samedi 9 mai 2015

Dôme des Ecrins J1

On avait réservé ce week-end du 8 mai de longue date pour un projet d'envergure... mais la météo incertaine sur le massif du Mont-Blanc nous fait annuler et chercher une solution de repli. C'est fort logiquement que je propose le Dôme des Ecrins, un sommet que ni Patrick ni Romain n'ont encore foulé (et moi pas encore skié), un plus de 4000 (pour quelques mètres, 4015 exactement), un refuge où on est sûr d'avoir de la place même en appelant au dernier moment (en partant du refuge du Glacier Blanc), le soleil des Hautes-Alpes annoncé, ... Nous voilà donc au Pré de Madame Carle en début d'après-midi, départ de la montée vers le refuge du Glacier Blanc.


Les sacs sont lourds (d'ailleurs Patrick a préféré monter en grosses) mais on monte à un bon rythme et sans trop souffrir de la chaleur, une petite bise rafraîchissant l'air juste comme il faut.


Sur ce sentier, le plus parcouru des Hautes-Alpes (jusqu'à 1500 par jour en été), les marmottes sont peu farouches et viennent même vous lécher les doigts, habituées qu'elles sont à se faire nourrir par les touristes.


Et même à cette époque de l'année, il y a déjà des promeneurs qui ne peuvent s'empêcher de les nourrir, inconscients qu'ils sont des risques que cela fait courir aux marmottes (qui stockent des graisses non adaptées à l'hibernation et risquent ainsi de ne pas passer le prochain hiver).


On chausse les skis ici, à l'altitude de 2200m environ, il reste 300 mètres de dénivelé effectués skis aux pieds pour rejoindre le refuge. Il y a 60 ans, le front du glacier (bien visible dans l'axe) se situait à peu près ici, il est désormais là-haut, preuve s'il en est du recul glaciaire généralisé sur les Alpes.


A 16h15 nous sommes au refuge où nous n'avons plus qu'à profiter de cette fin d'après-midi à passer face aux grands sommets du massif qui dominent le glacier noir. Je n'ai encore été sur aucun d'entre-eux, ça laisse de quoi rêver encore longtemps !


Après un bon repas servi à 18h30, on rentre les skis et on file tôt (21h) au dortoir, demain on se lève tôt...


vendredi 8 mai 2015

P'tit tour à vélo

Ce 8 mai était annoncé pluvieux - et il l'a été en matinée - mais l'après-midi fut finalement plutôt ensoleillée, l'occasion de faire un petit tour à vélo avec Marie et Emma (Elise étant à l'anniversaire de Lise et Clara). Direction Le Gua où la montée fut quelque peu difficile !


La descente ne fut pas non plus une partie de plaisir pour Emma, mains sur les freins du haut jusqu'en bas. Il faut qu'elle prenne confiance mais c'est plus facile à dire qu'à faire, ça finira bien par venir...


Par contre pour ce qui est de faire des cabanes et de s'inventer des histoires, elle n'est pas la dernière !


jeudi 7 mai 2015

Pas de la Balme

Aujourd'hui c'est "trail printanier" au départ du parking du Muret (derrière le col de l'Arzelier). Comparativement à la version hivernale de décembre dernier une chose est sûre : ça va nettement plus vite baskets aux pieds et sur terrain sec ! Par contre le paysage est tout aussi beau, d'ailleurs je double pas mal de promeneurs qui profitent comme moi de la piste qui relie le Col de l'Arzelier à Saint-Andéol.


Vers 1400m, je croise une 1ère bande de neige qui coupe le sentier, résidu d'avalanche descendue de la Petite Moucherolle qui ne devrait pas tenir bien longtemps vu les chaleurs actuelles. Il n'y a pas de quoi mouiller les baskets et c'est tant mieux.


Au lieu-dit "Les Poules" (1501m), je croise le sentier qui vient du Pré Achard, chemin que je prendrai au retour. Je suis sorti de la forêt et désormais au soleil pour un petit moment. D'ici la vue est bien dégagée sur la Grande Moucherolle et Soeur Agathe.


L'objectif est là haut, c'est le Pas de la Balme (1839m). Pour y parvenir le sentier se faufile dans les barres rocheuses, ça ne paraît pas évident vu d'ici mais en fait ça passe très bien. Toute la barrière orientale du Vercors s'étale devant moi, au fond le Grand Veymont et à sa gauche le Mont Aiguille qui se détache.


Nouvel embranchement sous les falaises, c'est le Mulet du Curé (ça m'intéresserait bien de connaître l'origine de cette appellation...).

Remarque de Nicole et Gaby : cela rappelle cette histoire en patois dont Sonia se souvient très bien : 
C'est le curé de la Ferrière qui recevait l'archevêque et comme il n'avait rien à manger , il a demandé au sacristain d'aller chercher un mouton dans la montagne avec son âne pendant la messe pour que personne ne le voit . Mais le sacristain tombe avec l'âne dans un ravin et il revient seul au milieu de la messe : le curé le voyant entrer dans l'église chante en patois "as-te pou ramena su que fait "bêê bêê" ?" le sacristain répond en chantant : "non  me si perillé bas pe le rôtse avoé su que fé "hi han"

L'histoire vaut-elle pour ce lieu ? En partie peut-être !


A partir de là le chemin se redresse et je passe en mode "marche rapide" sur certaines portions. Je double trois randonneurs dans le dernier ressaut rocheux avant le Pas de la Balme. Quelques bouquetins se trouvent dans les rochers au dessus du sentier mais ils sont trop loin pour les prendre en photo avec le téléphone.


Un bien joli passage où on ne peut que s'arrêter pour profiter du lieu !

 

Et la très panoramique traversée qui suit n'est pas mal non plus.



Une vue à 180° pour vous faire entrevoir l'ambiance de ce lieu, décidément un joli coin que je n'avais visité qu'une fois avant aujourd'hui : le 25 juillet 2007, en compagnie du Corse (Gaby), nous avions fait la traversée des Moucherolles en boucle depuis le col de l'Arzelier.


Pas de la Balme atteint en 1h05 pauses comprises (passage du pantalon au short, photos...), confirmation que la forme est bien là. Deux possibilités s'offrent alors : Tête des Chaudières à gauche ou  Roche du Coin à droite (sans compter une troisième : redescendre !). Après réflexion je décide finalement de continuer vers la Roche du Coin, laissant la Tête des Chaudières derrière moi.


Même si je suis à proximité des pistes de ski de Villard-de-Lans, je suis bien au pays des bouquetins comme celui-ci perché sur son balcon.


Le zoom étant franchement mauvais sur l'iphone, je suis contraint de m'approcher au plus près pour faire une image correcte, m'obligeant à côtoyer un peu le bord des falaises ce qui n'est pas pour me déplaire.


Au zoom, même si l’image est vraiment à jeter, on voit bien que l'animal est en train de perdre son pelage d'hiver, il "peluche" de partout.


Je continue vers le haut et arrive au sommet du télésiège du Belvédère d'où la vue est pour le moins sympathique.



Je passe outre les recommandations...


Et plonge dans le couloir Est de la Petite Moucherolle que j'avais skié en mars 2012. Cette fois c'est baskets aux pieds qu'il va falloir descendre et ça paraît nettement moins facile qu'à ski.


Vingt minutes pour descendre la partie haute la plus raide... mais en comptant 10 minutes de pause pour un coup de fil boulot. Je suis plus rapide que je pensais dans ce type de terrain à chamois (ou à bouquetins), l'habitude de crapahuter apporte quelques bénéfices !


Je mets 40 minutes pour rejoindre le sentier qui coupe les pentes vers 1500m, soit une descente d'environ 500m de dénivelé hors sentier où les chaussures de randonnée auraient été plus adaptées que les baskets.


La suite est plus "roulante" et c'est bien agréable après le terrain à chamois. Le sentier traverse sous les Moucherolles pour rejoindre Pré Achard, c'est quasiment plat et je peux à nouveau trottiner.


Passage probablement le plus risqué de la balade...


Pour finir, descente par la piste de Mauret et passage devant la cabane dans les arbres où je viendrais volontiers dormir avec Sonia !


Une boucle de trois heures pour quelques kilomètres (une quinzaine ?) et 900 mètres de dénivelé, de quoi maintenir la forme pour d'autres projets à venir...

mercredi 6 mai 2015

Maintenance

On a beau faire de son mieux au moment de la fabrication, il y a toujours quelques défauts plus ou moins importants au final. Pour Marie c'est la scoliose et donc l'obligation de porter un corset (un de jour et un de nuit) pour les 18 mois à venir. Pour Elise, ce sont les oreilles qui ont toujours été source de problèmes et cela a abouti à l'opération du tympan gauche ce matin. Quant à Emma, on n'a pas encore identifié le point fragile...



dimanche 3 mai 2015

Semaine Romande

Fin d'une semaine passée en Suisse sur le Tour de Romandie cycliste, malheureusement avec pas mal de pluie au programme.


Tour commencé par un contre-la-montre par équipe.


On a profité des douceurs locales (personnellement je n'ai pas goûté aux asperges de M. Dussex...) et à défaut d'être vraiment en montagne j'ai quand même pu contempler le Grand Combin (4314m) lors de l'étape de samedi qui finissait à Champex-Lac.


vendredi 1 mai 2015

1er mai


De la préparation... à la récompense. Personne ne pensait que ça marcherait aussi bien !
Les jeunes peuvent dire merci à leurs grands-parents, les brins de muguet n'ont pas coûté cher...

dimanche 26 avril 2015

Retour aux baskets

Baskets aux pieds et mode "montée rapide" cet après-midi pour rejoindre le sommet du Ranc des Agnelons depuis le parking des Bordeaux. Quelques rares plaques de neige subsistent mais rien de bien gênant, je mettrai 50 minutes pour les 700 mètres de dénivelé et sans forcer. C'est bien, la forme est là ! Au sommet je retrouve avec plaisir la vue sur les arêtes du Gerbier où une cordée de trois personnes débute tout juste la traversée. Bien tard pour cette entreprise (il est déjà 16h15), j'espère qu'ils ne traîneront pas trop !



Je ne reste pas longtemps, le vent est assez fort et il fait frais. Je profite quand même du panorama entre Prélenfrey (sur son vert plateau à droite) et Grenoble  (au fond à gauche), c'est toujours aussi grandiose.


Descente rapide puis je pars vers le Sud sur le sentier du Périmètre avec une pensée pour la virée faite ici en famille le 22 décembre dernier. Aujourd'hui je vais un peu plus vite mais ça ne m'empêche pas de repérer ce chamois dans les pentes dominant le sentier. Il me regardera passer sans bouger d'un poil ce qui est plutôt peu banal pour un chamois.


Un peu plus loin c'est un beau bouquetin mâle qui est facilement repérable car il se découpe sur la dernière bande de neige persistant au pied des falaises.


Puis c'est tout un troupeau dans un névé sous les Sultanes. Les voyez-vous ?


Je m'approche discrètement jusqu'à une trentaine de mètres d'eux. Il y a là les femelles et pas mal de cabris.


Trois puis quatre d'entre eux débouchent soudainement en haut du névé à la base duquel je me trouve. Je suis masqué en partie par un arbuste et quasiment immobile, ils ne m'ont pas repéré et j'en suis bien content.



 Je redescends jusqu'au sentier et repars vers le Sud jusqu'à l'aplomb du Pas de l'Oeil où se trouve encore un beau troupeau de bouquetins. Nouvelle photo avant de filer vers le bas, il est l'heure de rentrer.


Tomates chevrons

Connaissez-vous les tomates "chevrons" ?
Une variété qui pousse exclusivement sous serre Citroën de type Ami 6 !

Chez Nicole et Gaby bien-sûr...

samedi 25 avril 2015

La liste...

... des choses à faire ce samedi de fin de vacances, liste écrite ce matin par et pour Emma.
Pourvu qu'elle parvienne à mettre une croix dans toutes les cases !