La rando du jeudi devient une tradition et Marine se rappelle à mon souvenir hier avec un petit SMS : "Tu es dans le coin demain ?"
Bien sûr je réponds présent et nous voilà partis pour une jolie boucle au départ de La Morte avec un départ sur le GR50 skis sur le sac, et oui c'est le Printemps aujourd'hui et la neige a quitté les versants ensoleillés !
Après 20mn de marche, on a une belle vue sur la station de l'Alpe du Grand Serre.
"Regarde Marine, c'est là-haut qu'on va !"
J'ai choisi de monter par le vallon de Guilliman qui domine le lac de Prévourey. C'est un peu raide mais ça permet de faire une boucle et de varier les paysages.
Skis aux pieds, le haut du vallon est rapidement atteint.
Dernière pente avant d'atteindre le lac du Brouffier.
On laisse le lac sur la gauche pour rejoindre le Pas de la Vache et l'arête du Brouffier qu'on va suivre jusqu'au Pas de la Mine (à droite du sommet).
Sur l'arête avec Grenoble (et sa pollution) dans le dos.
Marine est un peu impressionnée par les pentes fuyantes le long de l'arête, je sors donc la corde pour la rassurer.
Et on débouche au Pas de la Mine, les derniers mètres déneigés nous obligeant à mettre les skis sur l'épaule. Dans notre dos, toute l'arête parcourue (et le Tabor au second plan).
Pour Marine c'est suffisant : on se sépare donc, le temps pour elle de descendre le Pas de la Mine et pour moi de monter à la Croix du Sergent Pinelli située juste au-dessus.
Arrivé à la Croix, je peux voir Marine qui m'attend sur le dôme herbeux dessous. 200m de dénivelé nous séparent.
Je la rejoins en empruntant le couloir N qui part pile sous la Croix, couloir que je n'avais encore jamais skié.
En rouge l'itinéraire de Marine descendant le Pas de la Mine, en bleu le mien qui passe par la Croix du Sergent Pinelli.
On boucle par la crête du Brouffier - c'est l'itinéraire classique de montée - sur une neige "St Maclou" (moquette épaisse) alors que certains montent encore.
J'ai même droit à ma photo, merci Madame !
La neige se ramollit dans la combe des Salières mais c'est tout bon quand même.
La forêt est encore skiable sans une seule touchette.
Et on skie jusqu'à la voiture, un luxe avec cette période de sécheresse qui dure.
Un voyage d'un peu moins de 6h pour 1000m de dénivelé (1200 pour moi) sans se presser, de quoi donner à Marine l'envie de revenir dans ce coin en famille.