jeudi 8 juin 2017

Neyrard

Encore une balade exploratoire pour visiter des vallons, cols, lacs et sommets que je ne connais pas encore. Eh oui, il en reste encore beaucoup et c'est tant mieux !

Je suis aujourd'hui à l'extrême Ouest du massif des Ecrins, le départ se fait du hameau du Périer, sur la route entre Entraigues et le col d'Ornon. Plus précisément, c'est au parking de la cascade de Confolens que je gare la voiture après environ une heure de route. Une terrasse panoramique est installée juste sous le parking, permettant d'admirer la cascade haute de 75 mètres.


Je pars en mode light : baskets de trail et petit sac à dos contenant une veste coupe-vent, sandwich, quelques barres et 2 litres d'eau. Seul oubli (que je regretterai) : la crème solaire. Mon objectif est le col du Paletas, donné en 3h45 pour un randonneur. Je ne sais pas encore que je ferai (un peu) plus puisque j'irai jusqu'à la brèche du Périer et même jusqu'au Neyrard avant de rejoindre le col du Paletas.


Après une demi-heure de montée, je ne peux m'empêcher de m'arrêter pour faire quelques photos de ce champ d'asphodèles sur fond de massif du Coiro.


Encore une autre demi-heure et me voilà à la jolie cascade du Tourot où j'hésite à quitter le chemin pour la remonter en mode exploratoire. Mais je reste finalement sur le sentier, il y a encore du chemin à faire, autant ne pas se mouiller tout de suite !


Un peu plus haut, jolie vue sur la même cascade avec l'arête du Paletas en arrière-plan (en haut de laquelle je serai dans quelques heures).


Me voilà rendu à la cabane de la Selle et à son superbe alpage. Un bien sympathique endroit, véritable appel à un séjour d'une ou deux nuits ici !



Je ne résiste pas à vous proposer quelques photos panoramiques de cet idyllique endroit, photos prises alors que je remonte les pentes supérieures après avoir changé d'objectif devant le quasi complet déneigement de ces pentes pourtant situées entre 2000 et 2500 mètres d'altitude : je monte désormais vers la brèche du Périer.




Dernières touffes d'herbes où poussent gentianes de Koch et gentianes printanières.



Plus haut, c'est l'univers minéral d'altitude où subsistent encore les derniers névés, mais plus pour bien longtemps vu la chaleur. La brèche du Périer est là au bout de la longue traversée. Plus qu'une brèche, c'est - vu d'ici - une sorte d'arête qui se nomme en réalité la Crête de la Montagne, la brèche en elle-même étant en fait derrière et en contrebas.


2h30 après avoir quitté la voiture, me voilà sur la crête, altitude 2576m. Je découvre l'autre versant : le lac de Plan Vianney encore en partie gelé, la Roche de la Muzelle, la Barre des Ecrins, l'Aiguille du Plat de la Selle, le glacier de la Girose... Egalement le versant Ouest du col du Vallon où j'étais monté lors de cette belle sortie de l'été 2015.


Je m'octroie une bonne pause avant de parcourir l'arête en aller retour et ai la surprise de rencontrer trois randonneurs en train de pique-niquer un peu plus loin sur une butte herbeuse. Les seules personnes que je verrai de la journée !


Le retour me permet d'observer mon prochain objectif : le Neyrard (2796m), situé pile dans l'axe du chemin sur la photo ci-dessous. J'y serai dans exactement 3/4 d'heure.


Une dernière montée éprouvante car dans un pierrier en plein soleil...


Vue dans mon dos sur le chemin parcouru.


Et à 14h pile j'arrive au cairn qui marque le sommet du Neyrard.


Voilà ce qui m'a motivé à monter jusqu'ici : je voulais absolument voir le lac du Vallon, un des plus grands lacs d'altitude du massif. Il est encore entièrement gelé mais je ne m'y aventurai pas, la débâcle est en cours...


Je pourrais continuer mon périple en suivant la crête vers l'Ouest jusqu'au sommet des Clottous mais cela prolongerait la balade de façon trop importante, ce sera pour une autre fois.


Je choisis plutôt de descendre par l'arête qui mène au col de Paletas, du vrai terrain à chamois où je ne manque d'ailleurs pas d'en croiser.


Une belle arête sans difficulté pour qui aime ce genre de terrain !


Rencontre.


Une arête où on trouve aussi quelques belles fleurs d'altitude : Myosotis, Pensée, Pulsatille des Alpes (nom trouvé après recherche pour la troisième...).




J'arrive en vue du col de Paletas qui domine les aiguilles du même nom. C'est ici que je vais retrouver un vrai sentier balisé.


Vu sur le Paletas depuis le sentier de descente : de belles aiguilles, n'est-ce pas ?


Lorsque je découvre cette cascade, je ne résiste pas à un petit moment fraîcheur. L'eau est froide mais qu'est-ce que ça fait du bien après ces heures passées en plein cagnard !


Je m'amuse même à grimper une centaine de mètres dans le canyon avant de faire demi-tour. Toujours cette envie d'exploration qui est plus forte que moi. Une fois encore je me dis que je reviendrai un jour...


Je retrouve la voiture et la cascade de Confolens après 35 minutes de descente, bien fatigué mais heureux. Là-haut le Paletas me fait encore de l’œil (et même le Neyrard juste derrière).


Et pour bien finir cette belle journée, je m'offre un retour par le col d'Ornon, petite station familiale où j'ai appris à skier il y a plus de quarante ans...


Pour ceux que ça intéresse, voilà la carte :