vendredi 24 novembre 2017

Pas de l'Oeille

Même si l'envie de rechausser les skis est bien présente, c'est à pied que je pars ce matin, ayant choisi l'option "proximité" -donc Prélenfrey - où le manteau n'est pas suffisant pour skier. Je pars du parking des Bordeaux, atteint sans pneus neige malgré les quelques plaques de verglas bien présentes.


Une quarantaine de minutes plus tard, je suis au milieu des pins qui jalonnent le pied des falaises. J'ai prévu de visiter le couloir des "torcheurs du matin" que j'ai déjà skié à plusieurs reprises mais jamais parcouru à pied.


Depuis ces pentes, la vue est toujours aussi sympa sur les arêtes du Gerbier et le bassin grenoblois.


A ma gauche, les "sultanes" me font de l’œil mais ce n'est pas vers elles que je me dirige.


La voie vers le haut, c'est par là. Malheureusement il fait trop doux et la neige est bien molle, je vais devoir rester au maximum sur les abords rocheux pour pouvoir progresser.


Un quart d'heure plus tard, regard en arrière sur le couloir dominant Prélenfrey.


Un peu plus haut, du haut de mon piton rocheux, j'entends des voix qui viennent de par là en bas.


Ce sont deux grimpeurs qui aiment le froid :-D


Je les observe de loin sans, probablement, être vu. Je suis moi-même surveillé, à ma gauche, par le gardien des lieux. Le voyez-vous ?


C'est plus facile au zoom...


Toujours pas ? Voilà encore un peu plus de grossissement !


Pour aller le voir de plus près, c'est par ici qu'il faut monter.


Un chouette endroit, non ?


En une dizaine de minutes, je me retrouve juste au dessus de mon bouquetin. Il est tranquillement installé sur son perchoir dominant Prélenfrey.


Un beau mâle solitaire.


Une cinquantaine de mètres en traversée vont ensuite me permettre de rejoindre le haut du couloir des Sultanes et le sentier d'accès au Pas de l'Oeille.


A peine arrivé au bout de la traversée, voilà que je tombe sur de nouveaux habitants des lieux.



Je me rapproche et partage quelques instants leur intimité. Certains s'embrassent même sous mes yeux sans aucune forme de gêne !


La suite, c'est par là : le franchissement de la corniche du Pas de l'Oeille qui commence déjà à se former malgré le faible enneigement.


Et voilà, je suis au-dessus. Merci les bâtons, vous m'avez bien servi sur ce coup !


Vu d'ici, il est facile d'imaginer comment les vents d'Ouest (dominants) décapent les crêtes et projettent la neige plus bas, créant ainsi aussi rapidement la corniche (dont le haut est la plaque de neige à droite de la photo).


Je suis maintenant au-dessus des bouquetins, je peux faire des images de la petite troupe bien moins nombreuse que lors de mon dernier passage il y a deux mois).




Une fois repassé sous la corniche et descendu sous les barres rocheuses, je me retourne pour jeter un dernier regard vers eux. Ces animaux sont vraiment insensibles au vide !


Plus qu'à descendre, dommage quand même de ne pas avoir les skis aux pieds. Même s'il n'y a pas beaucoup de neige, cela aurait suffit à faire une bonne descente...


Une dernière surprise m'attend sur le bas du couloir : une étagne et son cabri m'attendent pour me saluer (...).



Vu du bas du couloir des Sultanes, je regrette moins les skis...


Retour au parking, il est 11h45 soit une balade de trois petites heures. Encore une fois, que du bonheur !