lundi 21 décembre 2015

7 cascades

La voiture de location nous attend devant l'hôtel à 9h précises, une Fiat Punto qui nous rappelle notre jeunesse ! Aujourd'hui nous nous échappons de la ville rouge en direction du Sud : direction le Haut-Atlas et plus précisément la vallée de l'Ourika. Les premiers kilomètres consistent en de longues lignes droites qui filent droit vers les montagnes.


Puis la route se rétrécit et le Maroc "typique" - en tout cas l'image d'Epinal qu'on s'en fait - reprend ses droits.




Ici la modernité côtoie le traditionnel, pour le plus grand plaisir des touristes !


Partout des dromadaires prêts à balader les visiteurs, nous ne manquerons d'ailleurs pas ce rendez-vous mais ce sera en fin de journée...


Nous entrons dans la vallée de l'Ourika que nous allons remonter jusqu'au terminus, le village de Setti-Fatma. Le vert des prés en bord de torrent tranche avec l'aridité des montagnes environnantes.



Tout au long de la vallée sont installés des restaurants les pieds dans l'eau accessibles par des passerelles enjambant le torrent. Impossible de compter leur nombre tellement il y en a ! Vous remarquerez aussi sur la photo la présence inévitable du portrait de Mohamed VI, qu'on retrouve un peu partout et parfois à des endroits surprenants.





Au terminus de la route se trouve le village de Setti-Fatma, départ de la balade des 7 cascades. Le "guide" avec qui je discute ne parviendra pas à me convaincre qu'on a besoin de lui (même s'il mettra du temps à lâcher le morceau) !


On traverse le torrent sur une passerelle et on se faufile au milieu des restaurants  pour trouver le chemin qui mène aux cascades. Ce n'est pas très compliqué, il suffit de suivre le monde...


La balade est touristique et le chemin est balisé d'objets à vendre, des "babioles" mais aussi de jolis tapis berbères. Sont-ils seulement fabriqués ici ?



De nombreuses buvettes jalonnent le parcours, certaines ont tiré un tuyau depuis le torrent pour faire un arrosage permanent sur les bouteilles et les fruits qu'elles vendent, cela permet de les garder au frais ; Un frigidaire à ciel ouvert en quelque sorte !



 Des passages un peu techniques, une passerelle incertaine... La balade devient intéressante !


Nous arrivons à la troisième cascade où Sonia et les filles s'arrêtent pour pique-niquer tandis que je m'offre une petite grimpette pour rejoindre le haut de la chute d'eau.



Je décide de monter plus haut vers les cascades supérieures, même si un couple de français a dit à Sonia qu'il n'était pas possible de le faire sans être "racketté". Après quelques mètres, je comprends le stratagème mis en place par les locaux : une échelle métallique est posée contre un ressaut rocheux et ils enlèvent l'échelle lorsqu'il n'y a pas un guide pour accompagner ! Je me faufile au milieu d'un groupe et passe l'échelle sans souci, doublant au passage une dame pas vraiment à l'aise malgré la main tendue de son guide... Au-dessus, le paysage minéral est superbe.



Une dizaine de minutes plus tard, j'arrive à la sixième cascade. Je n'irai pas plus haut, la septième est a priori beaucoup plus loin et je ne souhaite pas faire trop attendre les miss.


Superbes vues sur ce vallon dominant le village berbère de Setti-Fatma.



Je rejoins Sonia et les filles et nous entamons la descente alors que je ressens une douleur persistante à la cuisse droite, comme si j'avais une crampe. Je n'y prête pas trop attention, il est 14h15 et je n'ai encore ni bu ni mangé (préférant galoper vers le haut !), je pense le faire une fois rendu à la voiture...


Soudain c'est l'accident : une petite glissade (vite rattrapée) sur un rocher et une douleur fulgurante sur le devant de la cuisse. Croyant à une crampe, je tire la jambe en arrière mais la douleur est encore plus vive et je manque de peu de tourner de l’œil. En fait c'est un claquage au quadriceps ! Assis sur un rocher, je "reprends vie" en quelques minutes après avoir avalé des biscuits et de l'eau. Il me faudra un peu de temps pour redescendre au village - plier la jambe étant bien douloureux - et je finirai le séjour en boitant, dommage ! (consultation le 4 janvier : claquage confirmé, 6 semaines de repos et séances de kiné au programme...)


Sonia prend donc le volant pour la 2ème partie de la journée, nous avons un peu de route à faire mais je veux absolument monter à Oukaïmeden, la plus haute station de ski du Maroc !

dimanche 20 décembre 2015

Marrakech partie Nord

Les filles commencent la journée par la piscine. A défaut d'y plonger (16°C c'est rédhibitoire), elles y trempent au moins les pieds.


Un taxi plus tard nous sommes au Nord de la ville, dans le quartier de Guéliz, à l'entrée d'un des lieux incontournables de Marrakech : le jardin Majorelle. Aménagé en 1920 par le peintre Jacques Majorelle, le jardin fut sauvé de la destruction dans les années 80 par Yves Saint-Laurent et Pierre Bergé qui en firent leur propriété. La villa bleue entourée d'une végétation luxuriante est un must à ne pas rater et nous n'avons pas été déçus.







Près de la maison, une pièce est dédiée aux vœux qu'Yves Saint-Laurent envoyait chaque année à ses amis et aux clientes de sa maison de couture : des posters faits à partir de collages tournant autour du mot "love".


Nous quittons le jardin après y avoir flâné plus d'une heure et partons à pied sur des trottoirs nettement moins bien entretenus où il vaut mieux ouvrir les yeux...


Nous avions repéré une boutique recommandée par le Routard pour l'huile d'argan mais elle est fermée le dimanche, dommage mais rien de dramatique, il sera facile d'en trouver ailleurs. On mange en terrasse dans un petit snack sous l’œil d'une mendiante entièrement voilée qui restera à quelques mètres de nous le temps qu'on mange et s'empressera de récupérer nos restes dès que nous aurons quitté la table...


Ne trouvant pas de "grand taxi" où nous pourrions monter à cinq, je négocie avec le chauffeur d'un "petit taxi" pour en avoir deux pour le prix d'un (et oui, ça marche comme ça ici, tout se négocie). Pour 70 Dirhams (7 euros), nous voilà donc partis avec le papa, Elise et Emma dans un premier taxi, la maman et Marie dans un second qui disparaît de notre vue au bout de quelques secondes, faisant demi-tour en pleine voie au mépris des règles de base de la circulation (toutes relatives ici...) ! Petit moment d'inquiétude dans les deux voitures, surtout que Sonia et Marie ne savent même pas où nous allons. Heureusement les deux chauffeurs se sont bien compris et nous nous retrouvons quelques minutes plus tard, à nouveau réunis  dans les rues encombrées de la vieille ville.



Ici la mobylette est reine et, en tant que piéton, il faut être vigilant ! Le plus sage est de marcher en gardant bien sa droite, surtout dans les étroites ruelles de la médina.



Après avoir un peu tourné et demandé notre chemin (pas toujours évident même avec un plan, les noms de rue n'étant que rarement indiqués), nous trouvons enfin la Medersa Ben-Youssef, une école coranique datant de 1565, pur chef-d’œuvre d'architecture arabo-andalouse dixit les guides.


Au centre du patio trône un bassin à ablutions en marbre blanc de Carrare. Dans les galeries et les salles de travail et de prière, zelliges, marbres, stucs ciselés et linteaux de cèdre sculpté rivalisent de délicatesse.







Nous ne visitons pas le Musée de Marrakech situé juste à côté, préférant aller à la Maison de la photographie, magnifique riad d'un blanc éclatant où nous buvons le traditionnel thé à la menthe en profitant de la vue depuis la terrasse située sur le toit.




Le retour se fait par les souks, les filles sont (un peu) plus à l'aise que la veille...




Elise trouve chaussure à son pied...


Nous faisons quelques achats chez un herboriste où Emma et Marie s'offrent un tatouage au henné...








 Retour à la nuit à la place Jemaa-El-Fna, les sourires sont sur les lèvres.


Restaurant en terrasse avec vue imprenable sur la place très animée à cette heure.
Au menu des parents : couscous et tajine. Pour les filles c'est plutôt poulet frites...



Promenade digestive pour rentrer à l'hôtel à l'issue d'une journée bien remplie.
J'ai loué une voiture pour demain, le Haut-Atlas nous attend...