samedi 12 septembre 2020

Pic Gény en traversée

 Cette traversée, je l'avais tentée en juillet 2005 avec mon père et mon frère aîné mais nous avions fait demi tour vers 3000 mètres, chassés par la pluie. La pluie était aussi annoncée pour ce samedi et je craignais un peu que le scénario se reproduise... Ça n'a heureusement pas été le cas et nous même pu profiter des rayons du soleil le matin pour éclairer le beau rocher qui caractérise cette arête Est. 

En 2005, nous avions bivouaqué au pied de la voie, cette fois nous dormons au camping de la Bérarde. Nous sommes cinq : Patrick, Romain, Rémy (un copain de Romain), Yoan et moi.

(photo Romain)

Après une courte nuit pour certains (Rémy ne supportant pas le ronronnement du torrent, il finira par s'installer dans la voiture pour atténuer le bruit), le départ est donné à 5h15 du matin. Nous sommes à 1727 mètres d'altitude, le sommet quant à lui est à 3435 mètres... On a du pain sur la planche ! 

Ambiance à 6h30 alors que le jour se lève...

A 7h15, le soleil éclaire la Barre des Ecrins, l'Ailefroide et les Bans (de gauche à droite).

Nous rejoignons le départ de la voie un peu après 7h30 et nous organisons en deux cordées : Romain et Rémi d'un côté, Yoan, Patrick et moi de l'autre.

La suite n'est que plaisir : une progression à corde tendue sur des centaines de mètres d'arête d'une escalade facile où les prises abondent et sur un rocher de qualité, le tout sous le soleil. What else ?comme dirait l'autre !












Nous faisons une pause à 10h45, le petit-déjeuner commence à être loin et il est l'heure de se remplir un peu l'estomac ! A ma droite, Romain et Rémy sur fond de Barre des Ecrins / Coolidge / Ailefroide.


Devant moi, Yoan fait face à la Grande Ruine.


Et à ma gauche, Patrick et la Reine Meije.


Nous repartons ensuite vers le haut pour la dernière portion de l'arête, plus redressée donc plus grimpante même si ça reste toujours dans le facile.


(photo Romain)

Bibi en action (photo Romain)


                   
Bibi /Patrick / Yoan (photo Romain)

Un peu avant midi, l'arête devient horizontale : le sommet du Pic Gény est juste là devant nous. A gauche, à pein plus bas, c'est le Rouget où nous étions il y a deux ans avec Patrick et Romain.


Au sommet, tout le cirque du Soreiller se dévoile : Plaret (à droite), puis l'enchaînement Aiguille Occidentale / Aiguille Centrale / Aiguille Orientale du Soreiller pour finir à la reine du secteur, l'Aiguille du Plat de la Selle. L'autre reine du secteur (la Dibona) a plutôt l'air d'une simple courtisane vue d'ici !


A partir d'ici, la qualité du rocher change totalement, la descente vers la brèche du Rouget se fait dans un couloir de roches instables dans lequel il faut faire attention à ne rien faire tomber. Ce sont Romain et Rémy qui prennent le plus de risques puisqu'ils sont devant nous !



Après une nouvelle pause sandwich à la brèche du Rouget, nous enchaînons vers le bas en mode dés-encordé et chacun descend à son rythme. Je remettrai quand même la corde pour assurer Yoan et Rémy sur la dernière partie plus vertigineuse, sous l’œil de Patrick et Romain, posés en bas sur un rocher... 


C'est ici que nous pouvons ranger baudriers, sangles et cordes.


Plus qu'à "bouffer du caillou" pour rejoindre le refuge du Soreiller !


Refuge du Soreiller et Dibona, un véritable temple pour grimpeurs !


Nous repartons dans la descente à 15h30 après avoir bu une bonne bière au refuge.


D'ici la Dibona redevient reine !


Merci à mes 4 compagnons du jour, ce fut un plaisir de partager ça avec vous !

dimanche 6 septembre 2020

Avec Monique

Mes parents et Monique sont à la maison ce dimanche, l'occasion d'une petite balade digestive aux Etangs de Chasse Barbier et aussi de montrer les travaux des castors !




samedi 5 septembre 2020

Platary

On trouve un certain nombre de crêtes rocheuses secondaires le long du versant Est du Vercors :
1- Rochers de Chabloz et Rocher de la Bourgeoise à hauteur du Pic St Michel
2- Montagne d'Uriol et Pieu au niveau de Vif
3- Bec de l'Echaillon et Eperrimont avant Prélenfrey
4- Crête du Jonier et Crête de la Ferrière au col de l'Arzelier
5- Montagne de la Pale et Rocher du Baconnet à hauteur de Gresse-en-Vercors
6- Rocher de l'Aubeyron et Rocher de Goutaroux à l'Est du Mont-Aiguille
7- Sommet des Cabornes et Platary entre Chichilianne et le col du Prayet
8- Mont Barral au niveau du Col de Menée
9- Jocou au dessus du col de la Croix Haute

Dans cette liste, il restait le N°7 que je ne connaissais encore que partiellement, ayant seulement visité le sommet du Platary le 12/12/2012. Ce matin, je gare donc la voiture un peu avant Chichilianne et pars à la découverte de cette longue crête qui offre, dès le départ et prseque tout du long ensuite, de belles vues sur le Mont-Aiguille.

Je monte par le Bois du Trièves, sillonné de chemins forestiers, et finis hors sentier pour venir buter sous la falaise sommitale. Il me faudra un peu de ténacité avant de trouver un passage pour rejoindre la crête, et c'est - comme souvent - grâce aux traces d'animaux (chamois et mouflons) que je finirai par trouver le point de faiblesse. Ce n'est en l'occurrence par celui de cette photo, bien trop difficile et exposé !


Pas de photo du passage en question (plutôt terreux), juste une photo de la sortie.


Une fois la crête rejointe, l'ambiance change : la vue s'ouvre sur la plaine du Trièves. 


Après un court cheminement sur la crête, je reste scotché à regarder le panorama derrière moi : Chichilianne, Les Rochers du Parquet, le Mont Aiguille, le Grand Veymont, le Goutaroux... et la laiterie du Mont aiguille tout en bas !


Au sommet de Charbonnier (1557m), je découvre la suite du programme qui va me mener au sommet suivant qui est le plus haut de toute la crête (1591m) mais qui - bizarrement - ne porte aucun nom sur les cartes !


Petite hésitation avant de continuer car il y a un troupeau de moutons en contrebas sur la droite et j'entends (sans les voir) les patous aboyer... Je décide de continuer en me faisant discret (je reste le plus près possible de la crête) et tout se passe bien, aucun chien ne vient m'approcher. Au point 1591m, je croise mes premiers humains, en l'occurrence 6 randonneuses qui, lorsque je leur dis avoir entendu les patous, feront carrément demi-tour !


Un peu plus loin, le sentier passe devant une jolie petite arche.


Puis c'est la dernière portion qui mène au sommet du Platary.


Toute l'arête est désormais derrière moi, je peux profiter, prendre quelques photos et surtout dévorer mon sandwiche car il est 14h passées !




Le Mont-Aiguille sera mon azimut pour le chemin de retour, dont la dernière partie se fera sur la petite route !