dimanche 5 octobre 2014

Sur le circuit

Retour au circuit du Mans, cette fois pas pour un 24h mais pour le Marathon Relais qui se court par équipes de 2, 3, 4 ou 6 coureurs. Bien sûr, c'est un départ en chaussettes dans le respect de la tradition des 24h !


Comme tout marathon qui se respecte, il y a des coureurs déguisés.


L'après-midi avait lieu les Demoiselles du Bugatti : grand rassemblement de 11.000 femmes qui ont couru pour la bonne cause (contre le cancer du sein ) mais sans chrono, nous étions déjà reparti !


mercredi 1 octobre 2014

Serre Brion (2)

Il est 12h15, le Pas de Serre-Brion (en haut à droite sur la photo) est désormais derrière moi (voir ici). En 2010 j'avais suivi cette crête vers le Nord pour rejoindre le Pas Morta.


Aujourd'hui je choisis de partir vers le Sud pour rejoindre le Pas de Berrièves : itinéraire hors sentier qui traverse les pierriers entre la crête de Malaval et les Hauts-Plateaux.


Il y a bien un balisage bleu mais il descend vers le GR91, l'itinéraire de la GTV (Grande Traversée du Vercors) qui traverse les Hauts-Plateaux et relie le Col du Rousset (au Sud) à Villard de Lans (au Nord).


Pour ma part je préfère rejoindre le sommet de Malaval (2097m) qui sera le point culminant du circuit prévu ce jour (c'est la pointe de droite).


15mn plus tard, après avoir traversé un grand pierrier, je découvre ces superbes dalles de calcaire.


Je franchis une 1ère barre rocheuse et me retrouve au pied de cet bel amphithéâtre de lapiaz.


Une nouvelle barre rocheuse parallèle à la première m'oblige encore à quelques petits pas d'escalade facile et me voilà dans le cirque au pied du sommet de Malaval.


Il est presque 13h, c'est l'heure du pique-nique. C'est aussi l'heure "faune" avec d'abord un aigle royal - bien repérable avec ses cocardes sous les ailes - qui me survole alors que je dévore mon sandwich.


Les yeux tournés vers le haut, je repère les bouquetins dans les pentes sous le sommet de Malaval : je reprends donc ma route et 20mn plus tard je suis au-dessus d'eux : je peux les observer sans les déranger.


Ils sont une vingtaine, un groupe de mâles avec des "vieux" aux grandes cornes.


 Et des plus jeunes.


Je les laisse à leur tranquillité et poursuis sur la crête, cheminement facile, ambiance grand large.


Devant moi, le chemin à suivre en direction du Sud est simple : il s'agit de rester le plus près possible de la crête.


Qui saurait identifier ces fleurs ?


Par contre celle-ci est bien connue : c'est l'edelweiss. On en trouve à foison sur la crête de Rocheherbe.


Un peu plus loin, quelqu'un semble m'attendre.


Il me laisse approcher à quelques mètres.


Puis me précède pendant quelques minutes le long de la crête, se perchant parfois sur des ressauts rocheux.



Au loin dans les pentes Ouest, un autre groupe de vieux mâles se prélasse au soleil.


Sous les barres côté Est, il y a aussi du monde...


L'arête devient un peu plus rocheuse, ce qui n'est pas pour me déplaire, mais elle reste très facile à suivre.


Arrivé au Pas de Berrièves, je retrouve un vrai sentier qui plonge vers l'Est.


Sous les nuages se dévoile le chemin de retour : le sentier du balcon Est qui passe dans les pentes entre les falaises et la forêt.


Joli retour toujours entre nuages et soleil.


Avec quelques passages délicats où il faut rester vigilant.



Nuages + soleil = un spectre de Broken.


Vraiment une superbe ambiance sur ce balcon Est.




Retour à l'abri de la Peyrouse où je laisse un petit mot dans le cahier mis à disposition par l'ONF.


A 16h20 je suis de retour à Bourgmenu et quitte un peu à regret ce monde d'en-haut.


Je resterais bien là pour profiter du brame en soirée mais il est temps de rentrer à la maison, je dois réviser les cours de maths avec Marie...

Serre Brion (1)

Ma 1ère visite à la vire de Serre-Brion en octobre 2010 m'avait enchanté, il me tardait d'y retourner et c'est chose faite aujourd'hui. Après les pluies de ces derniers jours, la météo ce matin annonce un retour progressif du beau temps donc je joue l'optimisme. La vue sur le Grand-Veymont depuis Château-Bernard me laisse d'ailleurs espérer le meilleur...


Il y a en fait pas mal de passages nuageux et la montée se fait dans une ambiance cotonneuse.



 Après la cabane de Peyrouse, le chemin s'insinue progressivement dans la falaise en franchissant successivement plusieurs ressauts.  Les nuages créent une atmosphère assez chouette !


Je continue la progression et arrive à l'endroit qui constitue normalement le point d'orgue de la balade, seulement voilà les nuages sont toujours bien présents...


L'ambiance est malgré tout extraordinaire, avec des trouées qui laissent apparaître l'Obiou comme une île dans la tempête...


Et soudain c'est le miracle, le rideau s'ouvre et la scène apparaît !


Au spectacle...


Il y a 4 ans au même endroit, c'était mer plate alors qu'aujourd'hui elle est plutôt agitée !


Au bout de la traversée, une pointe caractéristique marque la fin de la vire de Serre-Brion.


Evidemment je monte au sommet de la pointe d'où la vue sur la vire est incomparable.
Cet itinéraire est vraiment grandiose !


Même point de vue (ou presque) le 15/10/2010, la lumière était un peu différente et l'herbe plus rousse.


Comment pourrait-on se lasser de ce spectacle ?


La journée ne fait que commencer, la suite du programme c'est par là : le chemin se faufile et rejoint la crête au Pas de Serre-Brion.


Me voilà au Pas, entrée dans la Réserve Naturelle des Hauts-Plateaux.


Contraste saisissant entre le versant Est vertical et déchiqueté d'où je viens...


Et les grands espaces du versant Ouest, la wilderness à 2 pas de la maison.


En 2010 j'étais parti sur la crête vers le Nord et avais rejoint le Pas Morta via les Rochers du Ranc Traversier et les Rochers de la Peyrouse. J'avais croisé de beaux bouquetins. Aujourd'hui je choisis de partir vers le Sud pour rejoindre le Pas de Berrièves et revenir par le sentier du balcon Est : un long parcours dont toute la partie Ouest est hors sentier. Je pars à l'aventure, c'est ce qui me plaît !

à suivre...