vendredi 25 novembre 2016

BMC

B pour bouquetins, M pour mouflons, C pour chamois.

J'ai eu le droit aux trois cet après-midi lors de ma balade sous les falaises des Deux Sœurs. Pas de surprise pour ce qui est des bouquetins et des chamois qui sont souvent en ces lieux, par contre c'est la première fois que je croise les mouflons ici.

Baraque des Clos, Sultanes et Prélenfrey
Idem... vu d'un peu plus haut !
Le chemin emprunte une vire au pied des falaises, faux pas interdit.
Chamois vu de la vire depuis laquelle je domine les pentes.
Les mouflons sont là en dessous, difficile de les voir sur la photo...
Au zoom c'est mieux !
Ajout du zoom numérique... mais ça pixelise. Je suis trop loin et impossible de me rapprocher, dommage.
Je continue sur la vire en direction du Sud.
Du coup ça me rapproche un peu des mouflon.
Quatre mâles et deux femelles qui ont l'air plutôt tranquilles, surprenant qu'il n'y ait pas de petits avec la troupe...
Voilà la jolie vire d'où j'arrive.
De mon perchoir je vois aussi le chamois.
Et même les bouquetins.

Les bouquetins et le col de l'Arzelier.


Le combat est timide entre ces deux gros mâles.







Je laisse les bouquetins et reviens vers les mouflons pour tenter une approche.
En progressant masqué par les pins, j'arrive à une centaine de mètres sans être démasqué.
Impossible de me rapprocher davantage, aucun autre pin ne me sépare d'eux, dommage !
La femelle du haut m'a probablement repéré mais pas identifié, je reste immobile...
Une dernière photo avant de me montrer (pas d'autre choix, ils sont sur le chemin du retour).
Ils filent vers le haut dès que je me lève.
J'ai encore la chance de voir ces deux autres mâles un peu plus bas.
Il ne me reste plus qu'à rentrer alors qu'au loin un rayon de soleil éclaire Grenoble.

mercredi 23 novembre 2016

Pour voir...

Pour savoir si on est capable de réaliser quelque chose qu'on a en tête, il faut essayer... C'est un peu dans cet état d'esprit que je suis parti de la maison, baskets aux pieds et petit sac sur le dos, en direction de Prélenfrey.



J'avais en tête de monter au col vert mais je change d'avis avant Prélenfrey et décide de poursuivre en direction du col de l'Arzelier, ma motivation étant aussi de faire plus de kilomètres que samedi dernier pour voir si les jambes tiennent le choc. Le chemin qui longe le ruisseau de Jonier monte tranquillement et est parfait pour courir sans se mettre dans le rouge.


J'atteins le col de l'Arzelier en 1h45 (pour environ 13km et 850m de D+), j'y fais une courte pause pour grignoter et décider de la suite.



J'ai plusieurs possibilités : faire demi-tour et rentrer par le même itinéraire (bof bof), rejoindre la route des Bordeaux et redescendre par Prélenfrey (pourquoi pas ?), boucler par le col de Soliet et Miribel Lanchâtre... C'est cette dernière option que je choisis, estimant que je devrais ainsi approcher les 30km au total ce qui constituera un bon test ! Je redescends donc de 150m de dénivelé et attaque la rude montée vers le col de Soliet.



Col atteint en 25mn depuis le pont des Runes : les jambes vont bien. Cerise sur le gâteau, j'ai en plus la chance de voir deux magnifiques mouflons mâles en arrivant au col. En trottinant, je n'étais pas spécialement discret et les ai malheureusement fait fuir sans pouvoir les prendre en photo.


Je suis au point le plus haut du parcours, c'est maintenant le temps de la descente, un exercice qui sollicite fortement les cuisses donc je m'efforce de ne pas descendre trop vite. Je profite de ces lieux un peu magiques et très lumineux à cette époque de l'année, les feuilles ne masquant plus le ciel et formant un épais tapis sur le sol qui a pour avantage d'amortir un peu les chocs, ce qui n'est pas fait pour me déplaire !




En 20 minutes j'arrive en vue du Vernay et de la route qui va me ramener vers la maison. Derniers instants dans la nature avant le retour sur le bitume.


Reste environ 14km à courir, heureusement en descente ce qui est bien appréciable, en passant d'abord par Miribel-Lanchâtre.


Puis St Barthélémy du Gua où je prends le chemin à droite après l'église que je n'ai encore jamais emprunté.


Cette portion entre St Barthélémy et les Saillants du Gua m'offre une belle vue sur la vallée qui mène à Vif, c'est juste dommage que la ligne électrique passe juste à ce niveau !


Retour à la maison très exactement 3h54mn après l'avoir quittée, un peu fatigué mais au final pas tant que ça ! J'étais parti pour voir, j'ai maintenant quelques éléments de réponse et notamment :
 - que le physique tient le choc,
 - que je préfère nettement le trail à la course sur route !
(distance parcourue 30,8km - D+ 1238m)

mardi 22 novembre 2016

Chabloz

J'ai découvert le topo le matin même en feuilletant un bouquin de Pascal Sombardier chez la libraire, un peu interloqué par le fait que je ne connaisse pas ce passage pourtant si proche de la maison. Comme quoi il y a toujours à découvrir ! Il n'en fallait pas plus pour que j'ai envie d'y aller, me voilà donc parti à la recherche de la cabane de Chabloz, au dessus de Varces.


Après 35 minutes - d'abord sur un bon sentier puis en mode sanglier droit dans la pente - je parviens à la base des falaises. Je suis déjà un peu "perdu" et je choisis de partir vers le Nord en longeant autant que possible la paroi car au milieu des buis c'est vraiment compliqué.



Je finis par tomber sur une sente qui me semble suffisamment marquée pour ne pas être uniquement parcourue par la faune locale. La progression devient plus aisée.


D'ailleurs, quand on parle de faune, deux chamois s'enfuient sous mes yeux. J'étais à moins de 10 mètres mais pas eu le temps de faire la netteté !


Je suis une vire ascendante vers la gauche, je saurai plus tard que ce n'était pas le bon choix ! En effet, je suis en train de m'éloigner du bon passage qui est en réalité dans mon dos.



Belle vue sur l'agglomération grenobloise depuis mon balcon.


Nouvelle séance "sanglier" sur un terrain raide et glissant et je viens buter au fond d'un cirque dominé par de hautes falaises. Je tente de les contourner par la gauche et finis sur une vire de plus en plus étroite qui ne débouche pas. C'est ici que je suis contraint de faire demi-tour.


Je suis en fait sous les Rochers de la Bourgeoise, situés au Sud des Rochers de Chabloz. Voilà le versant que je dois maintenant redescendre. Je me suis clairement fourvoyé mais j'aurai au moins visité le coin.


A la voiture une heure plus tard, il fait presque nuit mais j'ai maintenant une idée plus précise des lieux, je reviendrai...