N'ayant pas vraiment repéré l'itinéraire avant de partir, je suis des marques bleues dans la première partie en forêt. Cela m'amène dans une portion probablement assez peu parcourue (vu la végétation envahissante), plus à gauche que le tracé classique qui emprunte la passerelle Muller. Me voilà au pied de la falaise, c'est ici qu'il faut monter et suivre un astucieux cheminement qui me permettra de rejoindre l'arête.
45 minutes après avoir quitté la voiture, me voilà sur l'échine de la montagne, au lieu dit "le camp romain". A partir de là, l'itinéraire est on ne peut plus simple : il suffit de rester au maximum sur la bande affleurante de calcaire, parfois assez envahie par la végétation, et de monter droit vers le "Belvédère Lucky Luke".
J'y suis 1/4 d'heure plus tard, alors que dans mon dos s'étalent Grenoble et sa presqu'île scientifique - entre Isère et Drac - dont la pointe est occupée par l'anneau parfait du synchrotron.
Voilà notre héros qui a donné son nom à ce belvédère. C'est plus sympathique qu'une croix, non ?
Voilà ce que j'ai glané sur le Net pour expliquer cette présence insolite :
Au début des années 1980, une girouette à l'effigie de Lucky Luke est plantée au sommet des Trois Pucelles (Vercors). La girouette est démontée en mars 1982 par le peloton de gendarmerie de haute montagne et entreposée durant trois ans à la brigade de Seyssinet. En novembre 1985, on retrouve le cow boy solitaire de l'autre côté de l'Isère. Il cesse de faire la girouette et il se fixe sur une bosse de l'arête du Néron, qui prendra le nom original de "bosse Lucky Luke". En 1995, l’œuvre démontée par des grincheux, sera retrouvée enfouie sous des rochers dans la végétation. Pendant l'été 2013, la silhouette restaurée (sans doute à l'initiative des enfants des premiers créateurs) réapparaît sur une bosse inférieure qui sera nommée "Belvédère Lucky Luke".
(libre interprétation de source wikipédia)
Quelques mètres au-dessus du cow-boy se dévoile la suite du programme : une courte partie forestière à franchir puis ce sera un chemin entre ciel et terre sur le fil de l'arête.
Un nouveau 1/4 d'heure et me voilà sur la bosse qui marque le changement d'ambiance : à partir d'ici la crête devient plus étroite, on passe de la randonnée classique à ce que certains nomment "chemin du vertige".
Vue côté gauche.
Vue côté droit.
C'est de plus en plus effilé mais rien de bien difficile, ça reste dans le domaine de la randonnée !
La partie la plus sympa de la balade peut commencer !
Voilà un ressaut qu'il paraît compliqué de franchir...
Mais, comme souvent, la solution apparaît en se rapprochant : un court pas d'escalade facile sur une belle dalle inclinée permet de continuer la promenade.
La suite est du même acabit, le prochain ressaut supporte la croix sommitale.
A gauche, les Rochers de Chalves et leur arête sud que j'avais parcourue il y a deux ans.
A droite, deux incontournables du massif : Chamechaude et la Dent de Crolles.
Pour atteindre la croix, suivez les points bleus !
Une courte traversée exposée côté Est avant de rejoindre le sommet.
Et voilà la croix et sa phrase lapidaire : "Néron, débonnaire mais redoutable". J'aurai mis un peu moins de deux heures pour monter ici, sans jamais courir mais sans traîner non plus !
Quel balcon sur la ville, n'est-ce pas ?
Le passage suivant est joliment aérien, c'est ce qu'on appelle un râteau de chèvre où certains passent debout, d'autres à califourchon... Devinez quelle option j'ai choisie ;-)
Le même vu dans l'autre sens.
Il reste ces trois dents à franchir : c'est ensuite un peu plus débonnaire même si ça reste aérien.
Le sommet de la dernière dent s'atteint par derrière après l'avoir contournée par la droite, le versant sud qu'on voit ci-dessous étant réservé aux grimpeurs (je ne sais pas si une voie est équipée dans ces belles dalles grises ?). Ceux qui ont de bons yeux verront la croix rouge située sur l'arête à gauche du sommet.
Il y a une heure et demie, j'étais sur la bosse au soleil qui, vue d'ici, frôle le synchrotron.Un beau parcours d'arête à deux pas de Grenoble, c'est quand même original comme balade !
Me voilà maintenant au col de Clémencières où l'itinéraire de descente classique part à droite.
Comme j'ai le temps, je continue l'arête vers le nord en suivant des points bleus : un "chemin" est indiqué, pourquoi ne pas le suivre ? Il y a même un cairn pour me confirmer, s'il en était besoin, que je peux poursuivre dans cette direction.
La sente plonge ensuite dans le versant est, c'est abrupte et réservé aux habitués de ce genre de terrain mais ça passe sans soucis.
Retour dans la forêt vierge !
Je finis par rejoindre la piste forestière qui va me ramener vers la voiture, c'est la seule portion de la balade que je ferai en trottinant.
Voilà les arêtes chevauchées ce matin, une sympathique balade pour randonneur de préférence aguerri !
Quelques mètres au-dessus du cow-boy se dévoile la suite du programme : une courte partie forestière à franchir puis ce sera un chemin entre ciel et terre sur le fil de l'arête.
Un nouveau 1/4 d'heure et me voilà sur la bosse qui marque le changement d'ambiance : à partir d'ici la crête devient plus étroite, on passe de la randonnée classique à ce que certains nomment "chemin du vertige".
Vue côté gauche.
Vue côté droit.
C'est de plus en plus effilé mais rien de bien difficile, ça reste dans le domaine de la randonnée !
La partie la plus sympa de la balade peut commencer !
Voilà un ressaut qu'il paraît compliqué de franchir...
Mais, comme souvent, la solution apparaît en se rapprochant : un court pas d'escalade facile sur une belle dalle inclinée permet de continuer la promenade.
La suite est du même acabit, le prochain ressaut supporte la croix sommitale.
A gauche, les Rochers de Chalves et leur arête sud que j'avais parcourue il y a deux ans.
A droite, deux incontournables du massif : Chamechaude et la Dent de Crolles.
Pour atteindre la croix, suivez les points bleus !
Une courte traversée exposée côté Est avant de rejoindre le sommet.
Et voilà la croix et sa phrase lapidaire : "Néron, débonnaire mais redoutable". J'aurai mis un peu moins de deux heures pour monter ici, sans jamais courir mais sans traîner non plus !
Quel balcon sur la ville, n'est-ce pas ?
Le passage suivant est joliment aérien, c'est ce qu'on appelle un râteau de chèvre où certains passent debout, d'autres à califourchon... Devinez quelle option j'ai choisie ;-)
Le même vu dans l'autre sens.
Il reste ces trois dents à franchir : c'est ensuite un peu plus débonnaire même si ça reste aérien.
Le sommet de la dernière dent s'atteint par derrière après l'avoir contournée par la droite, le versant sud qu'on voit ci-dessous étant réservé aux grimpeurs (je ne sais pas si une voie est équipée dans ces belles dalles grises ?). Ceux qui ont de bons yeux verront la croix rouge située sur l'arête à gauche du sommet.
Il y a une heure et demie, j'étais sur la bosse au soleil qui, vue d'ici, frôle le synchrotron.Un beau parcours d'arête à deux pas de Grenoble, c'est quand même original comme balade !
Me voilà maintenant au col de Clémencières où l'itinéraire de descente classique part à droite.
Comme j'ai le temps, je continue l'arête vers le nord en suivant des points bleus : un "chemin" est indiqué, pourquoi ne pas le suivre ? Il y a même un cairn pour me confirmer, s'il en était besoin, que je peux poursuivre dans cette direction.
La sente plonge ensuite dans le versant est, c'est abrupte et réservé aux habitués de ce genre de terrain mais ça passe sans soucis.
Je finis par rejoindre la piste forestière qui va me ramener vers la voiture, c'est la seule portion de la balade que je ferai en trottinant.
Voilà les arêtes chevauchées ce matin, une sympathique balade pour randonneur de préférence aguerri !






