dimanche 4 février 2018

Pierre Blanche

Bonne sortie ce matin au départ de Gresse-en-Vercors où je suis la première voiture garée à 7h. Je file par les pistes qui ont été lissées comme du billard par le service des pistes (probablement hier soir).


En haut du téléski de Pierre Blanche - où j'étais avec Emma dimanche dernier - et alors que le jour se lève,  je quitte le monde aménagé pour faire ma trace dans une belle poudreuse en direction des falaises.



Je vise les pentes là-haut à droite qui sont accessibles par un petit couloir (invisible vu d'ici) dans la barre rocheuse du bas.


La traversée qui ne devait me prendre que quelques minutes s'avère plus compliquée que prévue. En effet, la couche de poudreuse (30 centimètre glisse sur le fond dur (une caractéristique de cette année) et cela m'oblige à déchausser pour mettre les crampons. Cela ne m'empêche pas de profiter de la belle lumière jaune matinale !


Malheureusement cela ne dure pas, le soleil passe au-dessus de la couche nuageuse alors que j'atteins le pied des falaises. L'ambiance reste malgré tout au top.



Me voilà au pied du petit couloir d'accès à la face Est de Pierre Blanche. Je décide de ne pas m'y engager : trop de neige fraîche et un fond dur trop présent m'incitent à ne pas aller m'exposer dans les pentes au dessus. Je reviendrai quand les conditions seront plus saines !


Du coup je chausse les skis et m'offre une première descente dans une excellente neige vierge de toutes traces pour rejoindre la voie normale de montée du Pas de la Ville. Que du bonheur !



Après avoir remis les peaux, je rattrape quatre gars dans la montée vers le Pas de la Ville.


J'accompagne trois d'entre-eux jusqu'au Pas de la Ville, puis c'est à eux de me suivre sur l'arête qui mène vers Pierre Blanche. Ils choisissent de ne pas continuer avec moi vers le sommet, préférant descendre dans le couloir Est (dans lequel je m'engagerai à mon tour après être monté au sommet).


Vue d'un peu plus haut alors que deux des gars s'engagent dans la pente.


Sur la crête sommitale, je veille à rester à distance des corniches. Impossible de savoir où se situe la limite de sécurité donc autant rester loin du bord. Cela m'empêche de repérer l'accès à la face Est où j'avais prévu de monter ce matin, dommage !



La descente s'avère un vrai régal d'autant que je suis seul à profiter de ces pentes vierges !



La suite n'est pas mal non plus, j'ajoute ma trace à celles de mes trois acolytes de tout à l'heure.


Ces derniers ne sont d'ailleurs pas bien loin devant moi : ils remontent vers le collu que j'ai descendu ce matin et qui donne accès au ravin de Combe Longue. Ils auront le privilège de le trouver vierge de traces !


Je pourrais faire une traversée à flanc pour perdre le moins de dénivelé possible et éventuellement les rattraper... mais je préfère profiter de cette belle descente et de la neige qui est vraiment excellente. Ce n'est qu'ensuite que je remets à nouveau les peaux sous les skis pour la dernière (courte) montée du jour.


Arrivé au collu, je peux shooter le début de descente de mes compagnons du jour, dont un est télémarkeur.




Puis, après avoir enlevé les peaux et être passé en mode descente, c'est à mon tour d'en profiter. Beau ravin au pied de la face Est de Pierre Blanche où il me faudra revenir pour enfin skier les pentes supérieures...


Une matinée bien rentabilisée, je serai à la maison avant midi !


D+ 1100m - Durée totale 4h15

samedi 3 février 2018

Monteynard

Ça faisait un bail que je n'avais pas chaussé les baskets, c'est donc une courte sortie que celle de cet après-midi au-dessus de Monteynard. La neige est encore présente même à cette altitude et je ne monterai pas très haut en direction de la Peyrouse.


Un peu plus bas, en redescendant au trot (ce qui me laissera quelques traces, je veux dire quelques courbatures), je profite du paysage.


Zoom sur le lac de Monteynard et le Mont Aiguille.


J'aime vraiment ce coin !

dimanche 28 janvier 2018

Ski à Gresse

Un peu de ski à Gresse en Vercors avec Emma où nous tombons dès notre arrivée sur sa copine Maïlys, de quoi garantir la réussite de ce dimanche !


Elles ont le même niveau et c'est un plaisir de skier avec elles. Un mur un peu raide et une neige dure les inquiètent bien un peu mais au final elles le dévalent sans problème.


Aux premières loges devant le Grand Veymont et le Mont Aiguille (depuis le haut du téléski des Alleyrons).



Elles préfèrent encore descendre par les pistes - accompagnées par Arnaud, le père de Maïlys - alors que je me tourne plutôt vers les zones hors-piste où la neige est excellente même si c'est sur-tracé.


Dommage pour Elise et Marie qui ont préféré rester à la maison (pour bosser ?).

mercredi 24 janvier 2018

Dans mon jardin d'hiver

Le soleil étant annoncé pour ce mercredi, je m'offre un jour de récup pour en profiter.
A 7h30, je suis devant la porte d'entrée du temple...


Loin derrière moi, le jour se lève doucement sur le Dévoluy, de la montagne de Farault (à gauche) jusqu'aux Têtes de Garnesier (les deux pointes à droite), en passant par l'Obiou, la Tête de l'Aupet, le Grand-Ferrand... C'est beau.


Malgré la relative chaleur, le regel est bon et la progression à ski est un peu compliquée sur une neige bien dure. Je passe donc en mode pédestre avec les crampons aux pieds et les skis sur le sac.


Je croise les chemins forestiers, ils sont nombreux ici. A ma droite, Grenoble et la Chartreuse se réveillent doucement. Il est 8h00, ça doit fourmiller là-bas... et je profite d'autant plus du calme qui règne ici.


Je remonte droit dans une vieille coulée d'avalanche, mon objectif est d'atteindre les pentes sous les falaises avant l'arrivée du soleil...


Raté, je suis parti 1/4 d'heure trop tard !


Me voilà dans mon jardin favori sous les falaises du Gerbier, un cadre enchanteur qui ne peut me lasser malgré mes nombreuses - et régulières - visites. J'apprécie autant les deux belles dents des Sultanes que le couloir de neige qui est une véritable invitation au ski !


Passage au pied du couloir Est du Gerbier qui ne semble pas en supers conditions, les deux bouquetins qui sont dans les rochers à sa base ne me contrediront pas.



Zoom sur les belles Sultanes (au sommet desquelles il faudra que je pense à monter un jour...).


Je poursuis la montée dans le couloir Nord, la neige porte bien, ça monte vite. Le panorama derrière moi est plutôt pas mal...


C'est à la petite dent là-haut que je vais chausser, j'y serai dans moins de 5 minutes.


Plus qu'à descendre le couloir des "torcheurs du matin", en veillant à ne pas s'en coller une car c'est assez raide et la neige est un peu dure... J'ai d'ailleurs bloqué les fixations pour éviter une mauvaise surprise.


Une belle plongée avec le village de Prélenfrey en guise de toile de fond.


Cinq minutes de descente et une traversée plus tard, je suis déjà au pied du couloir des Sultanes où je remets les skis sur le sac et les crampons aux pieds.


Une belle goulotte s'est formée au milieu par la neige de fonte, il faudra y faire attention lors de la descente...


Je suis surveillé d'en haut du couloir...



Ils sont trois et restent à distance respectable, c'est-à-dire pas très loin puisque ce sont des bouquetins.



Je pourrais en rester là et chausser les skis pour attaquer la descente. La corniche sommitale est nettement plus grosse que les derniers hivers, preuve que nous sommes cette année dans une saison à neige, et est impossible à franchir (contrairement à l'année passée avec Romain). Mais le bon enneigement offre la possibilité d'un passage plus à gauche...



Une courte bataille (dans laquelle je regrette un peu de ne pas avoir pris un second piolet...) et me voilà sur le replat du pas de l'Oeille.


Reste à redescendre, ce qui est un peu plus technique. Mon dernier cadeau de Noël m'est bien utile !


La chute n'est pas vraiment conseillée...


Le même passage vu sous un autre angle. Ou comment allier le ski à un peu d'alpinisme !


Retour à mon sac, il va être l'heure de chausser les skis.


Début de descente à 10h50, je privilégie les pentes rive gauche qui ont pris le soleil et où la neige est revenue juste à point.



Je dérange un chamois qui file vers le haut à une vitesse impressionnante.




Le passage de l'étroiture est un peu tendu : c'est goulotté, la neige est glacée et l'accroche très limite.


En dessous la tension se relâche et ce n'est que du plaisir jusqu'en bas.




Je vous laisse transposer l'itinéraire de la carte sur la photo !



En voilà une belle matinée au pays des matins dorés !
Couloir des Torcheurs du matin (4.1 E2) et couloir des Sultanes (4.1 E2) - D+ 1100m