Après la visite du vallon haut perché de la Mariande
au mois d'août, c'est dans celui voisin de la Muande que je pars ce matin. Et toujours baskets aux pieds et en mode rando/course qui permet d'avaler de la distance et du dénivelé dans le temps imparti de la journée. Et de la distance, dans ce vallon qui est un des plus longs du massif, j'ai pu constater qu'il y en avait !
Je démarre à 10 heures tout rond du parking de Champhorent et commence par la descente jusqu'au pont qui permet de traverser le Vénéon et d'accéder, moyennant une courte remontée, au vallon en face. Là-haut, la Tête des Fétoules (3459m) me domine de plus de 2000 mètres.
Regard en arrière sur Champhorent 20 minutes après le départ. La journée s'annonce belle !
Encore 10 minutes et le vallon de la Lavey se dévoile, dominé par l'Aiguille de l'Olan (3373m) à ne pas confondre avec l'Olan (3564m) qui se cache derrière et est n'est pas visible d'ici.
En vue du refuge (à droite dans l'ombre), face à la Cime du Vallon (3406m).
Une heure tout pile après avoir quitté la voiture, je foule la pelouse rase qui entoure le refuge de la Lavey. Ma dernière venue ici remonte à fin mars 2002, nous avions les skis aux pieds et avions mis 2h30 pour venir jusqu'ici mais avec des gros sacs : nous avions bivouaqué à côté du refuge avant de faire l'ascension de la Tête des Fétoules le lendemain (dont nous n'avions pas atteint le sommet d'ailleurs, il faudrait y retourner...). Aujourd'hui tout est fermé, la saison est finie et le calme est revenu. Au fond, l'Aiguille du Plat de la Selle qui est souvent dans ce blog et que vous aurez bien sûr reconnue !
C'est à droite que je vais monter pour un aller / retour au lac des Bèches.
La pente se redresse et je prends rapidement de l'altitude.
Tout en bas, le refuge de la Lavey est bien visible.
11h45 : voilà le lac des Bèches.
J'en fais le tour, c'est l'affaire de quelques minutes.
Au-dessus du lac, je vous présente
l'arête des papillons à l'Aiguille d'Entre-Pierroux, une belle classique facile (ça ne dépasse pas le 3+) où j'aurais presque pu m'engager aujourd'hui si j'y avais pensé plus tôt. Une autre fois peut-être ?
Au lieu de cela, je fais une pause casse-croûte et profite du panorama 5 étoiles sur l'Aiguille du Plat de la Selle et le massif du Soreiller avant de reprendre la direction du bas.
Après être revenu au refuge, je traverse le torrent de la Muande pour passer en rive droite et le remonter en direction du haut du vallon.
Mon objectif maintenant est le lac des Rouies. Et je vais constater qu'il est encore loin, très loin !
(5,5 km et 900 mètres de dénivelé entre le refuge et le lac)
13h35 : regard en arrière sur le chemin parcouru.
14h : le lac est là-haut, le chemin pour s'y rendre se faufile entre les barres rocheuses.
14h25 : nouvelle pause grignotage en profitant de la vue sur le lac glaciaire de la Muande et sur... l'Olan (tout à droite) dont je foulais le sommet il y a quelques semaines.
La fin de la montée est plutôt de type caillouteuse. Pas de doute, je suis bien dans le massif des Ecrins !
Et toujours le lac de la Muande et l'Olan derrière moi.
Un peu avant 15h, le lac est enfin devant mes yeux. Ouf, il se mérite celui-là !
Photo côté pile (sommet de l'Olan à gauche)...
Et côté face (depuis le sommet de l'Olan le 26 août dernier).
Le lac des Rouies est au pied des Rouies (3589 mètres), logique non ?
J'entame la descente à 15h50 et ai la chance de croiser la route des chamois (une femelle et son cabri).
De beaux cairns jalonnent le chemin de descente.
Je vais avec joie retrouver un peu d'ombre et de fraîcheur pour terminer la balade. Pas mécontent car la route est encore longue pour rejoindre la voiture.
Les moutons ont envahi l'espace du refuge.
A 17h55, je suis en vue de Champhorent.
A 18h15, au pont sur le Vénéon. Le plus beau de la région ?
Les 150 mètres de dénivelé pour remonter au parking sont vite avalés et je suis bien heureux de retrouver la voiture après cette longue sortie !
Y a pas à dire, les vallons des Ecrins sont beaux mais ils se méritent...