samedi 30 mai 2020

Val-Tho

Val-Thorens, du fait de son altitude élevée (2400m), est toujours un bon plan de fin de saison pour le ski de randonnée. Pourtant ça faisant 16 ans que je n'y étais pas retourné, tout comme Patrick d'ailleurs qui était déjà avec moi en 2004 (avec mon frangin Christophe) lorsque nous avions fait l'Aiguille de Péclet.
Nous avions le souvenir d'avoir posé la tente la veille au soir sur la terrasse d'un chalet, profitant de la station désertée à cette époque de l'année. Cette fois encore, nous trouvons un bon plan pile au départ sur les terrasses couvertes d'un restaurant d'altitude. Bivouac 4* dont nous profitons tous les quatre (Patrick, Yoan, Manu et moi) avec une certaine délectation je dois dire.

 
Difficile d'être mieux installés pour notre petit-déjeuner à 5h30 du matin. Et les tentes ne sont même pas humides, on a juste à les plier et les jeter dans la voiture avant de démarrer la balade.


Démarrage qui se fait tranquillement à 6h15 par une remontée des pistes en direction du Col de Thorens.


Dernier ressaut raide avant l'arrivée au Col de Thorens dominé par le Mont de Gébroulaz (3509m) que nous avons prévu de fouler tout à l'heure.


Mais la masse nuageuse se densifiant rapidement de ce côté, c'est plutôt vers le Sud que nous portons nos regards une fois au col : les pentes ensoleillées menant aux pointes Rénod là-bas au fond nous attirent comme des aimants. Voilà donc une première courte descente sur le glacier de Chavière pour s'en rapprocher. 



Remise des peaux pour l'ascension au soleil. Nous sommes seuls au monde au milieu de ce grand espace et sous un ciel tout bleu, c'est inespéré !


Quarante minutes plus tard, nous voilà au col entre les deux pointes Rénod.


De l'autre côté, 2400 mètres sous nos pieds, c'est la vallée de la Maurienne. En face, le lac de Bissorte (tiens tiens, je n'y suis jamais allé...) et au fond le massif de l'Oisans avec la Barre des Ecrins qui dépasse des nuages.


Derrière nous, ça s'est bien dégagé et nous pouvons profiter de la vue sur les sommets emblématiques du secteur. Nous irons d'ailleurs nous en rapprocher tout à l'heure puisque nous monterons au Col de Gébroulaz (juste à gauche du Mont homonyme). Malheureusement nous n'aurons pas la chance d'avoir la même visibilité ...


Mais rien ne presse, nous avons le temps de monter au sommet de la Pointe Rénod histoire de cocher un sommet. Un peu d'alpinisme facile entre neige et rocher que Yoan préfère zapper pour se restaurer au col. Il est prudent - et il a raison - car c'est sa première sortie de ski de l'année !

 
SUMMIT !


Belles tronches de vainqueurs, non ?


Redescente prudente mais néanmoins assez rapide pour retrouver les skis et Yoan au col.


Je m'offre un petit bonus en solitaire et monte rapidement à l'autre pointe qui, elle, est taillée pour le ski. Du sommet, je peux voir mes trois compagnons entamer leur descente. Je les rejoindrai le temps d'à mon tour chausser les skis.


Banzaï, départ à ski du sommet pour la seconde descente du jour.


Bien jolies ces pointes Rénod ! (à droite la pointe 3380 mètres faite à pied, à gauche la pointe 3366 mètres que je viens de skier)


Je retrouve mes trois compères qui se sont installés sur un rocher, c'est l'heure du casse-croûte.


Puis c'est le moment de recoller les peaux sous les skis et de repartir en direction du col de Gébroulaz, une montée d'environ 500 mètres de dénivelé positif qui nous prendra une petite heure.



Nous y sommes presque, plus qu'à franchir ce dernier ressaut raide qui donne accès au col. Les jambes commencent un peu à tirer et l'altitude se fait ressentir (le col est à 3417 mètres d'altitude).


Malheureusement les nuages sont de plus en plus présents et nous décidons d'un commun accord d'en rester là même si le sommet du Mont de Gébroulaz est juste là, à portée de spatules. Ce n'est pas très grave, de toutes façons nous reviendrons certainement dans le coin (même si ça ne sera pas cette année) pour aller cocher le Dôme de Polset qui est la grande classique du secteur (il est juste après l'Aiguille de Polset qu'on voit à gauche sur la photo).


C'est le moment d'entamer la troisième et dernière descente de la journée... et certainement de la saison. La neige est souple, la pente soutenue, on se fait plaisir !





Sous le col de Thorens, les conditions sont moins bonnes mais on ne va pas se plaindre puisqu'on skie jusqu'à la voiture...




Y a pas à dire, Val-Thorens reste un bon plan de fin de saison...


(D+ 1600 mètres)

dimanche 24 mai 2020

Moucherolles

Recette pour rentabiliser un dimanche après-midi :

Etape 1 : depuis le parking de Mauret, montez au refuge de la Soldanelle.


Etape 2 : rejoignez le Pré du Four et pensez à jeter un œil au passage vers le Pas de la Balme d'où vous arriverez tout à l'heure après avoir chevaucher les arêtes.

 
Etape 3 : montez sous les falaises de Soeur Agathe puis traversez vers le Nord sans omettre de contempler Vif et Grenoble 


Surveillez les alentours, il n'est pas impossible que vous puissiez observer un autochtone de près.


Voire même un autre un peu plus loin.


Etape 4 : gravissez le raide couloir qui sépare Sœur Agathe (à gauche) de Sœur Sophie (à droite).


Etape 5 : Au Col des 2 Sœurs, continuez droit dans l'axe en direction de la Grande Moucherolle.


Au pied de la Grande Moucherolle, n'hésitez pas à vous penchez pour profiter de la vue sur le versant qui sera emprunté au retour.


N'hésitez pas non plus à vous retourner pour voir d'où vous arrivez : le "V" du col des deux Sœurs, Agathe à droite, Sophie à gauche.


Là-bas au loin, le Mont-Blanc est bien petit vu d'ici.


Etape 6 : chevauchez l'arête qui mène au sommet de la Grande Moucherolle, second plus haut sommet du massif du Vercors après le Grand-Veymont.


Du sommet, observez la suite du parcours : col des Moucherolles (sous vos pieds), Petite Moucherolle, Roche du Coin et Pas de la Balme.


Vers le Nord, zoom sur les arêtes du Gerbier, la Dent de Crolles et le Mont-Blanc.


Etape 7 : descendez le sentier escarpé en direction du Col des Moucherolles et surveillez là-encore les alentours car les bouquetins apprécient particulièrement ce versant.


Ils sont même souvent carrément sur votre chemin : passez doucement sans les déranger, n'oubliez pas que c'est vous qui êtes chez eux et pas l'inverse.




Et laissez-les derrière vous non sans jeter un œil sur le versant que vous venez de descendre.


Etape 8 : montez à la Petite Moucherolle (repérez le passage : c'est la rampe oblique de gauche à droite qui débouche à droite du sommet).


Du sommet de la Petite Moucherolle, retournez-vous pour observer la Grande et le versant que vous venez de descendre.

 
Etape 9 : descendez sur les beaux lapiaz de la Petite Moucherolle. 


Etape 10 : enchaînez sur la Roche du Coin et les belles pelouses qui descendent sur le Pas de la Balme.
Devant vous, il est possible de faire un aller-retour à la Tête des Chaudières si le cœur vous en dit !


Etape 11 : au Pas de la Balme, prendre le sentier qui longe la falaise en direction du Sud.


Etape 12 : plongez vers le bas pour rejoindre le sentier en balcon qui vous ramènera au Pré du Four.


Etape 13 : au Pré du four, la boucle est bouclée, plus qu'à redescendre à la voiture non sans avoir jeté un dernier coup d’œil sur le chemin parcouru.