mercredi 24 janvier 2018

Dans mon jardin d'hiver

Le soleil étant annoncé pour ce mercredi, je m'offre un jour de récup pour en profiter.
A 7h30, je suis devant la porte d'entrée du temple...


Loin derrière moi, le jour se lève doucement sur le Dévoluy, de la montagne de Farault (à gauche) jusqu'aux Têtes de Garnesier (les deux pointes à droite), en passant par l'Obiou, la Tête de l'Aupet, le Grand-Ferrand... C'est beau.


Malgré la relative chaleur, le regel est bon et la progression à ski est un peu compliquée sur une neige bien dure. Je passe donc en mode pédestre avec les crampons aux pieds et les skis sur le sac.


Je croise les chemins forestiers, ils sont nombreux ici. A ma droite, Grenoble et la Chartreuse se réveillent doucement. Il est 8h00, ça doit fourmiller là-bas... et je profite d'autant plus du calme qui règne ici.


Je remonte droit dans une vieille coulée d'avalanche, mon objectif est d'atteindre les pentes sous les falaises avant l'arrivée du soleil...


Raté, je suis parti 1/4 d'heure trop tard !


Me voilà dans mon jardin favori sous les falaises du Gerbier, un cadre enchanteur qui ne peut me lasser malgré mes nombreuses - et régulières - visites. J'apprécie autant les deux belles dents des Sultanes que le couloir de neige qui est une véritable invitation au ski !


Passage au pied du couloir Est du Gerbier qui ne semble pas en supers conditions, les deux bouquetins qui sont dans les rochers à sa base ne me contrediront pas.



Zoom sur les belles Sultanes (au sommet desquelles il faudra que je pense à monter un jour...).


Je poursuis la montée dans le couloir Nord, la neige porte bien, ça monte vite. Le panorama derrière moi est plutôt pas mal...


C'est à la petite dent là-haut que je vais chausser, j'y serai dans moins de 5 minutes.


Plus qu'à descendre le couloir des "torcheurs du matin", en veillant à ne pas s'en coller une car c'est assez raide et la neige est un peu dure... J'ai d'ailleurs bloqué les fixations pour éviter une mauvaise surprise.


Une belle plongée avec le village de Prélenfrey en guise de toile de fond.


Cinq minutes de descente et une traversée plus tard, je suis déjà au pied du couloir des Sultanes où je remets les skis sur le sac et les crampons aux pieds.


Une belle goulotte s'est formée au milieu par la neige de fonte, il faudra y faire attention lors de la descente...


Je suis surveillé d'en haut du couloir...



Ils sont trois et restent à distance respectable, c'est-à-dire pas très loin puisque ce sont des bouquetins.



Je pourrais en rester là et chausser les skis pour attaquer la descente. La corniche sommitale est nettement plus grosse que les derniers hivers, preuve que nous sommes cette année dans une saison à neige, et est impossible à franchir (contrairement à l'année passée avec Romain). Mais le bon enneigement offre la possibilité d'un passage plus à gauche...



Une courte bataille (dans laquelle je regrette un peu de ne pas avoir pris un second piolet...) et me voilà sur le replat du pas de l'Oeille.


Reste à redescendre, ce qui est un peu plus technique. Mon dernier cadeau de Noël m'est bien utile !


La chute n'est pas vraiment conseillée...


Le même passage vu sous un autre angle. Ou comment allier le ski à un peu d'alpinisme !


Retour à mon sac, il va être l'heure de chausser les skis.


Début de descente à 10h50, je privilégie les pentes rive gauche qui ont pris le soleil et où la neige est revenue juste à point.



Je dérange un chamois qui file vers le haut à une vitesse impressionnante.




Le passage de l'étroiture est un peu tendu : c'est goulotté, la neige est glacée et l'accroche très limite.


En dessous la tension se relâche et ce n'est que du plaisir jusqu'en bas.




Je vous laisse transposer l'itinéraire de la carte sur la photo !



En voilà une belle matinée au pays des matins dorés !
Couloir des Torcheurs du matin (4.1 E2) et couloir des Sultanes (4.1 E2) - D+ 1100m