dimanche 29 janvier 2023

Sous Agathe

Dimanche, 15h45, col de l'Arzelier : plus qu'à chausser les skis et rejoindre le pied des falaises.


25 minutes plus tard, derniers mètres avant le refuge de la Soldanelle : les Deux Soeurs sont toujours aussi belles.


Sur ma gauche, Mont Aiguille et barrière Est du Vercors émergent de la mer de nuages. C'est beau...


Encore 10 minutes et me voilà à Pré Achard où je vais bifurquer à droite pour monter sous les falaises.


16h45 : je déchausse les skis sous l'oeil de quelques bouquetins qui sont dans les vires au dessus. Je ne monterai pas plus haut aujourd'hui. 


Je attendre ici et profiter du lieu. Et je m'en mets plein les yeux !



17h10 : c'est de plus en plus beau...



Il commence à faire frisquet, j'aurais dû prendre la grosse doudoune. Du coup, il va falloir penser à descendre.



17h21 : le soleil est va passer derrière la barrière Est, signant l'heure de la descente.


Je ne pourrai m'empêcher de prendre d'autres images au cours de la descente tellement c'est beau.





Retour à la voiture un peu avant 17h40 mais j'aimerais être encore là-haut...


samedi 28 janvier 2023

Goulotte ZIA

La neige n'étant pas vraiment au rendez-vous 😔 c'est vers une goulotte qu'on se tourne avec Romain, en l'occurrence la goulotte ZIA (ou goulotte Paul Arthaud) à l'Oreille du Loup, à quelques encablures du Tabor de Matheysine.

Départ du parking de St Honoré à 9h dans la crasse, avec même quelques flocons dans l'air. Mais nous savons que nous allons transpercer la mer de nuages, il suffit de monter...


C'est chose faite vers l'altitude de 2000 mètres, un peu au dessus du lac Charlet. Nous laissons à notre gauche le beau sommet du Pérollier qui se réchauffe doucement au soleil alors que nous restons dans le frigo du versant Ouest de l'Oreille du Loup.



Nous voilà en vue de notre objectif : la goulotte évidente qui débouche à une brèche sur les arêtes d'où nous continuerons à gauche vers le sommet Nord de l'Oreille du Loup.


A 10h45, après avoir troqués les skis contre les crampons, nous poursuivons à pied vers notre couloir.


La suite est toute simple, pas de questions à se poser quant à l'itinéraire à suivre : c'est tout droit !



A l'approche du premier ressaut, les piolets remplacent les bâtons et la corde est sortie du sac. C'est moi qui m'y colle pour cette première longueur qui est le "crux" de la voie avec un ressaut surplombant que je ne tente même pas de franchir (un peu à regret à y repenser...), préférant le contourner par la gauche où une vire exposée permet de revenir dans l'axe du couloir.



La suite est moins technique, ça déroule tranquillement jusqu'en haut sur une neige rassurante dans laquelle les piolets ancrent bien. Romain passe devant et nous nous retrouvons rapidement à la brèche.





C'est ici que nous trouvons le soleil, c'est bien agréable et les quelques mètres qui restent pour rejoindre le sommet Nord ne sont que plaisir !





Une fois au sommet, la vue vers le Sud n'est pas pire comme dirait les québécois !


A l'Est ce n'est pas mal non plus.


Vers le Nord...



Plus qu'à descendre retrouver les skis, ce qui nous prend seulement une dizaine de minutes.



Le reste est plus classique pour nous : descente à skis sur une neige globalement compliquée car cartonnée par le vent mais nous trouvons quand même quelques passages bien bons avant de plonger dans la mer de nuages...




On ne va pas se mentir, nous serions volontiers restés là-haut un peu plus longtemps !



D+ 400m (à ski) + 200m (goulotte)

dimanche 22 janvier 2023

Uriol dans la neige

L'aller-retour à la crête d'Uriol en baskets sur une petite couche de neige m'aura pris environ 1 heure. Pas le temps d'avoir froid à condition de ne pas s'arrêter...





samedi 21 janvier 2023

Mont Bréquin

Nous étions déjà montés là haut avec mon frère Christophe et l'ami Patrick le 5 février 1995, il y a 28 ans ! C'est donc une redite aujourd'hui pour Patrick et moi, cette fois accompagnés d'Eric, Lionel et Romain qui ne connaissent pas du tout ce versant mauriennais du massif de la Vanoise. Il fait -13°C au départ et nous sommes heureux d'être sur un versant ensoleillé, ce qui n'empêche pas quelques onglées pour autant...

La première partie de l'itinéraire consiste à monter entre prairies et bois clairsemés tout en profitant de belles vues sur le Grand Perron des Encombres et la Croix des Têtes à notre gauche.



L'itinéraire est long : voilà déjà 2 heures que nous montons et il en faudra encore 2 de plus pour atteindre le sommet. Il faut dire que nous suivons une trace qui mais nous fera passer par la combe tout à gauche, il y avait certainement un itinéraire plus direct...


Avec ce froid polaire, il ne faut pas s'arrêter de marcher sous peine de se refroidir à vitesse grand V, surtout qu'une petite bise bien désagréable fait encore baisser la température ressentie de quelques degrés supplémentaires.


Heureusement, la bise disparaît dans la combe de montée et je me gèle moins les doigts quand je fais des photos. 😄



En haut de la combe (qui mène au col de la Vallée Étroite), il nous faut partir à droite pour remonter les 500 derniers mètres de dénivelé. Notre traceur du jour est en vue et nous pourrons bientôt le remercier, et surtout le relayer !



Mais le scénario sera différent puisqu'au moment où je le rattrape, il repart vers la gauche en direction du col de la Vallée Étroite. Par chance, une autre trace n'est pas loin, je dois juste faire une vingtaine de mètres dans la neige poudreuse pour la rejoindre. Elle est faite par trois autres personnes qui nous précèdent et que nous rejoindrons au sommet.


Plus nous nous approchons du sommet, plus le cadre est dingue...




Et que dire du panorama depuis le sommet (atteint à 13h20) !!!


 

Nous y resterons une petite demi heure malgré le froid, le temps d'avaler nos sandwichs (sauf Patrick qui a oublié le sien...) et de faire le traditionnel selfie (avec les Aiguilles d'Arves au second plan).


A 13h50, nous sommes skis aux pieds quelques mètres sous le sommet, prêts à entamer la descente.


Une descente où alterneront des zones poudreuses excellentes et d'autres plus compliquées car le vent à fait son oeuvre de cartonnage.





Une petite heure pour descendre, en prenant notre temps car il s'agit d'en profiter, et voilà cette sortie bouclée de belle manière.





La saison est (enfin) vraiment lancée, pourvu que ces conditions hivernales perdurent un peu...

(D+ 1700m)