J'avais pris mon vendredi mais la forme n'est pas là et je reste à la maison le matin. Emma n'ayant pas cours l'après-midi, je fais quand même l'effort de l'emmener skier à Gresse-en-Vercors où nous enchaînons les pistes pendant 2 heures durant lesquelles j'ai presque du mal à la suivre ! Grosse grosse fatigue donc qui préfigurera (?) l'arrivée de la grippe à la maison, Elise débutant le bal dès le lendemain, suivie de Marie et Emma dans la semaine suivante.
Je vous rassure, ceci est une mise en scène... mais on a bien rigolé en la faisant !
vendredi 31 janvier 2020
mercredi 22 janvier 2020
Grande Odyssée
Etre invité à Val-Cenis pour le final de la Grande Odyssée, c'est un privilège qui ne se refuse pas !
Nous (Pierre et moi) avons d'abord pu voir les départs en fin d'après-midi depuis Lanslebourg (avec la superbe face Est de la Dent Parrachée dans le fond qui m'a bien fait de l’œil...).
La suite du programme a consisté à monter au col du Mont-Cenis en télésiège une fois la nuit tombée pour assister aux arrivées puis profiter d'un repas au refuge situé au col.
En sortant du restaurant, nous passons voir les mushers et leurs chiens qui se préparent pour passer la nuit là-haut dans la base polaire installée par l'organisation. La Lombarde (le vent venu d'Italie) qui s'engouffre dans le col rafraîchit bien l'atmosphère, les conditions sont bien polaires !
Le lendemain, après une matinée de travail, nous avons à nouveau rendez-vous au col pour une balade en traîneau qui nous amène jusqu'au lac du Mont-Cenis. Une expérience que je n'avais encore jamais eu l'occasion de faire, un grand merci à l'organisation !
Une fois redescendus, je tiens à emmener Pierre à Bonneval-sur-Arc qu'il ne connaissait pas. Il n'est pas déçu... même si la visite se fait téléphone à la main, le boulot nous rattrape toujours...
Nous terminerons à Lanslevillard avec toute l'équipe d'organisation de la Grande Odyssée pour une soirée festive fort sympathique.
Nous (Pierre et moi) avons d'abord pu voir les départs en fin d'après-midi depuis Lanslebourg (avec la superbe face Est de la Dent Parrachée dans le fond qui m'a bien fait de l’œil...).
La suite du programme a consisté à monter au col du Mont-Cenis en télésiège une fois la nuit tombée pour assister aux arrivées puis profiter d'un repas au refuge situé au col.
En sortant du restaurant, nous passons voir les mushers et leurs chiens qui se préparent pour passer la nuit là-haut dans la base polaire installée par l'organisation. La Lombarde (le vent venu d'Italie) qui s'engouffre dans le col rafraîchit bien l'atmosphère, les conditions sont bien polaires !
Le lendemain, après une matinée de travail, nous avons à nouveau rendez-vous au col pour une balade en traîneau qui nous amène jusqu'au lac du Mont-Cenis. Une expérience que je n'avais encore jamais eu l'occasion de faire, un grand merci à l'organisation !
Une fois redescendus, je tiens à emmener Pierre à Bonneval-sur-Arc qu'il ne connaissait pas. Il n'est pas déçu... même si la visite se fait téléphone à la main, le boulot nous rattrape toujours...
Nous terminerons à Lanslevillard avec toute l'équipe d'organisation de la Grande Odyssée pour une soirée festive fort sympathique.
samedi 18 janvier 2020
Tête d'Oriol
Dans le Dévoluy avec Patrick aujourd'hui.La Tête d'Oriol ne devait être qu'une étape vers notre objectif principal - la Tête de l'Aupet - mais il faut parfois savoir réviser ses plans et d'adapter aux conditions...
Nous ne partons qu'à 8h10, ayant quelque peu merdé sur la route avec un petit détour qui nous a coûté au moins 20 minutes. Nous sommes néanmoins seuls au parking et partons à la découverte de ce coin que nous ne connaissons pas. Devant nous, illuminés par le soleil du matin, la Tête d'Oriol (à gauche), la Tête de l'Aupet (au fond) et la crète de la Clape.
Derrière nous, la Montagne du Faraut n'est pas mal non plus !
Doucement mis sûrement (c'est le propre de la randonnée...), on s'approche des pentes inférieures de la Tête d'Oriol où nous allons monter.
On passe juste au-dessus de la cabane pastorale (au fond, le plateau de Bure).
Ambiance paisible... ce qui ne va pas durer !
On franchit par la gauche la première pente un peu raide et certainement plaquée, il faut clairement jouer la prudence aujourd'hui...
Le vent nous attrape à la sortie de cette première pente, il ne nous quittera plus et l'ambiance devient polaire.
En route vers le sommet (qui n'est pas encore visible) avec le Grand -Ferrand à gauche.
Et la Tête de l'Aupet à droite.
Nous voilà au sommet de la Tête d'Oriol (2334m) après 2h25 de montée.
De notre perchoir, nous avons une vue imprenable sur le Grand-Ferrand, la Tête de l'Aupet et même l'Obiou tout au fond.
Je m'avance un peu sur l'arête côté Ouest pour repérer le passage qui nous permettrait de basculer directement dans la combe dessous mais nous ne nous y engagerons pas, la neige déposée par le vent ne m'inspire pas trop et difficile d'apprécier la pente d'en haut. En face, des tourbillons de neige courent sur les pentes Est de la Tête de l'Aupet et me convainquent définitivement de ne pas y aller poser nos spatules aujourd'hui !
Première descente sur la crête balayée par le vent. Ce n'est pas du grand ski...
Mais c'est plein cadre face au plateau de Bure !
On plonge ensuite à gauche dans des pentes plus soutenues pour rejoindre le vallon des Narrites. La neige est dure... sauf dans la combe plus abritée sous les rochers où la poudreuse s'est accumulée sous l'effet du vent. C'est évidemment plaqué mais je ne résiste pas à aller poser 3 virages dans cette belle poudreuse, sachant que je ne risque rien si jamais ça part. Et effectivement, je déclenche une belle plaque à vent qui s'écoule dans la combe où Patrick me rejoint. Il me dira quand même avoir eu un coup au cœur en voyant la plaque décrocher car il ne me voyait pas d'en haut !
Nous remettons les peaux et repartons vers le haut en traçant dans des pentes faibles où nous ne risquons rien. Le terrain est miné et des fissures se propagent même dans de petites pentes débonnaires, nous progressons donc en restant dans les zones peu pentues et non exposées à d'éventuelles coulées venant du haut. Heureusement, ce vallon des Narrites s'y prête bien.
Nous retrouvons le vent en haut du vallon, l'ambiance est toujours polaire mais on est bien là !
Arrivés au petit collu sous la Tête d'Oriol, nous décidons de pousser un peu plus haut histoire de jeter un œil sur la suite de l'itinéraire menant à la Tête de l'Aupet.
Nous nous arrêtons là d'un commun accord, les pentes au dessus ne nous semblent pas safe et il serait stupide d'aller les titiller. Ce n'est pas bien grave, il faudra juste revenir, c'est tout !
Le vent s'est calmé, nous en profitons pour avaler nos sandwiches et boire un coup avant d'entamer la descente.
Les premiers virages sont excellents, la neige est poudreuse et les combes sont vierges de toute trace. C'est notre récompense pour avoir poussé jusque là.
Quand on voit les pentes supérieures plus haut sous le sommet de la Tête de l'Aupet, j'avoue que j'aurais aimé y poser mes spatules... Mais pas sûr que la neige y aurait été aussi bonne que dans les combes plus bas où nous sommes, là-haut le vent a dû faire des ravages l-haut.
Nous plongeons dans le Vallon de Truchière sur une neige changeante avec tantôt de la pourdeuse tantôt de la neige dure. Il faut "lire" le terrain pour trouver les meilleurs passages.
Plus bas dans le vallon, nous croisons des randonneurs en route pour la Tête de l'Aupet. Ont-ils poussé jusqu'au sommet ? Nous ne le saurons jamais !
Ouf, l'honneur est sauf, les célèbres chamois du Dévoluy sont bien là (j'ai cru un moment que nous ne les croiserions pas aujourd'hui).
Dernier regard sur le vallon de Truchière que nous venons de descendre.
Et c'est la fin de descente dans une petite couche de poudreuse parfaite pour le ski... même si les derniers mètres manquent cruellement de neige mais nous parviendrons à ménager nos semelles.
Au final, cette Tête de l'Aupet nous aura échappé malgré que nous ayons gravi 1400 mètres de dénivelé positif, mais nous aurons quand même accroché un nouveau sommet à notre carnet de course et découvert deux célèbres vallons du Dévoluy. Et surtout, nous n'aurons pas pris de risque lors de cette sortie et enrichi notre expérience !
Nous ne partons qu'à 8h10, ayant quelque peu merdé sur la route avec un petit détour qui nous a coûté au moins 20 minutes. Nous sommes néanmoins seuls au parking et partons à la découverte de ce coin que nous ne connaissons pas. Devant nous, illuminés par le soleil du matin, la Tête d'Oriol (à gauche), la Tête de l'Aupet (au fond) et la crète de la Clape.
Derrière nous, la Montagne du Faraut n'est pas mal non plus !
Doucement mis sûrement (c'est le propre de la randonnée...), on s'approche des pentes inférieures de la Tête d'Oriol où nous allons monter.
On passe juste au-dessus de la cabane pastorale (au fond, le plateau de Bure).
Ambiance paisible... ce qui ne va pas durer !
On franchit par la gauche la première pente un peu raide et certainement plaquée, il faut clairement jouer la prudence aujourd'hui...
Le vent nous attrape à la sortie de cette première pente, il ne nous quittera plus et l'ambiance devient polaire.
En route vers le sommet (qui n'est pas encore visible) avec le Grand -Ferrand à gauche.
Et la Tête de l'Aupet à droite.
Nous voilà au sommet de la Tête d'Oriol (2334m) après 2h25 de montée.
De notre perchoir, nous avons une vue imprenable sur le Grand-Ferrand, la Tête de l'Aupet et même l'Obiou tout au fond.
Je m'avance un peu sur l'arête côté Ouest pour repérer le passage qui nous permettrait de basculer directement dans la combe dessous mais nous ne nous y engagerons pas, la neige déposée par le vent ne m'inspire pas trop et difficile d'apprécier la pente d'en haut. En face, des tourbillons de neige courent sur les pentes Est de la Tête de l'Aupet et me convainquent définitivement de ne pas y aller poser nos spatules aujourd'hui !
Première descente sur la crête balayée par le vent. Ce n'est pas du grand ski...
Mais c'est plein cadre face au plateau de Bure !
On plonge ensuite à gauche dans des pentes plus soutenues pour rejoindre le vallon des Narrites. La neige est dure... sauf dans la combe plus abritée sous les rochers où la poudreuse s'est accumulée sous l'effet du vent. C'est évidemment plaqué mais je ne résiste pas à aller poser 3 virages dans cette belle poudreuse, sachant que je ne risque rien si jamais ça part. Et effectivement, je déclenche une belle plaque à vent qui s'écoule dans la combe où Patrick me rejoint. Il me dira quand même avoir eu un coup au cœur en voyant la plaque décrocher car il ne me voyait pas d'en haut !
Nous remettons les peaux et repartons vers le haut en traçant dans des pentes faibles où nous ne risquons rien. Le terrain est miné et des fissures se propagent même dans de petites pentes débonnaires, nous progressons donc en restant dans les zones peu pentues et non exposées à d'éventuelles coulées venant du haut. Heureusement, ce vallon des Narrites s'y prête bien.
Nous retrouvons le vent en haut du vallon, l'ambiance est toujours polaire mais on est bien là !
Arrivés au petit collu sous la Tête d'Oriol, nous décidons de pousser un peu plus haut histoire de jeter un œil sur la suite de l'itinéraire menant à la Tête de l'Aupet.
Nous nous arrêtons là d'un commun accord, les pentes au dessus ne nous semblent pas safe et il serait stupide d'aller les titiller. Ce n'est pas bien grave, il faudra juste revenir, c'est tout !
Le vent s'est calmé, nous en profitons pour avaler nos sandwiches et boire un coup avant d'entamer la descente.
Les premiers virages sont excellents, la neige est poudreuse et les combes sont vierges de toute trace. C'est notre récompense pour avoir poussé jusque là.
Quand on voit les pentes supérieures plus haut sous le sommet de la Tête de l'Aupet, j'avoue que j'aurais aimé y poser mes spatules... Mais pas sûr que la neige y aurait été aussi bonne que dans les combes plus bas où nous sommes, là-haut le vent a dû faire des ravages l-haut.
Nous plongeons dans le Vallon de Truchière sur une neige changeante avec tantôt de la pourdeuse tantôt de la neige dure. Il faut "lire" le terrain pour trouver les meilleurs passages.
Plus bas dans le vallon, nous croisons des randonneurs en route pour la Tête de l'Aupet. Ont-ils poussé jusqu'au sommet ? Nous ne le saurons jamais !
Ouf, l'honneur est sauf, les célèbres chamois du Dévoluy sont bien là (j'ai cru un moment que nous ne les croiserions pas aujourd'hui).
Dernier regard sur le vallon de Truchière que nous venons de descendre.
Et c'est la fin de descente dans une petite couche de poudreuse parfaite pour le ski... même si les derniers mètres manquent cruellement de neige mais nous parviendrons à ménager nos semelles.
Au final, cette Tête de l'Aupet nous aura échappé malgré que nous ayons gravi 1400 mètres de dénivelé positif, mais nous aurons quand même accroché un nouveau sommet à notre carnet de course et découvert deux célèbres vallons du Dévoluy. Et surtout, nous n'aurons pas pris de risque lors de cette sortie et enrichi notre expérience !
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