dimanche 27 août 2023

Rosière

Ma nièce Tamara a été choisie comme Rosière 2023 à Pontcharra.
Bravo la miss, tu fais la fierté de nous tous et surtout de tes parents et grands-parents !






vendredi 25 août 2023

Echappée Belle raccourcie

5h40, Vizille : mon pote Christophe et son fils Thomas me font la surprise d'être présents au départ. Cool et merci à eux ainsi qu'à Elise et Emma qui ont également fait l'effort de se lever aux aurores pour nous faire le taxi !


H-3mn : Yoan et moi sommes prêts à affronter les fameux cailloux "AOC Belledonne".
Je viens juste de me rendre compte que j'ai oublié mes 2 flasques d'eau à la maison, mais quand on n'a pas de tête on a des filles 😄 : Elise et Emma repassent par la maison et me les déposent au ravitaillement de l'Arselle. Double merci donc !


Le départ est donné à 6h, nous sommes dans la 3ème vague (les premiers se sont élancés 1h plus tôt) et cela aura son importance un peu plus tard dans la journée...


Deux petits kilomètres de plat pour s'échauffer et on rentre dans le vif du sujet : une quinzaine de kilomètres pour avaler 1500 mètres de dénivelé et rejoindre le ravitaillement de l'Arselle. Les frontales ne restent pas allumées bien longtemps et l'objectif est de ne pas avoir à les rallumer ce soir...





 Je prends un peu d'avance sur Yoan avant l'arrivée à l'Arselle à 9h pile) , ce qui me laisse le temps de récupérer mes 2 flasques déposées par les filles, de boire une petite soupe et de vider et refaire mon sac correctement car mon camelbag bougeait trop à mon goût (ça peut paraître un détail mais je craignais que ça devienne une idée fixe au fil des heures...).


9h45 : nous sommes au lac Achard, et le sourire aux lèvres.


Au Col de l'Infernet, une dizaine de minutes plus tard, on aperçoit le prochain objectif qui est le col de la Botte (droit au fond sur la photo).


Nous y sommes à 10h15 et y restons une bonne dizaine de minutes car Yoan a faim ! Pas le choix, j'en profite donc pour manger aussi un morceau.




10h35 : en approche des lacs Robert. On se fait la réflexion qu'on est plus habitués à les voir en mode hivernal !



Un photographe de l'organisation est positionné aux niveau des lacs, j'ai droit à une photo de moi avec Yoan quelques mètres derrière.



Il s'agit maintenant d'aller tout au fond là-bas : longue traversée jusqu'au refuge de la Pra qui nous prendra environ 1 heure.







Nous y arrivons à 11h50, avec donc 50mn d'avance sur l'horaire envisagé. Pourtant, on ne peut pas dire qu'on se soit pressé sur ces 27 premiers kilomètres, c'est donc plutôt rassurant et je me dis que j'ai été particulièrement prudent dans mon prévisionnel ! On y fait une nouvelle pause d'une dizaine de minutes avant de rejoindre le col de la Pra d'où l'on voit le lac du Crozet et son petit barrage qui fait face à la Chartreuse.



20 minutes plus tard, après un rapide regard en arrière sur le Grand Colon; nous voilà au lac du Petit Doménon.




Encore quelques minutes et on est au lac du Grand Doménon d'où l'on voit la suite du programme avec les immenses pierriers qui montent en direction du col du Bâton et de la Croix de Belledonne. Le col de Freydane (juste au-dessus de la tête des coureurs) sera ensuite le passage pour basculer derrière sur le versant du lac Blanc.


Après l'ascension du grand pierrier du "névé de la grande pente" (même s'il n'y a plus aucun névé ici fin août...), nous sommes en vue de l'intersection entre la boucle vers le haut (direction la Croix de Belledonne) et la traversée retour à gauche vers le col de Freydane (où on aperçoit quelques coureurs).


C'est à cette intersection qu'un bénévole nous dévie directement vers le col de Freydane , une décision prise par l'organisation à cause des forts risques d'orages annoncés pour la fin de journée. J'avais été prévenu par un SMS d'Emilien reçu lors de la pause au refuge de la Pra et on a donc eu le temps de se faire à l'idée, mais c'est quand même une sacrée déception de ne pas monter à la Croix de Belledonne 😢. Nous n'avions de toute façon aucune chance d'y parvenir en partant en troisième vague, seuls 150 participants environ (de la première vague) ont pu le faire. Ça nous enlève environ 3km et 450m de D+ qu'on aurait bien aimé faire, dommage ! On file donc directement sur la traversée vers le col de Freydane.



Au col de Freydane, atteint à 13h10, je tombe sur Léo Paul qui fait une sortie "off" pour oublier sa déception suite à l'annulation du parcours de samedi sur lequel il était inscrit. J'y trouve aussi Lucile qui est bénévole ici. Sympa ! On immortalise l'instant et on papote 2 minutes avant de plonger dans la longue descente sur le lac Blanc.


Nous sommes ici en plein dans le royaume des cailloux, sous l'oeil du point culminant du massif, le Grand Pic de Belledonne (2977m). La descente est raide et technique, difficile de ménager les cuisses dans ce genre de terrain. Il nous faut un gros quart d'heure pour rejoindre le lac Blanc (qui est plutôt turquoise...).





La plongée se poursuit sous le lac, continuant à mobiliser les cuissots, ce qui va se faire sentir dès lors qu'il faudra remonter vers le refuge Jean Collet qu'on aperçoit déjà.




C'est l'heure de ma petite fringale, je commence à m'habituer : c'est toujours autour de 8 heures d'effort qu'elle intervient ! Heureusement, le refuge n'est plus très loin et le ravitaillement me fera du bien. Nous y arrivons à 14h15, nous sommes au kilomètre 38 donc avons donc dépassé la moitié.



C'est ici que j'apprends, encore par un SMS d'Emilien, qu'une nouvelle  dérivation est mise en place au Habert d'Aiguebelle à partir de 17h. Il nous reste 2h40 pour y arriver, c'est chaud ! On repart donc assez vite en faisant mentalement des calculs sur nos chances d'y parvenir... Je n'arrive pas à me souvenir précisément combien de temps cela m'avait pris le 1er juillet dernier lors de ma sortie de repérage (et c'est pareil pour Yoan qui a aussi fait cette portion il y a quelques semaines) mais il me semble bien que c'était 2h30. C'est donc a priori jouable mais vraiment tendu, il ne faut rien lâcher.

A 15h, le col de la Mine de Fer est visible et tout nous semble encore possible...



Mais je suis malheureusement victime de crampes aux quadriceps dans le raidillon final qui mène au col (atteint à 15h20) où j'informe Yoan de la mauvaise nouvelle : c'est a priori mort pour être dans les temps au Habert d'Aiguebelle 😢. D'autant plus qu'il faut encore rejoindre la Brèche de la Roche Fendue dans un terrain passablement technique (AOP cailloux de Belledonne) et que je suis contraint de faire des étirements régulièrement pour éviter que ça n'empire... Mais Yoan est solidaire et reste avec moi, merci à lui !



Il nous faut 30 minutes pour rejoindre la brèche de Roche Fendue (contre 20 lors de ma sortie de repérage), il est donc clair que nous ne serons pas pour 17h au Habert d'Aiguebelle. C'est comme ça, il faut l'accepter et surtout continuer le chemin sans trop ruminer...



Rejoindre le Pas de la Coche nous demande une grosse heure depuis la brèche, je parviens quand même à trottiner mais reste attentif à ma cuisse gauche que je sens bien tendue et susceptible de partir en crampes à la moindre occasion. On voit là-bas en face le col de la Vache que nous n'aurons donc pas l'occasion de visiter aujourd'hui 😢.




On arrive au Habert d'Aiguebelle à 17h15 (finalement "que" 15 minutes trop tard) d'où, après m'être ravitaillé en soupe et avoir refait le plein de mes flasques, je repars sur le parcours de dérivation avant Yoan en lui disant que je m'arrête un peu plus loin pour faire des étirements. C'est le début d'une incompréhension qui va nous séparer un certain temps ! J'avance relativement lentement, faisant régulièrement des pauses pour m'étirer, me faisant doubler par plusieurs concurrents jusqu'à ce que je réalise que Yoan n'est toujours pas là. Je tente de le joindre par téléphone mais pas de réseau... On finit par réussir à se parler et il me dit qu'il voit déjà les premiers bâtiments de Prapoutel alors que je n'y suis pas du tout ! M'aurait-il doublé sans qu'on s'en rendre compte ? J'accélère donc durant quelques minutes pour le rattraper avant de me dire que ça n'est pas possible. Nouveau coup de fil et nous comprenons qu'il était en réalité au niveau de la colonie du Pré de l'Arc donc pas du tout devant mais belle et bien derrière moi ! Je me remets donc à marcher pour lui laisser le temps de me rattraper et nous nous retrouvons finalement au pied des pistes de Prapoutel. Il nous reste maintenant à faire la longue traversée ascendante jusqu'au col du Merdaret. Ça commence à tirer un peu sur le physique mais on garde encore le sourire !




Nous voilà enfin au col du Merdaret après cette interminable montée, il est pile 20h et il commence à faire un peu sombre.


On plonge dans la descente, ça fait du bien de pouvoir courir un peu et de sentir que la fin est proche ! Dernière photo prise à 20h40 alors qu'on n'a pas encore allumé les frontales et que les lumières du Pleynet - donc de la ligne d'arrivée - sont juste là devant nous.


On a le plaisir de sonner la traditionnelle cloche à l'arrivée même si on n'a pas fait la vraie intégrale de 150km, mais on dira qu'on l'a quand même méritée après 14h41 d'efforts, non ?


Mon frère Christophe viendra nous chercher - merci à lui ! - et c'est sous une pluie battante que nous rentrerons à Pontcharra, pluie qui a commencé à tomber à peine 5 minutes après notre arrivée : finalement, les organisateurs ont bien fait de faire des dérivations 😄.

Plusieurs remarques au bilan : 
1- Les horaires prévisionnels que j'avais calculés sont bons (c'était important pour moi de le vérifier et encore plus pour notre tentative d'intégrale l'année prochaine 😄) ;
2- Il faut que je trouve la clé pour éviter les crampes, c'est la première fois que ça m'arrive et j'ai pourtant plutôt bien bu tout au long de la journée ;
3- Le parcours est bien aussi difficile qu'annoncé, il faut clairement en garder sous le pied pour continuer après le Pleynet, d'autant plus que nosu avons avons zappé 2 difficultés cette année du fait de dérivations ;
4- Yoan comme moi étions bien fatigués à l'arrivée mais clairement pas "au bout de notre vie" : la probabilité d'arriver au bout d'une vraie intégrale cette année aurait été bien faible pour moi du fait des crampes mais ça ne me paraît plus du tout "impossible" si le physique est au rendez-vous (même si les chances d'y arriver restent faibles...).

Rendez-vous est d'ores et déjà pris pour ma part quant à une nouvelle tentative sur l'édition 2024 !