jeudi 30 mai 2019

Nouveaux ruisseaux

Retour dans le Trièves pour visiter de nouveaux ruisseaux (ici on ne parle pas de torrents mais de ruisseaux) : cette fois je vais dans le vallon sous Chichilianne, au pied du Mont-Aiguille. Je gare la voiture sous le viaduc de Darne et c'est parti pour la remontée - les pieds dans l'eau - du ruisseau de Darne dont la première partie est assez végétale.



C'est par moment un peu plus ouvert avec de beaux rochers épars dans le lit du torrent.


Voire carrément plus sportif avec des micro cascades.


J'arrive même sur une vraie cascade qui est infranchissable.


Je suis contraint de la contourner par des pentes raides sur la rive gauche en suivant une sente d'animaux.


Me voilà au-dessus de la cascade avec de jolies baignoires qui réveillent la tentation de me baigner... mais l'eau est bien froide et j'ai encore du chemin à faire donc je m'abstiens !


Après quelques centaines de mètres, me voilà devant un petit barrage qui marquera la fin de ma visite dans le ruisseau de Darne.


Le Roi des lieux est bien présent !


Après un bout de course à pied sur la route, je plonge dans la combe du ruisseau de Gaillard. Celui-là porte bien son nom de ruisseau : il se résume à un mince filet d'eau qui se faufile comme il peut vers le bas. J'en omets de prendre ne serait-ce qu'une photo et j'arrive dans le ruisseau suivant que je vais remonter : le ruisseau des Côtes, lequel n'est pas bien gros non plus...


Je me doutais qu'il y avait certainement des cascades infranchissables en amont et cela se confirme. En fait le ruisseau se sépare en deux et je me retrouve face à une double cascade sur la gauche.


Et une autre jolie cascade sur la branche de droite une cinquantaine de mètres plus à droite.


Me voilà donc contraint à nouveau de procéder à un contournement : je remonte droit dans la forêt jusqu'à rejoindre le sentier qui passe au Pas de l'Escalier au niveau du site d'escalade.


La cascade est là en dessous et, foi de Mont-Aiguille, je ne vais pas lâcher le morceau si facilement : je compte bien continuer ma visite du torrent !


Après une courte remontée (200 ou 300 mètres peut-être) sur le chemin en direction de Trézanne puis une descente hors sentier au milieu des broussailles, me voilà à nouveau dans le lit du torrent. Son bord gauche, une jolie dalle de calcaire, invite à se poser là les pieds dans l'eau... mais je compte d'abord redescendre jusqu'à la cascade.


Ça se resserre dans un petit goulet 100 mètres plus loin mais pas de quoi m'arrêter.


Me voilà en haut de la cascade, mais ce n'est clairement pas celle au pied de laquelle j'étais tout à l'heure. C'est donc qu'il y a une portion intermédiaire que je ne pourrai pas voir. A moins que...


Une petite sente continue sur la rampe herbeuse à droite : je l'emprunte donc et découvre avec joie qu'elle longe le vide au ras du rocher et se prolonge ensuite vers le bas. Je m'y engage donc, le goût de la découverte est le plus fort !


Elle devient vite beaucoup moins exposée.


Et une petite désescalade (facile je vous rassure) me permet de retrouver le torrent. Je choisis d'aller d'abord jeter un œil en aval et tombe très vite sur le haut de la cascade au pied de laquelle j'étais tout à l'heure.



Puis je remonte le torrent sur les somptueuses dalles qui bordent sa rive gauche. Ce coin me fait penser à un canyon corse... il ne manque que le soleil pour en rendre toute la splendeur en image mais il est trop bas à cette heure, dommage !


Voilà la petite cascade du haut. Et dire que je vais devoir refaire toute la boucle à l'envers juste pour pouvoir revenir à son sommet !


Sur le retour justement, voilà une vue de la vire empruntée. Il ne doit pas y avoir grand monde qui passe par ici...


Une fois le sentier rejoint, le mode "trail" me ramène vite à la voiture (même si les baskets sont mouillées !).


En résumé, un jeudi de l'Ascension bien rentabilisé et la découverte d'un chouette coin !


dimanche 26 mai 2019

Nouveaux sentiers

Après une soirée festive , rien de mieux qu'une petite balade matinale dans une ambiance presque estivale (si ce n'est un petit vent du Nord parfois un peu frais). Nous allons faire un tour jusqu'au bout de la route sur le pré du Rui où les fleurs enthousiasment tout le monde.


La visite du petit canyon asséché n'a pas été non plus pour déplaire aux plus jeunes !


Après le repas de midi, je laisse Sonia et les filles rentrer en voiture et je pars baskets aux pieds et camelbag sur le dos pour une session de trail qui va me permettre de découvrir de nouveaux sentiers. La première étape consiste à rejoindre St Nizier qui est là-bas en face.


Une bonne descente m'amène à Engins où une petite passerelle me permet de traverser le Furon avant d'attaquer une rude montée en forêt.


Montée qui m'amène aux rochers du Pas de la Corne au seuil du plateau de St Nizier.


En face, le versant que j'ai dévalé quelques minutes plus tôt.


Me voilà bientôt à St Nizier après à peine 3/4 d'heures d'efforts.


A St Nizier, je passe devant le panorama donnant sur l'agglomération grenobloise.


Où vais-je aller maintenant ? J'ai l'embarras du choix !


C'est bien sûr toujours vers le Sud que je poursuis : direction le plateau du Peuil via le bois de Poussebou en passant au pied des 3 pucelles.


A partir d'ici, je connais le terrain pour y être déjà passé à pied - de retour du Moucherotte ou d'une grimpette sur les Pucelles - ou même à ski comme ce jour là. De toute façon c'est simple, il suffit de suivre les flèches en direction de la tourbière du Peuil...




Après 1h45 de course, me voilà devant le panorama du Peuil où l'angle de vue sur Grenoble a un peu changé.


Il me reste à traverser jusqu'au pont de la Pissarde puis à descendre en direction de la cascade d'Allières où je sors mon téléphone pour appeler Sonia et lui demander de venir me récupérer au château du même nom, le retour vers Vif par la route n'étant pas très motivant.



Plus qu'à aller voter pour les Européennes !


samedi 25 mai 2019

Rom 40

Pour les 40 ans de mon cousin Romain, il fallait - comme c'est la tradition - une chanson pour immortaliser le moment... Voilà la vidéo !



Errer Humanum Est
Hubert-Félix Thiefaine - 1986

Hé mec !
On t'a chanté dans le morvan
Sur le début d'une route à deux
Y'a pas longtemps, seul'ment 15 ans
Z'étiez jeunes et grave amoureux
Pensiez profiter sans s'presser
Entre boulot, potes & roadtrip
Mais y'a Anselme qui pointe le nez
Ça s'accélère et ça va vite

De Sèvres (sur Seine) jusqu'à Veurey
Ça déménage et ça construit
Il en faut plus des mètres carrés
Y'a François et Jocelyn qui suivent
La vie n'fait pas que des cadeaux
Y'a même des moments dégueulasses
Oui mais dans l'équipe des roseaux
Faut savoir qu'y'a plus d'un badass

S'engager, sans trembler
Fonder Romanum est
S'entr'aider, s'enlacer
Aimer Romanum est

Toujours plus loin, toujours plus haut
Et toujours un peu plus costaud
Allez, encore, gard' le rythme Romain
Encore, encore, gard'e le rythme Romain

A pieds, en baskets, en fixie
Ça s'passe dehors et dans la sueur
Quand c'est plus la saison du ski
C'est l'tour du trail, ça t'fait pas peur
Une nouvelle course, un aut' sommet
Une photo en plus sur insta
En hiver, en été, bronzé
T'es trop beau gosse pour un quadra

Cavaler, s'agiter
Grimper Romanum est
Pédaler, skier
Bouger Romanum est

Depuis les Gun's t'as fait du ch'min
Y'a du Mozart dans ta playlist
Et sur France Musique y'en a moins
D'Axel Rose que d'clarinettiste
La musique, une hsitoire d'famille
Y'a la marmaille qui suit vos traces
C'est plus la fanfare chez les ch'tis
Votre quintet il a trop la classe

Orchestrer, répéter
Jouer Romanum est
Voyager, s'évader
Rêver Romanum est

S'amuser, picoler
Fêter Romanum est
Célébrer, s'embrasser
Chanter Romanum est

Une mois de plus, un an de plus
Et peu importe la météo
Un mois de plus, un an de plus
Toujours prêt pour aller plus haut
40 comme 20, gard' le rythme Romain
40 'est bien, gard' le rythme Romain
Gard' le rythme Romain

jeudi 23 mai 2019

Lamentable

Que dire de cette image du ressaut Hillary, à l'approche du sommet de l'Everest, prise par un alpiniste ce 22 mai ?
Il y a déjà plusieurs années que c'est comme ça sur le Mont-Blanc, et voilà maintenant le plus haut sommet de la planète devenu lui aussi une autoroute à touristes gavés d'oxygène (dont les bouteilles restent le plus souvent là-haut). C'est bien triste...


mercredi 22 mai 2019

Un peu plus loin...

Je m'étais fixé trois objectifs sur le 53 km de la Pastourelle :
1- Terminer !
2- Si possible en moins de 8 heures
3- Dans un état correct à l'arrivée (c'est-à-dire pas complètement au bout du rouleau)

Les trois ont été remplis et je me suis donc inscrit aujourd'hui sur le 65 km des Passerelles qui se déroulera le 14 juillet prochain. Une nouvelle étape en termes de kilomètres mais aussi (et surtout) de dénivelé avec 3300 mètres positifs. J'aurai exactement les mêmes objectifs même si le second sera plutôt - a priori - autour de 11 heures. Et comme à la Pastourelle, j'aurai également l'avantage de déjà connaître une partie du parcours, à savoir les 23 derniers kilomètres qui sont communs avec le 40 km que j'ai couru l'été dernier.

Pour ceux que ça intéresse, plus d'infos ici

Va falloir continuer à s'entraîner !

samedi 18 mai 2019

Pastourelle

Lever un peu avant 6 heures pour un début de retrait des dossards à 6h30, me voilà prêt pour le départ qui sera donné à 8 heures. Veste imperméable de rigueur, dehors il pleut comme vache (de Salers bien-sûr) qui pisse ! Je me sens prêt, juste un peu tendu du côté du bide...


A quelques secondes du coup de feu, je suis encore à l'abri sous l'avancée du camion de Pierre et Bernadette - les chronométreurs - placé sur la ligne de départ (qui est également l'arrivée). Je leur ai laissé un sac avec mes affaires de rechange, un privilège dont je ne me prive pas !


Je prends un départ prudent et, malgré ça, je m'arrête assez rapidement pour enlever une couche : parti avec 2 tee-shirts techniques sous la veste dont un en mérinos, j'ai vraiment trop chaud ! Je monte à l'économie et passe au col de Néronne (km10 en 1:07:41). A titre de comparaison, l'an passé sur le 32km, j'avais mis 56:13 mais aujourd'hui j'ai plus de distance à faire et je dois gérer mes efforts...

Je suis contraint de faire une pause technique dans les bois après le col de Néronne, mon ventre étant toujours aussi tendu, et je repars franchement libéré ;-)

Me voilà déjà au troisième ravitaillement (km14) où je m'arrête une petite minute contrairement aux deux premiers : 2 abricots secs, 1 verre d'eau et me voilà reparti dans la grande descente qui nous fait perdre 450 mètres de dénivelé. Une descente boueuse à souhait mais qui, du coup, ne m'entame pas trop les jambes !

"Au village du Falgou, la course commence vraiment".
C'est ce que me dit un participant avec lequel je discute alors qu'on entame la montée qui suit le village. Il a déjà couru ici l'an dernier et avait fait 8h40 mais il me dit qu'il est plutôt sur une base de 8h aujourd'hui : exactement l'objectif que je me suis fixé ! C'est bien, d'autant que je le largue assez rapidement dans la longue montée qui nous fait prendre 600m de dénivelé en 6km.

Presque en haut de la montée, la pluie se calme et j'en profite pour sortir le téléphone et prendre une photo. J'en prends beaucoup plus habituellement mais aujourd'hui les conditions météo m'ont obligé à le mettre dans un sac plastique zippé et j'avoue avoir eu la flemme de le sortir... Vous constaterez que le décor est vraiment splendide, n'est-ce pas ?


Je vois à cette occasion que Titsumo m'a appelé, je la rappelle donc et papote deux minutes avec elle et Trudy qui me suivent à distance depuis le Nord. Merci les filles, ça fait chaud au cœur ! Elles m'apprennent que la tête de course est déjà passée depuis un moment au Puy Mary (au Pas-de-Peyrols en réalité) : rien à dire, on ne joue pas dans la même cour !

Il fait un froid de gueux tout au long de la longue arête qui sépare le Luchard du Pas-de-Peyrols : environ 6,5km passés dans le vent, le brouillard, le grésil... Vraiment dur ! Sentant rapidement que je me refroidis (malgré le fait que je cours), je m'arrête à l'abri d'un gros rocher pour remettre mon tee-shirt manches longues en mérinos et je fais bien car j'ai malgré ça beaucoup de mal à me réchauffer. Le pire ce sont mes mains gelées dans les gants trempés, je fais régulièrement des moulinets de bras mais rien à faire. C'est donc un peu entamé que j'arrive au ravitaillement du Pas-de-Peyrols (km 29,5 en 4:03:04) où deux bonnes nouvelles m'attendent. La première est que la petite boucle du Puy Mary n'est plus au programme pour des raisons de sécurité soit un peu plus de 2km de moins à effectuer (je suis quand même un peu déçu au fond mais c'est vrai que les conditions sont bien trash aujourd'hui et je comprends l'organisation). La deuxième est qu'une soupe chaude est servie au ravitaillement : un vrai bonheur qui va me permettre de me réchauffer un peu !

Après une pause de 3 ou 4 minutes, il faut reprendre la route. C'est le cas de le dire puisque le parcours emprunte la chaussée bitumée sur quelques centaines de mètres jusqu'à un petit col où nous la quittons pour reprendre un sentier technique et boueux. Je me suis mis dans ma bulle et alterne course et marche avec un petit groupe de 5 coureurs perdus au milieu du brouillard. Nous rejoignons le parcours du 32km sous le Roc des Ombres : je retrouve un terrain connu (puisque parcouru l'année dernière) et j'ai désormais des repères quant à ce qu'il reste à faire pour rejoindre l'arrivée. Les montées me permettent de lâcher mon petit groupe, je me sens bien et surtout réchauffé par rapport à tout à l'heure !

Je commence à croiser les nombreux randonneurs du 32km (qui font le parcours de la course à l'envers) et, juste après le passage (enneigé) de la brèche d'Enfloquet, là où le 53km monte raide sur la droite et le 32 file en traversée, j'entends une personne crier à un coureur qu'il s'est trompé de parcours. Il s'agit en fait du 1er du 32km que je regarde filer à vive allure alors que je remonte vers la crête. Il arrivera bien avant moi celui-là !

Un peu plus tard, après un nouveau ravitaillement où je mange 2 morceaux de banane et bois un verre d'eau, me voilà au sommet du Puy Violent, dernier point haut du parcours avant la longue descente vers St-Paul-de-Salers. La pente qui en descend est jalonnée par des cordes et c'est un véritable toboggan de boue où je manque par 2 fois de tomber tellement c'est glissant ! La piste carrossable qui suit est nettement plus tranquille et les kilomètres défilent un peu plus vite...

Après le ravitaillement du Puy Violent (km43 en 5:54:26), le circuit part à gauche dans les prés bien humides, traverse un torrent et descend au milieu des alpages. Le temps se dégage enfin un peu, ça fait du bien mais je suis encore bien engourdi puisque je suis incapable d'enlever mon lacet pour ôter ma chaussure gauche où je ressens un pli sous la voûte plantaire (je dois demander à un coureur qui passe de le faire pour moi !). Mes mains resteront transies encore un bon moment et j'aurai des difficultés à ouvrir une malheureuse gourde de compote à boire puis serai encore obligé de demander à un spectateur de fermer le clip de mon sac, étant incapable de le faire moi-même ! A la réflexion, je pense que j'ai commis l'erreur de garder mes gants mouillés dans le froid, j'aurais probablement dû les enlever une fois trempés...

La longue descente d'une dizaine de kilomètres se termine juste après le passage à St-Paul-de-Salers, à quelques encablures de l'arrivée qui se trouve là-haut sur la crête en face. C'est le moment de prendre une nouvelle photo.


La remontée se passe mieux que l'an dernier (où j'avais les jambes en bois, ce qui n'est pas du tout le cas aujourd'hui) et je double même un gars du 32km qui est littéralement cuit : je l'encourage à s'accrocher un peu derrière moi mais il lâche rapidement et je ne le reverrai pas ! Je rejoins finalement la ligne d'arrivée en 7:22:40 avec le sourire aux lèvres et le sentiment d'avoir plutôt bien géré ma course. Bien sûr je suis près de 3 heures derrière le vainqueur François D'HAENE (4:26:54), mais je n'ai pas à rougir vu la référence (quadruple vainqueur de la Diagonale des Fous, triple vainqueur de l'UTMB, etc.) !


Luxe suprême, je peux prendre une douche immédiatement grâce à Pierre et Bernadette qui m'ouvrent la porte de leur chambre d'hôtel située à 10 mètres de la ligne d'arrivée. Vraiment un grand merci !
Puis j'attends Patrick que je rate (je devais être en train de discuter avec Georges, l'homme en rouge en haut à droite sur la photo ci-dessus) et que je ne retrouve qu'à la voiture : il a terminé en 4:16:26, bravo ! Félicitations aussi à François (3:43:17) d'Idée Alpe ;-)





Nous finirons allègrement la journée au grand repas servi sous le chapiteau, la truffade et la viande de Salers seront ingurgitées sans retenue et le sommeil viendra vite une fois revenus à l'hôtel !