est bien vertical et met immédiatement dans l'ambiance. Daniel (en haut) ouvre la marche, suivi d'Elise, Marie. Quant à moi, je ferai office de serre-file.


Après le ressaut de départ, l'itinéraire est plus tranquille et consiste en une grande traversée ascendante de droite à gauche. Le vide se creuse mais les filles gèrent plutôt bien leur stress.


Stress qui monte d'un cran quand il s'agit de traverser le pont népalais !



Le même plan au zoom : Elise observe Marie qui en finit avec la traversée du pont.


Autre passage impressionnant : ce petit pas surplombant en sortie du pont népalais où le vide est bien présent.


Pont de singe juste après : toujours un seul câble pour les pieds mais aussi un seul pour les mains ! C'est encore moins stable que le pont népalais et la bonne technique consiste à pousser sur les bras pour avoir plus de stabilité.


Nous poursuivons la traversée et traversons un peu plus loin une courte passerelle plein gaz. Les filles disent que tout va bien mais elles ont le sourire un peu crispé...


Elles ne profitent pas vraiment du panorama dans leur dos, pourtant il est plutôt du genre pas mal ! 
De gauche à droite : Aiguilles de Chamonix (Grépon, Blaitière, Plan), Aiguille du Midi, Mont-Blanc du Tacul, Mont-Maudit, Mont-Blanc, Aiguille de Bionnassay, Dômes de Miage.


Petite pause pour boire un coup et avaler une barre avant d'attaquer la portion finale qui monte en diagonale dans la paroi derrière les filles.


Et c'est reparti en pleine falaise. Je les laisse prendre de l'avance afin de prendre quelques photos qui rendent mieux compte de l'ambiance et de l'ampleur de la paroi.



Là ça ne rigole pas, chacun est concentré dans l'action.


Belle ambiance, non ?


Nous franchissons un dernier éperon.


Et terminons par une dernière portion verticale pour rejoindre la sortie dans les pentes herbeuses qui dominent la falaise.


Et voilà, il est 10h00 et nous sommes sortis d'affaire. Il n'y a plus qu'à redescendre par le sentier, ce qui nous prendra une quarantaine de minutes.


Voilà une photo permettant de voir le cadre de cette sympathique via ferrata qui se déroule dans la "petite" falaise située 1200 mètres plus bas que l'Aiguille de Varan (2544m) et la Tête du Colonney (2692m), des sommets que je n'ai pas encore eu l'occasion d'aller visiter...


dimanche 14 août 2016

Fry

Fry, c'est un hameau de quelques maisons situé au-dessus de Taninges en Haute-Savoie. Mon grand-père paternel, Papy Raymond, y a acheté un bout de terrain il y a bien longtemps (dans les années 60 ?) sur lequel il a bâti de ses mains un petit chalet. Puis il l'a agrandi... et c'est aujourd'hui son refuge en été où il vient pour être à l'abri des fortes chaleurs (il habite la Côte d'Azur le restant de l'année). Sonia n'y avait encore jamais mis les pieds, nous avons donc profité de ce week-end du 15 août pour faire une visite.



C'était aussi l'occasion de fêter avec un peu d'avance les 96 ans de mon grand-père qui est un adepte des jeux de mots. Il dit toujours en rigolant qu'il est du 26 ou 20 (il est né le 26 août 1920)... d'où une petite dédicace sur le gâteau que nous avons apporté.


Nous les laissons (lui et Thérèse, sa seconde épouse avec qui il vit depuis presque aussi longtemps qu'avec ma grand-mère décédée en 82) à leur sieste après le repas et allons profiter du torrent tout proche.


Après être repassés par le chalet où nous prenons un rapide goûter, nous remontons en voiture pour un trajet de 40mn qui nous amène à Passy dans un autre chalet de la famille - celui de mon oncle Daniel - où nous allons dormir ce soir. Une soirée passée en bonne compagnie avec mon oncle et ma tante et une vue sur le Mont-Blanc plutôt sympathique !


dimanche 7 août 2016

Tour des Grands Moulins

La balade de la veille a créé des envies, nous voilà donc repartis dans le même coin mais avec comme objectif : la pointe du Rognier (2341m), dernier sommet notable au nord de la chaîne de Belledonne. Un sommet que je n'ai jamais foulé ! Je suis heureux d'y aller avec les frangins et belles-sœurs.

Nous partons de la chapelle de Prodin à 7h45 sous une tempête de ciel bleu.


Quelques tâches jaunes m'attirent l’œil (que j'avais mis en mode recherche...) et voilà le menu de ce soir assuré : ce sera une poêlée de chanterelles !


Nous montons au frais alors que le soleil inonde la combe de Savoie dominée par le massif des Bauges et ses quelques sommets de plus de 2000m.


Sortie définitive de la forêt vers 1800m, une heure après avoir quitté la voiture. En face, la crête de la Grande Montagne d'Arvillard et les Grands Moulins (2495m) avec son arête NW (où nous étions hier) qui se découpe sur le ciel.


Qui n'a pas sa photo ?


L'itinéraire est ultra panoramique et nous ne cessons de nous arrêter pour en profiter. Au fond, le Mont-Blanc nous fait même de l’œil.


 Sommet du Chapotet (2076m), il est 9h20. Devant nous, le Rognier (notre objectif) est le sommet de gauche.


Pour s'y rendre, il faut d'abord redescendre d'une centaine de mètres jusqu'au col de la Perche d'où nous rejoindrons le "grand canal", le couloir dans l'ombre en haut duquel il subsiste encore un petit névé.


C'est alors une rude montée nettement moins bucolique que le sentier de crête du Chapotet. Les cuisses et les mollets sont mis à rude épreuve !


Après un très raide couloir, nous débouchons à un petit collu où nous retrouvons une vue grand large. Sous nos pieds, le col d'Arbarétan qui abrite un refuge et le petit lac des Grenouilles. Derrière dans l'axe, les Bauges et ses sommets de 2000m. Plus à droite, l'entrée de la vallée de la Maurienne, le Mont-blanc et les Aiguilles du massif de la Lauzière. C'est juste splendide !


Le chemin reste ensuite à proximité de la crête et nécessite parfois de mettre les mains dans une ambiance aérienne. C'est ludique et le sommet est maintenant à portée de mains.



A 10h20, nous sommes à la croix sommitale où il y a déjà quelques personnes.



Thierry et Noémie, Sébastien et Nathalie : quel pied d'être là, n'est-ce pas ? C'est ici que nos chemins se séparent : en regardant la carte, je viens de décider de partir en mode course pour un tour des Grands Moulins.


Je vais plonger côté Maurienne et aller contourner les Grands Moulins (au fond à droite sur la photo) avec au menu quatre cols : col de Pré Rémy (visible dans la dépression de l'arête au centre de la photo), col du Fort, col de la Frèche et enfin col de la Perrière. Je préviens les autres de ne pas trop se presser à la descente sinon ils risquent de m'attendre à la voiture !


Je commence par faire un tour sur la crête vers la pointe 2325m d'où la vue sur le Rognier est pour le moins sympathique : il est encadré par le Mont-Blanc (à gauche) et la Grande Casse (à droite), rien que ça !


Puis je plonge sur plus de 500 mètres de dénivelé pour rejoindre le Plan du Lai où je me perds un peu au milieu des rhododendrons avant de remonter au col de Pré Rémy complètement hors sentier.


Du col de Pré Rémy, la suite est évidente : c'est le col du Fort (2145m). J'y serai dans 25 minutes en montant au pas de course il est vrai !


Du col du Fort, la suite du programme est là encore évidente : il s'agit maintenant de rejoindre le col de la Frèche (2183m). J'y serai dans une vingtaine de minutes, toujours au pas de course.


J'y retrouve les humains (!) et les nuages qui ont envahi le versant Ouest où je vais basculer maintenant.


De crainte que les autres ne m'attendent, je passe maintenant en mode course : suivez les flèches !
En 20 minutes je suis à la Perrière où je dois remonter 150m de dénivelé pour rejoindre le col du même nom. Courte mais intense remontée faite à fond en 10 minutes. Les jambes tirent un peu, il faut dire que je n'ai pas les baskets aux pieds mais mes chaussures de grande randonnée qui ne sont pas vraiment conçues pour courir !







De là, 1/4 d'heure me suffit pour être aux sources du Gargotton... et 20 minutes supplémentaires pour arriver au parking de la Doua. Eh oui, la course permet de raccourcir les horaires des topos de façon drastique !



Encore un peu de course à pied sur le chemin forestier et au final je ne fais attendre personne : mes compères me récupèrent au bord de la route à l'intersection Prodin / Gargotton alors que j'y suis arrivé depuis à peine deux minutes. Quelle synchronisation !


Une jolie boucle sauvage qui peut bien sûr être faite en mode plus tranquille...