dimanche 24 juin 2018

Arêtes du Pin

Nous avions fait une tentative avec Patrick l'été dernier qui s'était soldée par un tour du pic du Pin, nous y voilà à nouveau ce matin et avec Romain en prime. A 10 heures l'objectif est là en face de nous : les arêtes du Pin.


L'approche est sèche, seuls quelques rares névés subsistent dans la portion au-dessus du Pas de la Coche.


Le premier ressaut est raide mais facile et nous ne sortons pas la corde.


Derrière nous, nous laissons le Pas de la Coche et son petit lac. Vous observerez l'agglomération grenobloise (au fond à droite) et le Grand pic de Belledonne (dont le sommet est pris par les nuages).


La suite est vite avalée, c'est une simple randonnée sur le fil de l'arête avec quelques passages où il faut mettre les mains.




Nous tirons un premier petit rappel (même s'il n'est pas obligatoire) alors que la suite du programme se dévoile... et que le ciel tend à se couvrir.



Notre volonté de rester sur le fil nous offre le plaisir d'un petit passage qu'on pourrait presque qualifier "d'escalade". Romain ouvre la voie assuré par Patrick tranquillement installé au "relais" ! Quant à moi, je fais des photos.




Au tour de Patrick de franchir ce formidable ressaut de haute difficulté. La concentration est maximale...



 Nouveau petit bout d'arête avant un second rappel.



Immortalisons cette cordée de rêve.


Au sommet du Pic Sud du Pin.


Après un troisième rappel, passage dans une "boîte aux lettres".




La suite est un peu plus effilée et aérienne, c'est le moment que choisit Romain pour se décorder et partir devant en solo. Rien de difficile mais chute interdite...


Patrick suit, assuré par mes soins tandis que Romain nous attend dans la brèche en dessous.


Nouveau ressaut un peu grimpant que Romain, ré-encordé, entame suivi de Patrick.



Des volutes nuageuses remontent de l'Ouest, il ferait presque frais !


Après un nouveau petit rappel, l'arête s'amincit encore.


Romain joue les funambules.


Nouveau rappel.



Et une nouvelle bosse franchie qui nous rapproche petit à petit du col de l'Aigleton.


En contrebas, nous repérons quelques bouquetins tranquillement installés.


Un tout dernier rappel et nous pouvons plier la corde.


Derniers mètres avant le col de l'Aigleton, la traversée est terminée.


Après la pause pique-nique, c'est l'heure de la descente.


Coup d’œil aux bouquetins au passage.


Et c'est le retour avec sous nos yeux à notre gauche toute la ligne de crêtes que nous avons suivie.




Une jolie balade qui nous aura pris environ 6 heures sans nous presser outre mesure. Il faut dire que cette crête est longue de près d'un kilomètre tout de même !