samedi 30 octobre 2021

MC 2021

 C'est avec une certaine joie, je l'avoue, que je retrouve l'organisation de Marseille-Cassis au Palais de l'Europe pour le retrait des dossards de cette 42ème édition. Beaucoup moins de participants cette année puisqu'il n'y aura au final que 13500 dossards distribués sur les 18000 inscrits - la course paye les conséquences de la crise sanitaire comme toutes les autres ou presque - mais l'essentiel n'était pas là : il s'agissait avant tout de retrouver l'ambiance normale d'une grande épreuve. Un sorte de retour à la normale qui fait du bien à tout le monde.






dimanche 24 octobre 2021

Goûter contemplatif

Personne n'est motivé pour bouger ce dimanche, même pas moi !
Je parviens quand même à convaincre Sonia et les filles d'aller profiter du soleil et faire un goûter à l'aire de pique-nique située au-dessus de Miribel-Lanchâtre.
Tout le monde a apprécié le moment.




samedi 23 octobre 2021

Dents du Loup

Après la Vanoise (25 septembre), le Vercors (26 septembre, 10 et 17 octobre), le Dévoluy (2 octobre), le Taillefer (22 octobre), il était temps que je revienne dans le massif de Belledonne ! C'est chose faite avec Patrick : nous avons parcouru la belle arête des Dents du Loup au-dessus du lac du Crozet, parcours que j'avais déjà réalisé avec Romain en juin 2017.

Ambiance typiquement automnale dans la forêt !


La mer de nuages est bien formée mais elle s'ouvrira dans la journée, ce qui n'était pas le cas hier lors de ma traversée Grisonnière > Coiro.


Arrivée au lac du Crozet dont le niveau est bien bas (en général on voit à peine le barrage).



Nous rejoignons ici le GR738 que nous empruntons sur quelques centaines de mètres en direction du col du Loup puis qu'e nous quittons pour rejoindre l'arête des Dents du Loup où nous retrouvons la vue sur le lac du Crozet.


Petite pause au soleil, le temps de s'équiper, et nous sommes prêts à nous attaquer au premier pilier qui est plus facile qu'il n'y paraît vu d'ici.


Depuis la brèche de départ, la vue sur le lac et le Grand Colon est plutôt sympa !


L'ascension de cette première dent est vite avalée même si les mains sont un peu gelées. Nous montons ensemble mais à distance de sorte de conserver toujours au moins un point d'assurance entre nous (un vieux piton par ci, une sangle autour d'un becquet par là). 


La suite consiste à redescendre de quelques mètres puis suivre le fil joliment aiguisé de l'arête rocheuse. Ce passage est intitulé le Petit Râteau.


Pour ensuite faire un beau rappel de 25 mètres qui nous dépose dans une brèche.


 Patrick passe devant pour l'ascension de la Dent suivante, une escalade plaisante au soleil sur le fil de l'arête.



Du haut de cette deuxième Dent, on peut déjà jeter un oeil en arrière sur le chemin parcouru.


Un nouveau rappel nous dépose au pied de la dernière difficulté, le passage le plus soutenu de la voie : un mur raide de 35 mètres qui ne me pose pas trop de problèmes puisque ça ne dépasse pas le 4b.


Notre corde ne faisant que 30 mètres, je pose une sangle sur un becquet et m'installe sur une étroite marche pour assurer Patrick sur les premiers mètres qui sont les plus redressés.


Nous voilà au sommet de la troisième Dent - surnommée "La Jumelle" - qui offre une jolie vue notre itinéraire du jour avec Grenoble, Vercors et Chartreuse en arrière-plan. 


Le troisième et dernier rappel est rapidement atteint, il marque le terminus de cette jolie traversée qui nous laisse le sourire aux lèvres.


Je serais bien chaud pour continuer vers la Grande Lance de Domène... mais Patrick a un impératif horaire donc ce sera pour une autre fois ! 


Depuis le Lac du Loup, on peut contempler l'ensemble de la balade.


Et même voir d'autres cordées en train de chevaucher le Petit Râteau (4 personnes bien visibles sur la photo).


Retour au lac du Crozet où il y a foule (nous compterons plus de 60 personnes, sans parler de tous ceux que nous croiserons dans la descente). La beauté des lieux et la proximité de Grenoble en font une zone vraiment très fréquentée, été comme hiver d'ailleurs !


Retour au parking à 15h45 sous un soleil radieux et les couleurs chatoyantes de l'automne.


J'aime bien ces Dents du Loup...

vendredi 22 octobre 2021

Grisonnière > Coiro

Les journées d'automne sont parmi celles que je préfère pour parcourir la montagne, la lumière est parfaite et il n'y a en général pas grand monde. Ça s'est encore vérifié cet après-midi avec, en prime, une splendide mer de nuages qui m'a donné le sentiment d'être au-dessus du monde. Seuls les chamois ont accompagné mon périple entre la Tête de la Grisonnière (2545m) et le Coiro (2607m). Juste génial !

Ça semblait pourtant mal embarqué lorsque je quitte la voiture à la baraque du Jas.


Sur l'arête Sud-Ouest de la Grisonnière, j'émerge d'une mer de nuages tumultueuse d'où seul dépasse l'Obiou.


Le long de l'arête, sorti des nuages, l'ambiance est magique et la température est remontée, je suis désormais en simple short et tee-shirt, tenue que je conserverai pendant les 2 heures suivantes.


Au sommet, c'est du grand spectacle. Au premier plan, le cairn sommital de la Tête de la Grisonnière, puis de droite à gauche toute la chaîne entre Coiro et Grand Armet. Un enchaînement d'arêtes qui relève de l'alpinisme facile que j'aimerais bien parcourir un jour en intégralité mais ça ne sera pas aujourd'hui !


Je vais quand même en faire une toute petite partie dès maintenant puisque mon objectif est de rejoindre le sommet du Coiro en suivant le fil de l'arête. Un cheminement qui ne paraît pas si simple vu d'ici...


Mais comme souvent, en se rapprochant, les difficultés s'effacent et l'itinéraire devient de plus en plus évident. A droite, Obiou et plateau de Bure dépassent tout juste de la mer, c'est un véritable enchantement d'être seul ici, un de ces moments où tu te sens vraiment en vie comme dirait l'autre !


Un peu plus haut, je peux observer de plus près le ressaut qui précède le sommet. Suivre le fil de l'arête me semble jouable mais un peu trop risqué à mon goût, étant seul, en baskets et sans aucun matériel. Heureusement, il semble a priori que je puisse contourner la difficulté par les pentes sur la droite.


L'arête que je viens de descendre est bien déchiquetée et un peu impressionnante elle-aussi, pourtant, rien de bien difficile pour qui est un peu chamois, je vous l'assure.


Quelques minutes de montée plus tard, je peux profiter de la vue sur une partie du chemin que je viens de parcourir : l'arête qui mène à la Tête de la Grisonnière (à gauche) puis celle plus rocheuse qui rejoint ma position.


Je coupe comme prévu dans les pentes du flanc Sud pour éviter la partie de l'arête qui me semblait trop engagée. Le terrain est aride et un peu lunaire mais je me sens vraiment à ma place ici.


Après un peu de crapahute, j'atteins un collu d'où la suite se dévoile : le sommet est là, tout proche.


Mais avant de m'y rendre, je monte rejoindre la crête et repars un peu en arrière pour voir si j'aurais pu m'engager plus bas directement sur le fil de l'arête. Difficile à dire, vu d'ici ça semble bien effilé tout de même... Mais quel fantastique spectacle j'ai sous les yeux !


Reste maintenant à franchir le dernier obstacle défendant le sommet du Coiro.


Rien de bien difficile à vrai dire, juste quelques pas d'escalade facile où il faut faire attention à tester les prises.


Puis une facile arête de rochers brisés qui mène à la cime.


Me voilà au second sommet du jour, le Coiro (2607m).



J'y goûte une pause d'une quinzaine de minutes à profiter du lieu tout en grignotant une barre. Existe-t-il meilleur endroit pour un goûter ? 


Le plus court chemin pour rentrer serait de logiquement plonger dans les pentes à droite que j'avais skiées avec Patrick en mars 2015 mais la suite du programme me semble plutôt de poursuivre sur les arêtes pour prolonger le plaisir d'être là. Je vais donc descendre au col puis remonter en face à la pointe 2545m d'où je descendrai ensuite l'arête vers la droite. La poursuite à gauche en direction des Armets sera pour une autre fois !


Voilà l'arête que je vais suivre, celle des Rochers du Serre, sous laquelle s'éparpillent quelques chamois qui broutent l'herbe rase et jaunie. Au fond, l'Olan est majestueux du haut de ses 3564m.


Il ne me faut que 10 minutes pour rejoindre la pointe 2545 depuis laquelle je me retourne pour contempler le Coiro et la Tête de la Grisonnière (et toujours l'Obiou qui forme une île au large).



Un jour prochain, c'est certain, je continuerai ce chemin sur les arêtes en direction du Nord, le Rocher du Vallon et la Tête de l'Ermitat attendent ma visite !


Mais aujourd'hui c'est par là que je continue mon chemin, et c'est chouette aussi...


Descente prudente (il faut toujours l'être sur ce type de terrain) mais néanmoins rapide, je me sens presque l'agilité d'un chamois à force d'arpenter ce type de terrain.


Prudence encore plus de mise pour descendre l'arête qui plonge ensuite vers le bas depuis la pointe 2432.



A ma droite, le Coiro domine tout le vallon.


L'arête que je viens de descendre : du pur terrain à chamois !


Il va bientôt être l'heure de plonger dans la mer, je profite de ces derniers instants au soleil.




La suite est moins agréable, elle consiste à descendre dans le brouillard en faisant des points GPS réguliers, d'abord dans un terrain plutôt raide et caillouteux, ensuite dans la végétation (myrtilliers, genévriers, rhododendrons), jusqu'à passer sous la couche nuageuse et retrouver un peu de visibilité. Une fois encore, merci Iphigénie !




Je retrouve la voiture à 18h pile, un peu plus de 4 heures après l'avoir quittée.


Ambiance formidable sur la piste du retour, que c'est beau ! A l'image de toute cette sortie...