mercredi 30 décembre 2020

Retour sur les planches

La rencontre avec Jean-Louis et Lionel date du 22 novembre dernier, je les avais croisés l'un après l'autre en redescendant du Pieu après avoir filmé en timelapse le lever du soleil (voir ici ou encore ) et nous nous étions échangés nos coordonnées. Après une première invitation le week-end dernier que je n'ai pu honorer, Jean-Louis m'en lance une seconde hier soir en proposant d'aller faire un tour du côté de Chamrousse. Ayant par ailleurs également prévu une sortie avec Patrick, c'est donc à quatre que nous décollons de Casserousse vers 9 heures. Et nous ne sommes pas seuls !


Heureusement, il suffit de quitter les pistes en direction du lac des Pourettes et de la brèche Robert Nord pour retrouver la tranquillité.



Le beau temps du matin ne dure pas, la météo avait vu juste : un véritable plafond nuageux s'est installé sur nos têtes. "Quand le ciel bas et lourd" dirait Baudelaire !


A la brèche Robert Nord, le couloir des Roberts situé pile dans l'axe nous fait de l'œil. Nous irons tout à l'heure mais après avoir visité l'Eulier.



Première descente du jour : la face Est de l'Eulier. Le remplissage est un peu limite mais nous trouvons quand même de quoi nous faire plaisir, surtout sur la partie basse.



Repeautage, direction le couloir des Roberts alors que les nuages investissent la place.


Vingt minutes plus tard, nous sommes dans le cône du couloir, lequel disparaît plus haut dans les nuages.


Superbe ambiance dans la remontée du couloir (au cours de laquelle Jean-Louis nous lâchera, nous le retrouverons à la Croix de Chamrousse). Nous montons assez haut à ski et finissons à pied pour venir buter sous un ressaut rocheux qui, paraît-il, peut se franchir par gros enneigement, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui !





Lionel se sent ici comme un poisson dans l'eau, on est sur la même longueur d'ondes, ça promet déjà d'autres sorties ensemble...


Le voilà lancé dans la descente, à l'aise dans les premiers mètres à 45°.


Patrick se prépare à son tour à chausser sur la petite plateforme taillée dans la pente.


Moins à l'aise que Lionel et moi, il préférera déraper la partie haute et faire son premier virage plus bas, une fois que la pente s'adoucit un peu.



Comme toujours, c'est le premier virage qui donne la confiance, ensuite ça déroule naturellement et nous plongeons de concert vers le bas pour rejoindre Lionel qui ne nous a pas attendus.




Le reste sera fidèle à tout programme chamroussien :  remontée à la Croix de Chamrousse (où nous retrouvons Jean-Louis) et descente par la piste de Casserousse, sans manquer au passage de s'arrêter au pied des goulottes pour jeter un œil sur les conditions (aux dires de deux grimpeurs qui en redescendaient, il semblerait qu'elles soient plutôt bonnes). Cette première sortie avec deux "presque voisins" en appellera sûrement d'autres, pourquoi pas justement dans une goulotte ?

lundi 28 décembre 2020

P'tit train

J'avais envisagé de monter vers la Peyrouse, mais en voyant l'enneigement, je me rabats sur un itinéraire vers le bas en arrivant à Monteynard. Direction le parking et sa vue toujours aussi splendide d'où j'aperçois les travaux en cours du célèbre petit train de La Mure (qui doit en théorie réouvrir en 2021). Et si j'allais faire un tour pour voir ça de plus près ?


Je connais l'itinéraire, que j'ai emprunté lors du 65km des Passerelles et dont les marques oranges sont encore visibles de ci de là sur les cailloux du chemin. J'arrive rapidement à la voie ferrée qui n'est désormais plus ferrée du tout mais transformée en une promenade menant à une grande terrasse panoramique qui devrait ravir le public lorsque celui-ci viendra !



J'emprunte donc ladite promenade vers le Sud et découvre, à la sortie d'un court tunnel, les travaux en cours de la gare d'arrivée du train. Il y a encore du boulot semble-t-il...


S'ensuit une boucle vers le bas jusqu'à presque pouvoir atteindre le bord du lac puis une remontée au cours de laquelle je dérange un chamois (surprenant qu'il soit si bas !), et me voilà de retour au même endroit.



Le restaurant est quant à lui a priori quasiment terminé et prêt à accueillir des convives. Encore faudrait-il que les mesures en cours face à la pandémie le permettent...


Retour sur la promenade panoramique où je fais quelques images supplémentaires tellement c'est beau !



Puis c'est la remontée vers Monteynard où je salue au passage un sympathique canasson.


Une certitude, je ne suis jamais déçu par cet endroit magnifique !



dimanche 27 décembre 2020

Aux Lônes

 Petit footing du matin à Pontcharra par une température plutôt fraîche (-4°C) et de splendides couleurs roses. Je n'ai croisé qu'un chasseur de canards fusil à l'épaule qui rentrait bredouille ("pas tué un seul cette année, ils restent dans les gravières de Montmélian et ne viennent pas vers les Lônes...") et un pêcheur sur son zodiac sur le Grand Lônes. Et aussi les marques des castors qui s'attaquent aux arbres de toutes tailles.











samedi 19 décembre 2020

Guenillage aux Agnelons

Appel de Patrick vendredi midi : " T'es dispo demain ? On fait quoi ? "

Les conditions de neige ne sont pas au top, il a plu jusqu'à plus de 2000 mètres cette semaine : on s'oriente sur une sortie à pied. On envisage une goulotte à Chamrousse mais ça risque d'être blindé de monde, on préfère la tranquillité. Finalement, comme Patrick ne connaît pas le Ranc des Agnelons, c'est la traversée des arêtes depuis le Col Vert qui sera notre objectif de la matinée. Le genre de "guenillage" comme dit Patrick qui n'est pas pour nous déplaire !

La météo est moins bonne qu'annoncée et on constate dès le départ que le regel est inexistant : ça sera donc bien un guenillage en règle avec une progression bien plus lente que prévue. Pas grave, on est content d'être là dans la Nature avec les bouquetins fidèles au rendez-vous dès la sortie de la forêt. 


Le soleil fait quand même quelques apparitions dans la montée au Col Vert, une montée qui nous prend déjà 1h40 alors que je mets 40 minutes quand je suis en mode trail !



Bouquetins et chamois sont présents dans les pentes et rochers sous le Cornafion, il n'y a que les mouflons qui seront infidèles aujourd'hui. Dommage pour Patrick.



Après une pause d'une dizaine de minutes au col, nous voilà partis plein Sud sur le fil de l'arête du Ranc des Agnelons, arête qui se développe sur pas moins de deux kilomètres de long. Une chevauchée qui nous prendra environ 1h30.




Tout du long, on pousse devant nous un bouquetin solitaire qui se demande peut-être pourquoi on le suit comme ça (?) C'est juste qu'il est sur notre itinéraire, ce n'est pas après lui qu'on en a !



Il est bien plus rapide que nous, nous n'avons aucune chance de le rattraper, notamment sur ces quelques passages rocheux où nous mettons les mains par sécurité (et aussi car le vent a parfois tendance à vouloir nous pousser vers le vide du versant Ouest...).



Sous nos pieds versant Est, un certain nombre de ses congénères ont investi les lieux.


 Dernier rempart de l'arête avant le sommet.


La descente sera un peu scabreuse dans une neige gorgée d'eau où je regretterai vraiment mes guêtres (dont j'ai cassé les attaches il y a 15 jours lors de ma venue - déjà - au col Vert). 



C'est donc les pieds trempés que je terminerai la balade. Pas bien grave, l'important était de passer un bon moment entre potes et le contrat a été rempli !