lundi 1 mai 2017

Balade sauvage

C'est un de mes grands plaisirs : l'immersion dans la Nature.
Et c'est si simple de le faire...

15 minutes de voiture et je suis à Prélenfrey.
Tentation d'aller par là pour fouler la neige fraîche...


Je décide d'aller plutôt de ce côté afin de profiter du soleil, direction donc le Rocher de l'Eperrimont.


Le début de montée est efficace, droit dans les prés.


La suite en forêt est tout autre, il n'y a aucun sentier mais il suffit de continuer à monter tout droit en direction des rochers.


Un peu plus haut, me voilà sur une sorte de rampe entre les falaises.


Je la remonte jusqu'à son extrémité qui offre un superbe point de vue sur Prélenfrey.


Il me faut maintenant franchir ce ressaut mais la cheminée dans l'ombre à droite est trop exposée à mon goût, je préfère redescendre un peu pour contourner l'obstacle.


Je trouve un passage facile un peu plus bas et remonte le long de la falaise qui domine la rampe où j'étais quelques minutes plus tôt. Le sommet est juste là.


Sommet du Rocher de l'Eperrimont (1441m) : le plus bel observatoire qui soit sur Prélenfrey, les Deux Sœurs et les Arêtes du Gerbier.


Vers le Nord, ce n'est pas mal non plus : le triangle de la montagne du Pieu encadré par Vif (à droite) et Grenoble (au fond). Au premier plan, le prochain ressaut rocheux que je vais franchir par la cheminée au milieu dans l'ombre.


Je descends l'arête et arrive rapidement au pied de ladite cheminée. Vous remarquerez que même s'il n'y a aucun sentier ici le passage est balisé de points bleus, preuve que je ne suis pas le seul à aimer visiter ces lieux (ce sont certainement des marques faites par les chasseurs locaux).


Nouveau cliché sur Vif et Grenoble, pris d'en haut du piton rocheux.


Je continue ma descente le long de l'arête en m'efforçant comme toujours d'être discret, d'autant plus que je viens juste de déranger un groupe de mouflons (constitué de brebis et d'agneaux) qui a fui sur une rampe sous la falaise. Je sais d'expérience qu'il peut y en avoir d'autres... J'arrive au ressaut suivant qui se franchit facilement grâce à des cordes placées par les chasseurs.


Et quelques minutes plus tard, bingo ! Je détecte un mouvement et m'immobilise...


Ils sont quatre et ne m'ont pas repéré. Lentement je m’assois et c'est parti pour une dizaine de minutes d'observation durant lesquelles j'ai la chance de les voir se déplacer progressivement vers un endroit où je peux mieux les voir.







Voilà ce que ça donne non zoomé pour vous permettre de vous faire une idée.


Même si je suis assis et immobile, je suis à découvert et ils finissent par me repérer mais ne s'enfuient pas. Je les devine inquiets (mais quelle est donc cette forme là-bas ?) mais ne suis pas considéré comme un danger pour le moment... quand soudain un chevreuil aboie en contrebas. Cela suffit à les faire dégager mais de manière un peu surprenante : ils partent vers le bas, font volte-face pour revenir vers moi comme s'ils allaient charger (ce sont des béliers après tout !), s'arrêtent en me regardant et finissent par fuir vers le bas. Je finis la balade heureux après ce beau moment !



Retour à la voiture un peu après 18h, pas déçu de ne pas avoir choisi d'aller fouler la neige...