jeudi 3 septembre 2026

GR® 54 - Présentation


Le GR® 54 est un projet qui me traînait en tête depuis longtemps. D'abord parce qu'Oisans et Ecrins sont des massifs que j'affectionne particulièrement du fait de mon enfance à Bourg d'Oisans, ensuite parce que mes parents l'ont parcouru, ce qui a forcément éveillé mon imagination et l'envie de faire pareil, enfin parce que cette boucle d'environ 195km et 11500m de dénivelé correspond bien à ce que j'ai pu vivre à l'Échappée Belle ou à la PICAPica les deux étés précédents et que j'avais très envie de repartir sur une aventure du même type cette année. 

Pour préparer ce périple, je suis passé par ce site référence qui présente remarquablement l'histoire du GR® 54 et qui permet aussi de rentrer dans le détail de chaque étape via cet autre lien grâce auquel j'ai pu compilé toutes les données (distance, dénivelé...) et me créer un tableau horaire prévisionnel.

Mon objectif initial était de le faire en mode "one push" comme dans le cadre d'une épreuve d'ultra trail, donc sans faire de vraie pause dodo si ce n'est quelques siestes d'1h30 ou 3h si vraiment cela devient indispensable. Mon premier prévisionnel partait sur 60 heures, soit environ le double du FKT masculin qui est d'un peu moins de 32h (un FKT - pour Fastest Known Time - est le record de trajet ou d'ascension réalisé, sur un parcours pleine nature bien défini, en se déplaçant à pied et/ou avec l'aide de moyens non motorisés).

Finalement, Patrick s'associant au projet et n'ayant pas l'expérience d'un ultra, nous avons d'un commun accord révisé ce plan pour partir sur un programme en 3 jours et une nuit :

  • départ 20h de Bourg d'Oisans le vendredi 4 septembre pour une longue étape jusqu'à Vallouise où l'objectif est d'arriver avant 19h (heure du repas au refuge) - (87km - 4600D+ - 4400D-)

  • étape 2 entre Vallouise et La Chapelle-en-Valgaudemar (50km - 2850D+ - 2950D-)

  • étape 3 entre La Chapelle et Bourg d'Oisans (56km - 4000D+ - 4100D-)
Cela nous permettra en outre de passer de jour sur la partie que nous ne connaissons ni l'un ni l'autre (entre Vallouise et le Valgaudemar) et donc de la découvrir vraiment, c'est bien mieux comme ça !

Le rendez-vous est donc fixé à vendredi soir, nous sommes tous les deux impatients de démarrer l'aventure.

Le tracé avec les 2 nuits prévues

En bleu le GR54, en violet la limite du Parc National des Ecrins

Préparation des affaires la veille au soir


samedi 29 août 2026

Pieu

Une visite au Pieu pour m'éclater un peu les cuisses avant mon départ sur le GR54 dans quelques jours.
Montée en 1h15 (pour 935m de D+), aller-retour en 2h02 : a priori, je suis prêt (même si j'aurai quelques courbatures aux quadris dans les jours suivants...).

Vue vers Grenoble

Vue sur la maison

Dans la descente


jeudi 27 août 2026

Un UTMB de plus

Traditionnel passage à Chamonix pour rencontrer les acteurs du monde du Trail. Je co-voiture avec mon pote Eric cette année et nous mangeons et dormons à St Gervais où Chantal et Bruno nous accueillent, merci à eux !

Une édition exceptionnelle sur le plan sportif avec un vainqueur homme (Ben Dhiman) en un peu plus de 18h et une vainqueure française (Blandine L'Hirondel) en moins de 22h, deux temps records qui seront difficiles à battre !

La mythique ligne de départ et d'arrivée de l'UTMB

Passage obligatoire par le Asics Fuji Camp

Ben Dhiman vainqueur en un temps record


dimanche 23 août 2026

Ebron

La canicule m'incitant à privilégier une randonnée aquatique à une sortie en montagne, me voilà à nouveau dans l'Ebron comme je l'avais fait début août, cette fois avec 2 objectifs :
1- Trouver un accès plus facile (par le côté Est et le hameau de Lavars)
2- Visiter la partie amont jusqu'au Pont de Parassat que je n'ai jamais parcourue

Les deux objectifs seront atteints sans coup férir !

L'accès par Lavars est effectivement bien plus tranquille que par les Fauries : un beau chemin tracé par les paysans locaux pour accéder à leurs champs, puis une sente plutôt bien tracée (il faut dire que j'ai l'habitude) pour rejoindre le lit de la rivière.

Je file d'abord vers l'aval pour me repérer (et aussi être certain que j'aurai bien parcouru l'ensemble de la rivière 😄), faisant donc un aller-retour jusqu'à l'embranchement avec le ruisseau d'Orbannes où j'étais venu début août. 

Retour sur mes pas pour filer en direction du Sud jusqu'à la belle cascade du ruisseau de Burlet qui marque la limite de ma connaissance des lieux puisque j'étais venu explorer jusqu'ici en septembre 2016. Je poursuis donc vers le Sud et tombe sur un groupe de jeunes qui profitent également de la beauté (et de la fraîcheur) de la rivière. Ils sont venus par la Grange Avianne, encore un accès que je ne connais pas !

Je remonte les méandres du "Serre du Moulin" jusqu'à tomber sur une petite centrale électrique, et enfin arrive à mon objectif - le Pont de Parassat - qui devient donc le nouveau point max de mon exploration de l'Ebron. 

Retour (par le torrent bien-sûr) un peu au pas de course car l'heure tourne, il est déjà 17h30. Les jeunes ont d'ailleurs quitté les lieux quand je repasse sur leur lieu de baignade... et je retrouve la voiture à 18h45.

Pas sûr d'aller un jour visiter plus loin, la suite de la rivière semble moins sauvage et m'attire donc moins a priori... 

L'Ebron et son accès depuis Lavars

Accès par Lavars avec vue sur Grand Veymont et Mont Aiguille

Pendant l'approche, j'aperçois la cascade du Burlet

Arrivée dans le lit de la rivière après 30 minutes de descente

Je file d'abord en direction du Nord dans ce cadre enchanteur

Méandre de l'Ebron

Passage moins encaissé

Passage plus resserré

Confluence avec le ruisseau d'Orbannes (qui arrive de la gauche au pied de la falaise)

Curiosité géologique au coeur de la rivière

Je refais le chemin à l'envers en direction du Sud

Cascade du Burlet (derrière les arbres)

Une bien belle cascade !

Jeunes à la plage

L'heure tourne et le soleil n'éclaire plus le lit de la rivière selon l'orientation

Centrale hydroélectrique en vue

1/2 tour ici, au Pont de Parassat

Sur le retour, les jeunes ont quitté leur plage désormais à l'ombre

Tranquillité absolue, j'adore l'ambiance

Beau ciel de fin de journée alors que je remonte vers la voiture


samedi 22 août 2026

Ranc des Agnelons

Après avoir fait découvrir à Cécile les arêtes entre Pas de l'Oeille et Soeur Sophie en mai 2025, nous voilà aujourd'hui sur celles du Ranc des Agnelons. Nous sommes accompagnés de Clémentine, une de ses copines.

Nous démarrons à 9h15, l'itinéraire consiste d'abord à monter jusqu'au Col Vert, ce qui nous prend une grosse heure. Nous quittons ensuite le sentier balisé pour partir chevaucher la longue crête du Ranc des Agnelons en direction du Sud. Aucune vraie difficulté sur ce parcours mais il faut quand même rester vigilant car le vide est bien présent et il faut parfois mettre les mains pour franchir certains passages. Les filles apprivoisent petit à petit ce terrain auquel elles ne sont pas habituées et je mesure combien je suis à l'aise ici par rapport à elles ! 

Nous faisons une pause pique-nique après 2 heures de progression avant de continuer en direction de la Double Brèche du Gerbier que nous atteignons un peu après 14h. Chance, un groupe de bouquetins mâles nous y attend et nous pouvons les observer de très près, à tel point que nous devons même passer au milieu d'eux car ils occupent la crête où il nous faut bien passer. En y allant doucement, sans gestes brusques ni éclats de voix, ils se laissent approcher à quelques mètres et s'écartent juste ce qu'il faut pour nous permettre de continuer notre route. Nous n'avons vraiment pas eu le sentiment de les déranger plus que ça et c'est tant mieux !

La descente nous demande encore une grosse heure de plus et nous retrouvons la voiture plus de 6h30 après l'avoir quittée. Une sacré balade pour Cécile et Clémentine dont je suis heureux d'avoir été le guide du jour.

L'itinéraire
Départ !

Passage à la baraque du Col Vert

Col Vert et son célèbre banc

On quitte le Col Vert et ses lacets qui descendent côté Villard de Lans

Progression sur la crête

On côtoie le vide de près, le pas doit être sûr !

Dans notre dos, le Cornafion et son plateau

Un ressaut se présente, il va falloir grimper sur quelques mètres

J'avais prévu la corde pour (r)assurer les filles

Obstacle franchi, la suite s'annonce plus facile

On n'est pas bien là ?

Passage descendant

Sur le fil

Un autre passage grimpant se présente

Elles se débrouillent sans corde désormais

Pause contemplative

"Et ça continue, encore et encore" comme dirait Cabrel 

Chute interdite !

On quitte la crête pour passer à flanc sur quelques dizaines de mètres

Pause pique-nique avec vue sur la dernière partie de l'arête

Nouveau passage descendant

Nouveau passage grimpant

On y est presque 

Quelle ambiance quand même !

L'objectif est là et est occupé par des grandes cornes

Ils sont bien là et semblaient nous attendre

Photo sans zoom pour info

On avance doucement et ils se déplacent juste de quelques mètres pour nous laisser passer

Plan large avec Grenoble au fond (et Vif à droite)

Il est temps de descendre

Descente raide et technique sur la partie haute, plus facile ensuite

Retour sur un "vrai" sentier, plus qu'à rejoindre la voiture !