A la PicaPica le week-end dernier, et après 3 jours de repos intégral à la maison où je ne fais quasiment rien si ce n'est dormir et manger, me voici sur un autre Ultra ce week-end, mais pas pour courir cette fois. En effet, après son (relatif) échec l'an dernier (il avait été arrêté par la barrière horaire à Val Pelouse), Yoan remet ça cette année. Je lui ai proposé de faire son assistance, je sais combien ça peut l'aider à aller au bout cette fois-ci ! Nous voici donc à Vizille ce vendredi pour le départ de 6h.

Une fois le départ donné, je passe un peu de temps avec William, le chronométreur de l'épreuve, que j'aide à ranger son matériel tout en échangeant sur les dernières nouvelles du milieu, puis je monte directement à Chamrousse pour le 1er rendez-vous au ravitaillement de l'Arselle. Je trouve un coin de table disponible (pas très simple, il y a pas mal de monde) et installe réchaud et casserole pour préparer du riz pour mon coureur qui est intolérant au gluten et ne peux donc pas profiter de ce qui est proposé par l'organisation sur les ravitaillements (soupes avec en général des pâtes dedans). Yoan arrive à 9h23 précisément, donc dans les temps prévus, tout va bien !
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| Ravitaillement et doudous |
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| Ravitaillement et doudous (bis) |
Il repart 10 minutes plus tard, après avoir pris la photo avec les doudous que j'envoie à sa fille Elisa (ce que je ferai tout au long de la course). Je le booste quand il repart en lui donnant rendez-vous cette nuit au Pleynet, il ne sait pas que j'ai une idée derrière la tête...
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| Redémarrage sur fond de massif du Taillefer |
En effet, je file au Recoin, prends un ticket A/R pour la Croix de Chamrousse, passe par la passerelle himalayenne (histoire de dire que j'y suis passé une fois) et file l'attendre au col de la Botte où il arrive à 10h47 précisément et a donc la surprise de m'y trouver. Je l'accompagne jusqu'en-dessous du col des Lessines où je tombe sur Anselme et un copain qui sont venus grimper (ils attendent que le rocher sèche). Du coup, je laisse là Yoan pour discuter un peu avec eux. Je l'encourage et lui dis de ne rien lâcher, lui donnant rendez-vous au Pleynet avant 2h du matin s'il veut se donner une chance de pouvoir manger et se reposer un peu avant de repartir (plan que j'avais suivi l'année dernière en arrivant au Pleynet à 1h).
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| Passerelle de Chamrousse |
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| Les coureurs arrivent d'en bas |
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| Arrivée au col de la Botte |
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| Sous le col de la Botte |
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| JE laisse Yoan ici, au-dessus des Lacs Robert |
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| Anselme et son pote |
Quant à moi, je redescends à la maison et, après une belle soirée chez Cécile et Cédric, je retrouve donc Yoan au Pleynet où il arrive à 1h30 du matin. Ouf, il est dans les temps et cela lui permet de se ravitailler correctement et d'aller se reposer dans sa voiture durant 45mn. Il repart à 3h tout pile avec 1h de marge sur la barrière horaire. Le prochain rendez-vous est à Gleyzin où je le retrouverai après avoir moi-même pris un peu de repos en dormant dans sa voiture au niveau du pont de la Valloire.
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| Au Pleynet à 1h30 |
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| Ravitaillement avant d'aller dormir un peu |
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| Redémarrage à 3h |
On se retrouve à Gleyzin où il arrive à 8h18 pour en repartir à 8h56 très précisément, donc avec toujours 1 heure d'avance sur la barrière horaire. Une pause de 25 minutes pour manger du riz et se détendre un peu avant d'affronter le terrible col du Morétan et ses 1400m de D+. Je l'accompagne sur les premiers hectomètres avant de le laisser en lui donnant rendez-vous cette après-midi à Super Collet.
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| Arrivée à Gleyzin |
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| Ravitaillement |
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| C'est reparti direction le col du Morétan |
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| Dans l'alpage au-dessus de Gleyzin |
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| Je le laisse ici en lui souhaitant bon courage pour les heures qui viennent |
De mon côté, je reprends la navette qui me dépose à Pinsot, puis la voiture jusqu'à Pontcharra où je m'invite à manger chez Nicole et Gaby (merci !). Une courte sieste plus tard, je reprends la route pour monter à Super Collet où j'arrive vers 15h30, donc avec un peu d'avance sur Yoan que j'espère voir arriver vers 16h/16h30. Mais le temps passe et il n'est toujours pas là... Je pars donc sur le parcours et remonte un bon petit bout de chemin avant de tomber sur lui et on revient ensemble jusqu'à la voiture où il arrive vers 17h30. J'ai préparé le ravitaillement (toujours du riz mais agrémenté d'oeufs brouillés) qu'il déguste pendant que je lui masse les cuisses avec mon pistolet de massage (sorti spécialement pour l'occasion) et que je le presse un peu car la barrière horaire est à 18h...
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| Je pars à sa rencontre, un peu inquiet car l'heure tourne... |
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| Ça y est, je l'aperçois enfin dans la traversée venant du refuge de la Pierre du Carré |
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| Le voilà, pas très frais, il faut bien l'avouer... |
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| Ravitaillement en vue |
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| Assistance comme un pro : repas chaud et massage au pistolet ! |
Il repart à 17h55, just in time mais sans marge pour la suite, il va ne pas falloir faiblir sur la portion qui vient... Je l'accompagne à nouveau jusqu'au bout de la crête des Plagnes, on profite ensemble des belles lumières de la fin d'après-midi et je le motive en lui disant qu'il est hors de question qu'il se fasse à nouveau arrêter à Val Pelouse comme l'année dernière ! Sur le retour, je croise 5 coureurs derrière lui puis tombe sur les serre-files avec lesquems je discute un peu, prenant même leurs stock de jalons récupérés dans la montée et que je propose de redescendre à Super Collet, c'est toujours ça de moins à porter pour eux !
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| Redémarrage de Super Collet |
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| Montée sur les pistes de ski |
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| Finalement àça monte assez vite, le rythme est correct |
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Avec 2 autres participants luttant contre les barrières horaires (Dylan en bleu finira 2mn après Yoan, Benoît en rouge 20mn après) |
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| Regard sur la suite qu'il va falloir affronter de nuit |
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| Sur la crête des Plagnes |
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| Je laisse Yoan ici |
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| Dans la descente vers le col de Claran |
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| Vaches de Super Collet |
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| Retour à Super Collet où le rangement est déjà en cours (il est 19h40) |
Je reprends la voiture pour retourner à Pontcharra et mettre les pieds sous la table chez Nicole et Gaby (merci bis !) puis dormir de 21h30 à 23h avant de repartir à nouveau. C'est dur le suivi d'un coureur d'ultra... mais j'ai droit à ma récompense : un peu avant minuit, alors que je roule sur la petite route qui mène à Val Pelouse, un loup se présente dans mes phares et trottine devant moi une bonne dizaine de secondes avant de s'enfoncer dans la forêt. Quelle rencontre ! Malheureusement pas de photo pour immortaliser cet instant magique qui restera gravé en moi pour longtemps. C'est donc tout excité que j'arrive au ravitaillement de Val Pelouse (vers 0h15) où je m'installe sur un banc et attend l'arrivée de Yoan. Je suis un peu tendu car l'heure tourne et je file dans la nuit à sa rencontre. Heureusement, il n'est pas très loin et on retrouve les tentes du ravitaillement à 1h20, soit 40 minutes avant la barrière horaire, ce qui laisse le temps à Yan d'aller s'allonger 15 minutes pendant que je fais réchauffer la bouffe. Il a encore le temps de manger un peu avant de repartir dans la nuit à 1h56. Toujours pas de marge, c'est toujours aussi tendu mais cette fois-ci pas d'arrêt à Val Pelouse comme l'an dernier !
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| L'entrée du ravitaillement de Val Pelouse |
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| Yoan (3ème sur la photo) arrive avec un petit groupe de 5 coureurs |
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| Il va pouvoir manger chaud ! |
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| C'est reparti vers le haut |
Après avoir rejoint la dernière base de vie au Bourget en Huile, je dors 3 petites heures dans la voiture garée sur le parking de la salle des fêtes, me lève à 6 heures du matin et pars à sa rencontre après avoir papoté un moment avec les bénévoles. Bonne nouvelle, Yoan a repris de l'avance et je tombe sur lui rapidement, il arrive à 6h52 au poste de contrôle et peut aller dormir 30 minutes avant la dernière étape (la barrière horaire est à 8 heures). Il repart avec 15 minutes d'avance, je le motive en lui disant que, s'il arrive à trottiner, la course est gagnée !
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| 6h du matin au Bourget en Huile |
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| Arrivée au poste de contrôle |
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| Direct au dodo dans la voiture |
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| Préparation du petit-déjeuner |
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| Dernier ravitaillement avant la dernière étape |
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| Départ du Bourget en Huile à 7h44 |
Après avoir rangé les affaires, je reprends la route et me gare quelques kilomètres plus loin (au Pontet), là où le parcours croise la route avant d'attaquer la dernière montée. Je pars à nouveau à la rencontre de Yoan puis l'accompagne sur plusieurs kilomètres, mon but étant de l'aider à garder le rythme dans cette dernière difficulté. D'autres participants sont avec nous, chacun s'accroche à cette idée que la fin est proche et que, sauf grosse défaillance, le pari semble désormais gagné... Je les laisse après avoir gravi la partie la plus raide (un petit 400m de D+) et les encourage pour la fin, rendez-vous sur la ligne d'arrivée !
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| Allez les gars, il faut se remettre à trottiner ! |
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| Début de montée au Pontet |
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| Sur fond de vallée des Huiles |
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| Dernière montée raide, ne rien lâcher ! |
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| Je vais bientôt les laisser, le plus dur est fait |
On se retrouve effectivement à Aiguebelle où il arrive à 11h04, le pari est réussi et il peut faire sonner la fameuse cloche réservée aux finishers de l'Echappée Belle. Christiane et Guy sont même là pour l'accueillir après la ligne d'arrivée, ils ont tenu à venir partager ce moment avec lui, c'est chouette.
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| Arrivée à 11h04 |
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| Finisher de l'Echappée Belle 2025 |
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| Avec Christiane et Guy |
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| Dernière photo avec la cloche et le sac cadeau de Finisher |
Bravo Yoan, on a fait une belle équipe et je suis heureux d'avoir contribué à cette réussite ! De mon côté, j'ai vécu pour la première fois l'envers du décor en faisant l'assistance, c'est vraiment une chouette façon de participer à l'événement, ça m'a beaucoup plu !