dimanche 26 novembre 2017

Sous le Baconnet

Petite balade de 2h15 en forêt au départ du col du Fau pour profiter de la neige et dans l'espoir de croiser quelques animaux (ce qui ne sera malheureusement pas le cas). J'ai bien pris l'air !

Mon objectif : la bande de forêt à la base des rochers sommitaux
Belle ambiance dans la hêtraie
Dernières aiguilles sur les mélèzes (vu le vent, elles ne resteront plus bien longtemps)
L'objectif se rapproche : les arbres là-haut au milieu des falaises
Au pied du dernier rempart avec vue sur Monestier-de-Clermont et Grenoble
Les rampes sous la falaises sont raides, enneigées et à l'ombre ; Ambiance polaire.
Je n'irai pas plus loin, à quelques mètres c'est le vide et la chute n'est plus permise
Plus qu'à redescendre
I was there !



vendredi 24 novembre 2017

Pas de l'Oeille

Même si l'envie de rechausser les skis est bien présente, c'est à pied que je pars ce matin, ayant choisi l'option "proximité" -donc Prélenfrey - où le manteau n'est pas suffisant pour skier. Je pars du parking des Bordeaux, atteint sans pneus neige malgré les quelques plaques de verglas bien présentes.


Une quarantaine de minutes plus tard, je suis au milieu des pins qui jalonnent le pied des falaises. J'ai prévu de visiter le couloir des "torcheurs du matin" que j'ai déjà skié à plusieurs reprises mais jamais parcouru à pied.


Depuis ces pentes, la vue est toujours aussi sympa sur les arêtes du Gerbier et le bassin grenoblois.


A ma gauche, les "sultanes" me font de l’œil mais ce n'est pas vers elles que je me dirige.


La voie vers le haut, c'est par là. Malheureusement il fait trop doux et la neige est bien molle, je vais devoir rester au maximum sur les abords rocheux pour pouvoir progresser.


Un quart d'heure plus tard, regard en arrière sur le couloir dominant Prélenfrey.


Un peu plus haut, du haut de mon piton rocheux, j'entends des voix qui viennent de par là en bas.


Ce sont deux grimpeurs qui aiment le froid :-D


Je les observe de loin sans, probablement, être vu. Je suis moi-même surveillé, à ma gauche, par le gardien des lieux. Le voyez-vous ?


C'est plus facile au zoom...


Toujours pas ? Voilà encore un peu plus de grossissement !


Pour aller le voir de plus près, c'est par ici qu'il faut monter.


Un chouette endroit, non ?


En une dizaine de minutes, je me retrouve juste au dessus de mon bouquetin. Il est tranquillement installé sur son perchoir dominant Prélenfrey.


Un beau mâle solitaire.


Une cinquantaine de mètres en traversée vont ensuite me permettre de rejoindre le haut du couloir des Sultanes et le sentier d'accès au Pas de l'Oeille.


A peine arrivé au bout de la traversée, voilà que je tombe sur de nouveaux habitants des lieux.



Je me rapproche et partage quelques instants leur intimité. Certains s'embrassent même sous mes yeux sans aucune forme de gêne !


La suite, c'est par là : le franchissement de la corniche du Pas de l'Oeille qui commence déjà à se former malgré le faible enneigement.


Et voilà, je suis au-dessus. Merci les bâtons, vous m'avez bien servi sur ce coup !


Vu d'ici, il est facile d'imaginer comment les vents d'Ouest (dominants) décapent les crêtes et projettent la neige plus bas, créant ainsi aussi rapidement la corniche (dont le haut est la plaque de neige à droite de la photo).


Je suis maintenant au-dessus des bouquetins, je peux faire des images de la petite troupe bien moins nombreuse que lors de mon dernier passage il y a deux mois).




Une fois repassé sous la corniche et descendu sous les barres rocheuses, je me retourne pour jeter un dernier regard vers eux. Ces animaux sont vraiment insensibles au vide !


Plus qu'à descendre, dommage quand même de ne pas avoir les skis aux pieds. Même s'il n'y a pas beaucoup de neige, cela aurait suffit à faire une bonne descente...


Une dernière surprise m'attend sur le bas du couloir : une étagne et son cabri m'attendent pour me saluer (...).



Vu du bas du couloir des Sultanes, je regrette moins les skis...


Retour au parking, il est 11h45 soit une balade de trois petites heures. Encore une fois, que du bonheur !


vendredi 10 novembre 2017

1ère neige

La première chute de neige de la saison 2017/2018... Je ne pouvais pas rater ça !

Classiquement, en début de saison, je profite des pistes de Chamrousse. Cela permet de partir haut (Roche Béranger est à 1750m d'altitude) et de limiter les risques de "touchettes" (comprenez de toucher les cailloux) grâce au travail de préparation du service des pistes. La météo n'est pas au beau fixe mais ce n'est pas bien grave, j'ai au moins la chance d'être au-dessus de la première couche qui obstrue la vallée.


Arrivé à la croix (2253m), le regard porte sur la Chartreuse en partie submergée par les vagues nuageuses. Seule la Dent de Crolles résiste vraiment.


A l'opposé, Meije et Râteau sont largement au-dessus de la première couche nuageuse (ils sont environ 1800 mètres plus haut que la Chartreuse) et ont revêtu leur parure hivernale.


Au Sud, le massif du Tabor et l'Obiou se détachent sur un beau fond rose annonciateur de mauvais temps. C'est bien joli tout ça !


Premiers virages sur la piste des lacs Roberts : 10 centimètres de poudreuse légère sur fond dur. Il y a pire pour débuter la saison...


Repeautage et remontée au col des Trois Fontaines où je décide de rallonger un peu la balade, je n'ai pas envie de rentrer déjà  ! Je prends le temps, je "bulle", je profite de la vue et de l'ambiance.


Direction le col de la Botte où je m'offre une courte mais belle descente jusqu'au lac des Escombailles. Peu de neige mais suffisamment en restant dans le creux de la combe au pied des pentes Nord de la Botte.


Nouveau repeautage pour rejoindre le col des Lessines d'où je peux contempler la combe descendue.


Je remonte le long de l'arête vers la "Bottine", finissant les derniers mètres à pied. De ce point, j'ai une vue dégagée sur les lacs Robert, le Grand Eulier (encore bien sec), le Grand Colon (au fond).


Je peux ainsi m'offrir une descente en neige vierge. Le haut est un peu sec mais la suite est excellente !


Une dernière remontée me ramène à la Croix de Chamrousse où je prends le temps de profiter des belles lumières sous un soleil revenu. Plus qu'à descendre par les pistes pour boucler cette première sortie de la saison !


(D+ 1000m)