dimanche 14 mai 2017

Trail et faune

8h - Alors que Sonia et les filles dorment encore, je suis prêt pour la promenade du matin dans mon jardin au-dessus de Prélenfrey.



8h20 - Parti baskets aux pieds et pas spécialement en mode discret, je fais déguerpir dans les pentes abruptes sous le sentier une tribu de jeunes mouflons de l'année accompagnés de leurs mères.


Inutile de les suivre, je ne suis pas chaussé pour et j'ai prévu de monter aux Agnelons où j'espère croiser les bouquetins. Même si je monte au pas de course, cela ne m'empêche pas de profiter du paysage.


Un peu plus haut, zoom sur les Sultanes, Grand et Petit Veymont, Rochers du Parquet et Mont Aiguille.


9h09 - Me voilà sur la crête des Agnelons, devant les arêtes du Gerbier. Je serais presque tenté de poursuivre par là mais ça ne serait pas très sérieux, pas tant pour les arêtes - qui sont quasiment sèches - que pour la descente en versant Ouest qui est encore en partie enneigée.


Côté Nord, les arêtes se prolongent vers le col vert, le Roc Cornafion, le Rocher de l'Ours, le Pic St-Michel... Côté Chartreuse, Chamechaude prend des allures de petit Cervin ! Je profite de l'instant mais les bouquetins n'étant pas là, je choisis de redescendre par le chemin de montée.


10h - Après un petit détour vers le Sud sur le sentier du Périmètre, je rattrape un randonneur qui me dit que les bouquetins sont du côté du col Vert. Je fais donc demi-tour et arrive à la baraque alors que les nuages montent. Une ambiance comme j'aime !


10h05 - A peine quelques dizaines de mètres après la cabane, les bouquetins sont là, tranquillement installés au-dessus du chemin.


Je m'approche doucement pour ne pas les déranger et passe une dizaine de minutes avec eux. Vous observerez qu'ils sont en plein mue, perdant leur pelage d'hiver pour mieux supporter la chaleur.




On n'est pas bien là ?


Je les laisse à leur quiétude et décide d'aller visiter le coin des mouflons.


Bingo, ils sont bien là.
Malheureusement je suis déjà repéré...


Je m'éclipse dans le bois dessous et fais une approche en arc-de-cercle en espérant qu'ils ne se soient pas enfuis. Le mouflon est méfiant et il a raison car le loup rôde désormais dans les parages ! Heureusement ils sont toujours là, toujours vigilants.


Malgré mes précautions, ils m'ont une nouvelle fois repéré, et s'écartent tranquillement un peu plus loin. Je ne les inquiète visiblement pas plus que ça, ce n'est pas la débandade comme le troupeau des jeunes de tout à l'heure et j'aime mieux ça, je n'aime pas les déranger.


Maman et son petit.


Une partie de la troupe.


Je les laisse à leur monde et remonte vers le chemin où passent trois traileurs auxquels j'emboîte le pas.


Une petite boucle en mode course au pied des falaises du Gerbier sur le sentier du Périmètre puis descente par le sentier de la Pierre des Deux Heures et je retrouve la voiture à 11h.


Horaire parfait, la maison sera réveillée à mon retour !