samedi 26 août 2017

Noces d'Or et de Diamant

Retour à Séguignas, village d'irréductibles gaulois qui se retrouvent avec bonheur pour une grande messe familiale : les 50 ans de mariage de mes parents (ainsi que ceux de Dominique et Gabriel et les 60 ans de mariage de Monique et Gérard) !

Un regroupement familial qui commence le jeudi soir à côté de Brantôme (la Venise du Périgord) dans la nouvelle maison de mon cousin Antoine. Avec Myriam, ils ont racheté cette superbe propriété de l'ex-ambassadeur de France en Israël, ils y ont créé un gîte que je recommande évidemment à ceux qui lisent ces lignes (plus d'info ICI). Déjà 17 voitures garées devant la maison ce soir, ça donne un aperçu de la taille de la famille (et nous ne sommes pas tous là)... Qu'en sera-t-il samedi soir pour la "vraie" soirée ?


A Séguignas, nous nous retrouvons sous la traditionnelle tente où nous faisons les apéros et les repas. Les "vieux" d'un côté, les plus jeunes de l'autre.



C'est l'occasion de faire la connaissance des nouveaux membres de la famille, comme Sofia, la fille de Maxime et Joanna.


Ou encore Lolita, dernière arrivée chez Antoine et Myriam et qui est en pension chez Yves et Marie-Hélène (elle remplace avantageusement la tondeuse).


Les ados font des parties de volley endiablées sur le terrain aménagé derrière la maison de mon grand-père maternel. Les adultes les rejoignent et s'y donnent aussi à fond, c'est qu'il faut mériter l'apéro qui suit...


Nous en profitons également pour fêter les 97 ans de mon grand-père paternel (né le 26/08/1920). Vu sa vitalité, il est bien parti pour être centenaire le bougre !


La grande fête se déroule le samedi soir, et même si on y va "à la cool", on s'habille quand même correctement. Dommage que Sonia ne soit pas là, pour une fois c'est elle qui est absente pour raison professionnelle.


Le plus important, c'est que mes parents soient entourés de leurs quatre fistons pour fêter leurs cinquante ans de mariage !


La soirée se passe dans la salle des fêtes de Mareuil que nous avons préparée pour l'occasion. D'un côté les ados (jusqu'à 20 ans environ), de l'autre les plus âgés... et les plus petits devant la scène. Il y a du monde !




Les trois couples à l'honneur sont aussi beaux qu'il y a cinquante ans (soixante pour Gérard et Monique). En tout cas c'est ce qui se dit, je n'étais pas là pour voir en 1967...


Les rassemblements familiaux sont l'occasion unique de faire des photos souvenirs, on n'y coupe pas cette fois encore. Voilà la bande des moins de 20 ans.


Puis celle de la génération du dessus, celle de leurs parents (la mienne) : mes cousins et cousines germain(e)s du côté maternel. Il ne manque que Juliette, installée à Montréal depuis l'année dernière. Les "pièces rapportées" ne sont pas sur la photo, Sonia n'y manque donc pas !


Et enfin la génération de mes parents : les quatre sœurs et les deux frères de Maman accompagnés de leurs conjoints.


Une bonne soirée en somme, avec de mémorables spectacles, mais ceci est une autre histoire...


Rendez-vous dans dix ans ?

dimanche 20 août 2017

Huit du Soreiller

C'est avec Patrick que nous partons ce samedi en direction de l'Oisans avec comme objectif une balade rocheuse dans le massif de Soreiller qu'il ne connaît pas encore. Après un surprenant bouchon vers Rochetaillée (accident ?), nous partons avec un peu de retard sur l'horaire prévu puisqu'il est déjà 16h15. Nous avons laissé la voiture au pied du chemin de retour et commençons donc par 10 minutes de marche sur le bitume en direction des Etages - sur la route de la Bérarde - avec le Dôme des Ecrins en toile de fond


Nous marchons vite et une petite heure plus tard Patrick découvre la Dibona (3131m), cette belle aiguille emblématique du massif qui, vue d'ici, est sous son meilleur profil. C'est son sommet que nous convoitons pour demain après avoir avoir foulé - si tout se passe bien - les deux sommets situés à sa gauche : l'Aiguille Occidentale (3280m)  et l'Aiguille Centrale (3238m) du Soreiller. Je retrouve avec joie cette vue qui m'avait tant émerveillé lorsque je l'avais découverte il y a deux ans.


Pour l'heure, c'est à une course contre le soleil que nous nous confrontons, le but étant de pouvoir profiter au moins quelques minutes de ses rayons une fois arrivés au refuge. Et nous sommes heureux de gagner cette course, nous avons mis deux heures tout rond pour effectuer cette rude montée.



Du coup on s'offre une bonne bière en terrasse pour fêter ça.


Et hop, dodo (vers 21h30) !


Le réveil n'est pas trop violent (6h) même si nous sommes dans le dortoir qui s'est levé le plus tôt. Ce refuge est surtout occupé par les grimpeurs qui vont dans les nombreuses voies de la face Sud de la Dibona, ils ne se lèvent donc pas aux aurores. Seule une cordée de deux écossais (avec lesquels nous avons échangé à table) est partie un peu plus tôt que nous en direction du pilier Chèze au Rouget, donc à l'opposé de nous.


Nous remontons rapidement les immenses pierriers et sortons la corde pour attaquer les premiers rochers. Derrière nous, quatre personnes traversent vers la voie normale de la Dibona.


C'est alors que je me rends compte que nous nous sommes fourvoyés : nous sommes trop au centre de ce grand cirque au lieu d'être sur l'arête à notre gauche (derrière Patrick sur la photo ci-dessous). A vouloir monter trop vite, on se trompe de chemin...


Une grande traversée à niveau dans d'instables pierriers et c'est corrigé : nous rejoignons l'arête et le soleil.


L'itinéraire est ensuite évident, plus trop de questions à se poser même si ça peut paraître impressionnant au néophyte. Quand on est habitué, on sait que, même si ça semble complexe, ça passe en fait très bien, les passages se dévoilent au fur et à mesure qu'on monte. Et, le plus souvent, plus on reste sur le fil, mieux c'est.


Plaisir partagé de se balader au soleil sur du beau rocher.


A notre gauche, l'Aiguille du Plat de la Selle (3596m), lieu d'une autre belle journée réalisée avec Romain il y a tout juste un an. Elle a de la gueule vue d'ici !


La progression va bon train, le plaisir est grand.



Nous posons un court rappel d'une dizaine de mètres pour descendre d'un pinacle.


Et nous rejoignons le sommet de l'Aiguille Occidentale du Soreiller (3280m), le premier sommet de notre traversée. Il est tout juste 9 heures.


D'ici, on peut voir l'ensemble de l'itinéraire et ses trois parties :
- à droite, au soleil,  l'arête que nous venons de remonter,
- à gauche, l'Aiguille Centrale que nous allons rejoindre par son arête Sud-Ouest après être descendus dans le col au milieu (le col Dalloz),
- puis nous descendrons l'arête Sud de l'Aiguille Centrale jusqu'à la Dibona.


Nous ne faisons pas de pause prolongée, nous la ferons au col Dalloz avant d'attaquer l'escalade de l'Aiguille Centrale. Nous entamons la descente et Patrick passe devant avec un mot d'ordre : rester au maximum sur le fil.


Finalement nous ne faisons qu'une courte pause au col Dalloz où nous buvons et grignotons quelques pâtes de fruit (d'amande me concernant). Puis je repasse devant alors que Patrick enlève la sangle d'assurage. Nous tournons le dos à la belle arête que nous venons de descendre. D'ici, l'Aiguille Occidentale a elle aussi une belle gueule !


Un premier ressaut raide nous amène sur une large zone au pied de la partie terminale.



C'est la plus belle partie en matière d'escalade : un bel éperon vertical qui borde la vertigineuse face Nord, avec de bonnes prises qui permettent de se faire plaisir sans se faire peur. N'est-ce pas Patrick ?



Nous ne tirons pas de longueurs mais grimpons ensemble, veillant simplement à toujours garder au minimum deux points d'assurance (en l'occurrence des sangles) entre nous.



Passage bien aérien ici même si la photo ne reflète pas bien la réalité.


D'ici, la Dibona reprend la forme d'une aiguille mais pas sûr que Patrick l'ait remarqué, concentré qu'il est sur l'escalade de ce ressaut.


Derniers moments avant le sommet, les dalles se couchent un peu.



Nous voilà sur le point culminant de l'Aiguille Centrale du Soreiller (3338m), deuxième sommet du jour, il est 10h45.


Nous y faisons la pause casse-croûte tout en profitant du panorama.


Puis c'est le temps de la descente, entamée vers 11h30 en compagnie d'une autre cordée de trois personnes effectuant l'arête Sud en aller-retour. Nous croisons des cordées en essayant de ne pas gêner. Un seul rappel sera nécessaire sur le haut, tout le reste peut se faire en dés-escaladant sans problème.



Nouvelle courte pause sur l'arête. Contemplation sur les sommets des Ecrins, on ne s'en lasse pas...


Et regard en arrière sur les arêtes de deux sommets du jour (un kilomètre d'arête dit le topo).


Nous poursuivons la descente, nous rapprochant de la Dibona et prenant conscience petit à petit que nous n'irons probablement pas à son sommet aujourd'hui...




Ce n'est pas un problème d'horaire... ou de difficultés (la voie normale est facile)... mais d'encombrement ! Il y a vraiment trop de monde : des gens qui montent (dont une cordée de six) et d'autres qui descendent (arrivant des voies de la face Sud). Nous n'avons aucune envie d'aller nous mêler à tout ce monde. Je tente bien de convaincre Patrick de grimper les clochetons Gunneng (les deux belles aiguilles à gauche) en compensation mais il n'est pas chaud, ça lui suffit pour aujourd'hui.



Nous remettons donc le matériel dans le sac et quittons les lieux pour entamer la longue descente, non sans jeter un regard en arrière sur cette Dame Dibona dont, décidément, je n'ai toujours pas foulé le sommet ! 


A 13h40, nous sommes en bas des pierriers, laissant derrière nous les arêtes et sommets du jour.


Nous serons à la voiture à 15 heures, fin d'une bonne journée !