samedi 27 avril 2024

Crête de la Ferrière puis Uriol

La météo était annoncée pourrie, mais finalement c'est plutôt pas mal ce matin. Je fais donc un petit tour de prospection morilles vers Miribel-Lanchâtre (sans succès) et finis par monter en mode tout-terrain jusqu'à la crête de la Ferrière, les derniers mètres en mode mi-crapahute mi-escalade. J'enregistre par une capture d'écran sur Iphigénie le point de passage qui m'a permis de déboucher à la crête.


A défaut de croiser des morilles, j'ai aperçu deux biches en forêt puis un chevreuil dans un pré juste avant de rejoindre la voiture. Et aussi le Mont Aiguille entre les troncs des hêtres sous le col du Solliet. Ça suffit largement à mon bonheur !





L'après-midi, je ne résiste pas à ressortir en mode trail sur ma boucle à la crête d'Uriol pour profiter du soleil avant l'épisode pluvieux annoncé (et qui devrait malheureusement durer...).


dimanche 21 avril 2024

Morilles (VI)

Sixième visite aux morilles cette année et probablement la dernière.
Pas une grosse récolte mais une superbe blonde a suffi à mon bonheur !




 

samedi 20 avril 2024

Pieu #3

Je me sens bien fatigué ces derniers temps... et pourtant je réalise un de mes meilleurs chrono sur cette montée directe à la magique croix du Pieu : 1h03 depuis la maison. C'est à n'y rien comprendre parfois !



Le printemps est bien là, les asphodèles seront bientôt en fleur, les orchis le sont déjà.




dimanche 14 avril 2024

Morilles (V)

Sonia n'y était pas encore monté cette année, il fallait remédier à ça : nouvelle visite au coin du vieux pépé ce dimanche pour une petite récolte de diverses variétés de morilles.








 

samedi 13 avril 2024

Ailefroide - Glacier long

Une proposition bienvenue et un peu "last minute" de Romain à laquelle je réponds - évidemment - positivement, une invitation que ne refuse pas non plus Emilien 😄, et nous voilà au chalet alpin de la Bérarde vendredi soir. Départ samedi matin à 5h30 pour ce bel objectif que nous visions (au-moins Romain et moi) depuis longtemps : le glacier long à Ailefroide.


A 6h45,  au Plan du Carrelet, on ne voit plus que lui : ce beau couloir qui monte en diagonal jusqu'à rejoindre l'arête Ouest de l'Ailefroide Occidentale.


Même lieu mais pas la même ambiance l'été dernier lors de la fête des 80 ans de mamie 😄. 


A 7h30, nous quittons le long vallon de la Pilatte pour monter à gauche l'austère ravin de Cloute-Favier, réceptacle de grosses avalanches de printemps (qui ne descendent que l'après-midi, je vous rassure) qui peuvent souvent rendre son ascension un peu compliquée.



Ce n'est pas si pire aujourd'hui, on peut se faufiler le long des grosses boules, voire même carrément monter dedans ensuite car elles sont bien dures et donc portantes contrairement aux pentes sur les côtés.



Nous voilà enfin à la base du véritable couloir. Emilien a pris une trace directe tandis qu'avec Romain nous avons fait un détour par la gauche sur l'itinéraire qui mène au col de Coste Rouge. La neige est encore bien béton et nous sommes un peu hésitants : descendre une telle pente en neige dure serait assez engagé... Nous décidons de continuer malgré tout, nous aurons le temps de prendre une décision plus haut, quand nous serons au niveau du gars qui est déjà engagé là-haut (entouré sur l'image). 


C'est parti pour une longue remontée de 1000 mètres de dénivelé qui va nous prendre beaucoup d'énergie.




Romain et Emilien font une courte pause au premier tiers tandis que je continue dans les traces de notre prédécesseur qui doit se languir qu'on prenne la relève.



Ça y est, je vais bientôt prendre le relais et Guilhem (puisque c'est son prénom) va pouvoir souffler un peu. Le bougre a fait un sacré effort pour faire la trace jusqu'ici, et il prendra encore des relais d'ici le haut du couloir, sacrée forme !



La fin se fait à l'énergie et nous ne sommes pas trop de trois (Emilien restera derrière) pour faire la trace jusqu'en haut et sortir enfin au soleil. Sur le haut, la glace est bien présente sous la couche de neige et ça pique un peu les mollets !




(photo Guilhem)

On se pose au soleil sur les rochers au sommet du couloir pendant une cinquantaine de minutes, le temps de récupérer, de boire et manger, et de profiter de la vue imprenable.




12h30 : c'est l'heure de plonger dans la pente et de profiter de conditions de neige un peu inespérées. La chute est autorisée et la pente pas si raide que ça, on va s'en donner à coeur joie 😎. Je me lance le premier pour traverser le haut du couloir et me positionner de façon à prendre des images de mes camarades.


(photo Guilhem)

C'est parti pour une pure tranche de bonheur, avec d'abord Romain qui démarre tellement vite que je rate son départ.



Guilhem prend la suite.



Et enfin Emilien, un peu hésitant au départ mais qui prend rapidement confiance du fait de la qualité de la neige.



J'en profite à mon tour, jamais je n'aurais pensé tailler de grandes courbes à cette vitesse dans cette pente un peu mythique, mais les conditions sont tellement bonnes que je peux lâcher un peu les chevaux.

(photo Guilhem)

Une descente dont on se souviendra longtemps... On prend encore plus la mesure de l'ampleur de ce couloir quand on le redescend !















Quelle chance de profiter de ces conditions excellentes, dire qu'on a hésité tout à l'heure à s'engager dans le couloir...







Sur le bas, les conditions changent et on va chercher la meilleure neige en rive gauche, là où elle n'a pas pris le soleil. C'est toujours excellent !


(photo Guilhem)


Sans transition, on passe ensuite à la transfo à condition d'aller chercher en rive droite cette fois. Ski plaisir sous les rares séracs encore présents sur le glacier de Coste Rouge.



Tellement long à monter... et tellement rapide de le redescendre 😄. Mais quel beau couloir !

(photo Guilhem)

La suite c'est juste une petite facétie de Romain (chute quasiment à l'arrêt dans la cassure du glacier) puis le long retour vers la Bérarde au cours duquel nous croisons quelques stars chamoniardes de la discipline (V. Bruchez et consors) qui montent en direction de Temple-Ecrins pour un gros projet demain.


(photo Guilhem)






Déjà envie d'y retourner...