samedi 26 janvier 2019

Col de la Valloire

Avec Patrick et Romain nous avions prévu de partir de Gleyzin, mais la petite route verglacée n'a laissé aucune chance à mon "gros" 5008 malgré les chaussettes. Comme quoi ces fameuses chaussettes ne valent pas de vraies chaînes ! Du coup nous revenons sur le plan bis discuté la veille par téléphone et partons du Grand Thiervoz - plus précisément du pont de la Valloire - un peu après 8h30.


Les 600 premiers mètres de dénivelé sont techniques et forestiers, nous savons déjà que nous essayerons d'éviter la descente par là.


A la sortie de la forêt, vers 1750 mètres, la couche de neige fraîche est conséquente et, même si nous aimons la solitude, nous sommes heureux de pouvoir profiter de la trace faite par nos prédécesseurs plus matinaux.


Une belle tranchée n'est-ce pas ?


Il est 10h15, nous voilà aux chalets de la Grande Valloire où seule une trace animale zèbre le beau manteau blanc.


Nous laissons les chalets sur notre gauche et poursuivons vers le haut à la poursuite de nos trois traceurs qu'on aperçoit plus haut.


Derrière nous, la crête du Grand Rocher et la Chartreuse profitent du soleil alors que nous sommes dans le frigo.


Profitant de la trace, nous avançons bien plus vite que nos trois prédécesseurs que nous allons rejoindre au replat du Lac Blanc (altitude 2100 mètres). Ils n'auront malheureusement pas la chance de profiter de notre arrivée pour les relayer à la trace : ils visent le Col d'Arguille (au fond, encadré par le Rocher d'Arguille et la Grande Valloire) alors que nous bifurquons vers la gauche en direction du Col de la Valloire. Désolé les gars !


C'est à notre tour de tracer et c'est un sacré travail qui nous attend, heureusement que nous sommes trois à nous relayer !


Là-haut à gauche, sur les pentes ensoleillées, les chamois batifolent et se moquent bien de nous.


Le travail de forçat se poursuit (ici Patrick à la trace).


Nous voilà maintenant au-dessus du Lac Noir.


A 11h30, nous profitons enfin d'un peu de soleil. L'ambiance est magique, nous sommes absolument seuls dans ce grand vallon et, si ce n'est l'effort nécessaire que cela demande, nous profitons pleinement du plaisir de faire la trace.


C'est sûr, nous ne progressons pas vite... et il est déjà bientôt midi lorsque nous débouchons au Lac Glacé. Notre objectif est désormais visible.


Vingt minutes plus tard, au-dessus du Lac Glacé, Patrick et Romain se ravitaillent alors que je me colle à la trace.


Cinq minutes plus tard, c'est au tour de Romain.


Grosse dépense d'énergie pour faire la tranchée dans une neige profonde et dont la surface a été densifiée par le vent...


Petit à petit, à force d'efforts répétés, nous progressons vers le haut et le panorama devient de plus en plus beau.


Je m'y recolle pour la dernière rampe alors que Patrick et Romain prennent un peu leurs distances.



Mais ils me rattrapent rapidement et nous débouchons ensemble au Col de la Valloire à 13h15.


Nous y restons environ une demi-heure, le temps de manger, de profiter du panorama et de nous préparer pour la descente. Sous nos pieds côté Nord, il y a beaucoup de monde à la Selle de Comberousse, quelques personnes qui montent vers la Selle du Puy-Gris et même deux personnes au sommet du Puy-Gris !



Nous entamons la descente à 13h45 et comprenons dès les premiers virages que ça va être physique...


La neige a subi l'effet du vent et est compliquée à skier, passant de poudre à carton sans préavis. Il faut des cuisses en béton pour descendre et surtout se mettre en arrière pour pouvoir garder les skis hors du manteau. Ce n'est pas mon habitude et je plonge tête la première après seulement trois virages !


J'ai beau essayer d'aller chercher sur les pentes orientées au Nord, c'est le même constat : inskiable ou presque !


Une déception qui ne gâche pas pour autant le plaisir d'être ici, le cadre est vraiment sublime.


C'est à peine mieux entre le Lac Glacé et le Lac Noir, seules des cuisses en béton armé permettent d'enchaîner les virages.


Romain a trouvé la technique...


Nous plongeons ensuite sous le Lac Blanc et le neige devient meilleure.


Elle est même excellente sur cette portion quel dommage que nous n'ayons pas eu cette qualité de neige plus haut !


Nous recollons les peaux à la passerelle pour faire la traversée vers la Petite Valloire où la descente est plus skiante.



Une belle traversée tout juste en cours de traçage par un groupe de 6 personnes que nous allons vite rattraper et doubler.


Et voilà, c'est fait, ils sont derrière nous.


Un dernier moment au soleil avant de plonger dans les nuages.


Passage au Chalet de la Fouetterie (où le groupe que nous avons doublé dormira ce soir).


Puis au premier Chalet de la Petite Valloire où la neige devient collante.


La balade se termine par le chemin forestier juste suffisamment enneigé pour ne pas abîmer les skis.


Et même un peu de ski de combat sur la fin, au point que Patrick et moi passerons en mode piéton sur les derniers 100 mètres de dénivelé.


Au global, 1900 mètres de dénivelé positif et une belle journée que les conditions de neige ne suffiront pas à gâcher. Et aussi des jambes bien fatiguées !


mardi 22 janvier 2019

La Grande Odyssée

Une invitation par l'organisateur (un client), ça ne se refuse pas.
Je serais volontiers monté avec Sonia et les filles mais c'est en semaine donc impossible, du coup je propose à mes parents de m'accompagner à La Féclaz pour voir cet insolite spectacle.



Il y a les races auxquelles je m'attendais (malamute, husky...).


Mais aussi (et presque surtout) les croisements entre chiens nordiques et chiens de chasse qui filent à toute vitesse.


Un spectacle plutôt sympathique qui a attiré plus de monde que je n'aurais pensé.


Et surtout, ça change des habituels événements sur lesquels je me rends depuis tant d'années !


samedi 19 janvier 2019

Matinée glaciale

Ce matin, on s'est un peu trompé avec Romain... Pas tant pour notre choix, faire une goulotte à Chamrousse, ça fait longtemps qu'on a cette idée en tête, mais surtout parce qu'on part à pied plutôt qu'à ski. Quelle idée alors qu'il a neigé cette semaine ! Heureusement, nous profitons de la neige damée et portante pour remonter la piste de Casse Rousse


Devant nous apparaît la paroi de Casse Rousse où se dessine (en orange) la goulotte du chien.


Notre objectif initial était la goulotte d'à-côté, celle du bloc coincé, mais il y a déjà deux cordées engagées donc nous préférons nous reporter sur la voisine vierge de toutes traces.


Une bonne couche de neige fraîche demande déjà quelques efforts pour remonter au départ de la goulotte. Romain a été plus prévoyant que moi, il a des guêtres, lui...


Il faut s'employer un peu pour franchir le court ressaut de départ, puis la suite est plus facile.


Vue du haut de la première longueur avec Grenoble - au soleil - juste dans l'axe.


Au relais, le couloir part à gauche et s'élargit.



Il fait bien froid et j'en oublie de prendre des photos, je ne ressors l'appareil qu'à la longueur suivante, la troisième. Avec toute cette neige, il y a très peu de glace apparente et aucune difficulté technique, par contre c'est bien physique !


On range même la corde avant la sortie. Je devrais plutôt dire "Romain range la corde" car pour ma part j'ai un gros coup de fatigue et suis un peu à l'agonie, je termine à un vrai rythme de sénateur et Romain me rattrape au soleil.



Courte pause au soleil pour manger, boire et se réchauffer. Pour ma part, je suis sans forces et c'est donc tout naturellement qu'on décide de rentrer à la voiture. C'est vraiment dommage de ne pas avoir les skis aux pieds...



Un dernier regard sur la balade du jour ...


Avec Romain, nous sommes d'accord : nous reviendrons !