samedi 19 novembre 2016

Beaujolais en courant

Le dossard m'était gentiment offert par l'organisateur et je ne pouvais décemment pas décliner l'invitation. Me voilà donc prêt à courir ce Semi Marathon du Beaujolais, enfin "prêt" c'est beaucoup dire, mon entraînement s'étant limité à courir deux fois (10 puis 15km) dans les 10 jours précédant le jour J histoire de voir comment je supportais la route.



Le départ est donné à midi, la météo est parfaite (surtout pas trop chaud !), je me retrouve donc sur la ligne de départ où le chronométreur me prend gentiment en photo avant que je rejoigne la queue de peloton.


Nous sommes près de 5000 participants, ça fait du monde ! L'arche de départ est là-bas au fond, je mettrai 5mn10 à l'atteindre une fois le coup de feu donné. Heureusement, je sais que ma puce sera détectée sur la ligne et me permettra de connaître mon temps réel à l'arrivée ;-))))))


Les trois premiers kilomètres sont un peu compliqués, non pas parce que ça monte mais surtout parce que je passe ce premier 1/4 d'heure à zigzaguer et faire les bordures pour doubler beaucoup de monde et enfin pouvoir courir à mon rythme. Nous quittons Villefranche-sur-Saône pour nous retrouver sur des petites routes au milieu des vignes où je continue de remonter le peloton (j'aurais quand même dû mieux me placer sur la ligne de départ...).


Plusieurs passages sur chemin permettent de taper un peu moins que le bitume, c'est appréciable de mon point de vue (même si je ne suis pas sûr que ça plaise aux vrais coureurs sur route).


Plusieurs passages également dans des châteaux proposant de déguster leur production... mais je ne le ferai pas aujourd'hui !



Je me sens vraiment bien jusqu'au 18ème kilomètre où les jambes deviennent soudainement dures (surtout le mollet gauche), je fais donc les derniers kilomètres avec un peu moins de plaisir et rejoins la ligne d'arrivée dans un honorable temps de 1:40:32 qui me satisfait pleinement (j’espérais faire moins de 1:50) d'autant plus que ce parcours était plutôt difficile.

(photo de la ligne d'arrivée prise avant d'aller au départ)
Je mesure mieux désormais ce que ça représente de prendre le départ d'un marathon : le faire sans s'entraîner un minimum au préalable, c'est la garantie de finir avec des jambes en bois ! Moi qui me suis toujours dit que j'en ferais au moins un dans ma vie, il va falloir me décider à m'entraîner plus sérieusement si je veux vraiment relever ce défi...