dimanche 30 juin 2019

Au frais - épisode 3

Pour ce troisième épisode, je suis heureux d'être accompagné par Marie. C'est quand même plus sympa quand le plaisir de la découverte est partagé, et qui plus est avec ma fille !

Nous démarrons du pont Massette, à proximité de St Guillaume, et partons dans un affluent de la Gresse, le ruisseau Munier, qui récolte tout ce qui arrive du bassin versant situé entre le Rocher du Playnet et les Moucherolles. Le début, les pieds dans l'eau bien sûr, est des plus tranquille.


Puis ça devient un vrai torrent encombré par de gros rochers, la progression devient plus ludique.


Et même carrément l'aventure avec ce beau passage sous rocher !




Nouvelle portion plus tranquille avec de beaux bassins où Marie plonge avec délice malgré l'eau plutôt fraîche !



L'esprit d'aventure gagne Marie (pour son père la question ne se pose plus...), il faut dire que l'environnement s'y prête bien, nous nous prenons un peu pour Indiana Jones à la recherche de l'arche perdue !




Une double cascade nous barre la route... mais pas pour longtemps, Marie a déjà repéré que celle de droite est facile à remonter.


Même ce gros rocher ne saurait nous arrêter dans notre conquête, nous le contournerons lui aussi par la droite dans les blocs au soleil.


On n'est pas bien là ?


Nouvelle difficulté, infranchissable sauf à passer dans l'eau mais c'est profond ! Nous devrons passer une fois encore à droite pour continuer.


Et cet obstacle, comment allons nous le franchir ? En nous faufilant sous le rocher à gauche...


Pour découvrir que nous sommes cette fois vraiment dans une impasse !


La piscine est belle mais profonde et l'eau carrément froide, ce qui ne rebute pas Marie pour autant !



Un contournement par la forêt - à gauche cette fois - nous permet de contempler la piscine du dessus.


La gorge s'élargit et la progression reprend plus tranquillement.


Nous venons buter définitivement sur cette cascade au pied des falaises, elle n'offre aucune chance de passage, ni en direct, ni sur les côtés.



Nous quittons la gorge par les pentes de la rive droite encombrées de feuilles mortes en suivant une sente animale (probablement des mouflons, chevreuils et sangliers).


Sente qui se faufile au milieu de la falaise, Marie n'en mène pas large...




Nous débouchons sur la route de St Andéol, retour brutal à la civilisation !


La descente sur la route est rapide et je fais une dernière surprise à Marie avant de rejoindre la voiture : nous empruntons la petite sente qui part dans le dernier lacet et rejoignons les deux cascades qui marquent la fin du canyon des Moules Marinières. Il y a du monde !


Un joli saut dans la première vasque puis un toboggan dans la seconde, avis aux amateurs de sensations, ce coin est idyllique, non ?



Marie, tu me raccompagnes quand tu veux !


samedi 29 juin 2019

Au frais - épisode 2

J'en avais encore parlé avec Romain lors de notre retour du lac Fourchu sous des trombes d'eau samedi dernier, j'avais en tête d'aller visiter ce coin depuis un petit moment. C'est donc aujourd'hui que je m'y aventure : me voilà parti du pont de la Gorge dans le ruisseau de Maladray au-dessus de St-Barthélémy-de-Séchilienne.

C'est ici bien différent du ruisseau visité la veille dans le Vercors : le torrent charrie dans son lit beaucoup de matériaux rocheux et la pente faible permet  une progression rapide.J'arrive rapidement à un embranchement et choisis de remonter le ruisseau du Grand Rif qui semble bien sauvage.


Un étranglement se franchit facilement à condition de faire un peu le singe sur le côté.


Je suis bloqué juste après au pied d'une belle mais infranchissable cascade.


Je tente un contournement par la gauche mais dois faire demi-tour après être monté bien 100 mètres au-dessus du torrent dans des pentes raides et au soleil. Sacré coup de chaud, je serai content de retrouver la fraîcheur du torrent !


Du coup me voilà contraint de redescendre le torrent puis de prendre à gauche dans, cette fois, le ruisseau de Maladray. C'est le début d'une longue remontée !




Seule micro difficulté rencontrée : cette belle cascade moussue que je franchis à gauche dans le lit du ruisseau.


Je suis au pays de l'eau et de la mousse, loin de la chaleur caniculaire de la vallée.



La remontée se poursuit sur quelques centaines de mètres, toujours au milieu des tonnes de cailloux charriés par les crues torrentielles. Je reste vigilant à ne pas me tordre une cheville ou un genou sur ce terrain instable à souhait !



Après 400 mètres de dénivelé, je trouve le chemin de la combe de l'Echaillon. J'y fais une bonne pause pour dévorer mon pique-nique les pieds (voire plus) dans l'eau.


Quelques centaines de mètres à plat en direction du Sud vont m'amener en haut de la combe parallèle où je vais replonger vers le bas.


La voiture est garée là-bas en bas, au niveau du pont.


Voici le ruisseau de Granges, c'est par là que je descends et c'est bien différent du ruisseau précédent : les feuilles mortes et la boue remplacent les pierres et la mousse.


Quelques cascades à descendre prudemment, c'est parfois un peu scabreux voire même casse gueule, je l'avoue...




Mais je finis par rejoindre le ruisseau de Maladray qui coule en bas de ce dernier raidillon, la boucle est bouclée.


Une bonne découverte que ce coin bien sauvage, il faudra maintenant que je revienne visiter (par le haut et avec une corde) le ruisseau du Grand Rif sur la partie haute.