samedi 18 septembre 2021

Via Ferrata de La Morte

 Encore une balade en solo aujourd'hui, cette fois au départ de la station de l'Alpe du Grand Serre où je commence par emprunter la via ferrata de la cascade que j'avais déjà parcourue avec Elise et Emma le 3 juillet 2016. Elle était bondée à l'époque, j'y suis totalement seul ce matin. 



Je suis en haut en une trentaine de minutes, je n'ai pas traîné (le panneau au départ indique un temps de parcours de une à deux heures).


Je continue vers le lac de Prévourey puis une rapide descente m'amène sur le chemin qui mène à l'autre via ferrata du secteur, celle du Grand Bec de la Roizonne. Je monte assez vite et double un groupe de 3 personnes qui s'y rendent également. Le sentier monte dans une belle forêt, passe près d'une cabane (la baraque du Périmètre) puis se poursuit dans de raides pentes dominées par les falaises où j'aperçois des grimpeurs.




 Même si cette via ferrata est réputée pour être une véritable randonnée avec beaucoup de dénivelé, je suis surpris par la longueur de l'approche et je trouve que je monte bien haut. Le chasseur que je croise vers 2000 mètres d'altitude me confirme que je ne suis pas au bon endroit, je me suis laissé abusé par le pictogramme sur Iphigénie qui indique par erreur la via ferrata ici alors qu'elle se trouve en réalité de l'autre côté, accessible par la combe de la Blache. 


Je redescends donc au pas de course, croise un autre via ferratiste qui, du coup fait aussi demi-tour, reviens à l'intersection où le panneau indiquant l'accès à la via ferrata a tout simplement disparu (au point 1526 sur la carte), ré-attaque la montée, double à nouveau le groupe de 3 - qui s'était également rendu compte de l'erreur d'itinéraire - et arrive enfin au départ de la via. Avec tout ça, il est déjà 12h25, il s'agit de ne pas traîner. Je m'équipe et démarre dans la foulée sur un beau pilier où je progresse rapidement pour m'arrêter 30 minutes plus tard faire une pause bouffe à l'ombre d'un pin.




Une pause de 10 minutes seulement, c'est qu'il s'agit de rattraper le temps perdu et je sais qu'il reste pas mal de chemin à faire ! L'itinéraire continue sur le fil de l'éperon, ce n'est pas difficile et diablement joli.



Me voilà arrivé devant la partie supérieure, la plus aérienne et aussi la plus difficile car assez athlétique (cotation D+). Le topo la présente ainsi : "itinéraire varié et aérien dans de grandes dalles ocres et noires, un gaz omniprésent avec une sortie mémorable au milieu des surplombs".  De quoi être tenté d'aller y faire un tour, non ?


Je confirme, c'est raide d'emblée.


Et le gaz (le vide) devient rapidement omniprésent. 



Le dernier ressaut demande un certain engagement avec une vraie ambiance montagne comme on retrouve en "vraie" escalade. Je repère deux personnes engagées dans la paroi, les voyez-vous ?


Allez, je vous aide un peu.


Il s'agit d'un adulte qui assure un enfant, ce dernier me semble bien jeune !


A mon tour de passer le crux de la voie. Je fais quelques images pendu à mon baudrier pour essayer de rendre compte de l'ambiance. U peu comme si vous y étiez !



Je rattrape le père et son fils (de 8 ans) pile au sommet, chapeau bonhomme ! On échange quelques mots et je file car j'ai en tête de continuer la balade vers le haut. Je leur enverrai les photos le soir même et le père me remerciera, a priori elles font la fierté du fiston...



Quelques hectomètres plus loin, le panorama s'ouvre sur le vallon situé juste derrière : le lac et la longue crête de Brouffier dominés au fond par la pointe su Sergent Pinelli. Un site que je suis plus habitué à voir couvert de neige et à sillonner skis aux pieds ! 


Aujourd'hui c'est en baskets que je remonte vers l'arête en direction du Pas de la Mine. Il n'y a personne dans le coin, si ce n'est 3 vautours qui planent majestueusement au-dessus de moi.



La Croix du Sergent Pinelli (2616m) est rapidement rejointe alors que les nuages sont malheureusement de plus en plus présents. Je poursuis quand même le long de l'arête et peux admirer la jolie pente que nous avons skiée début mai avec Lionel et Romain.



Je décide de faire demi-tour au niveau de ce beau cairn juste avant le sommet du Petit Taillefer. Le vent s'est levé et je n'ai dans mon sac qu'une fine polaire qui ne m'isole pas suffisamment. Quel con d'avoir oublié le coupe-vent (que j'ai habituellement toujours en fond de sac...) ! 


La descente se fait rapidement par l'arête jusqu'au Pas de la Mine puis directement à travers les alpages jusqu'au lac de Brouffier. Le soleil est à nouveau de la partie et le vent est faible au niveau du lac, j'en profite pour piquer une tête, seul au monde !




La dernière descente pour rejoindre La Morte me prendra une heure.


 

dimanche 12 septembre 2021

Au lac

 Pour fêter les 22 ans de Marie, nous nous offrons un repas en famille au restaurant La Table Campagnarde au bord du lac de Monteynard, une table que nous recommandons tous unanimement après cette première visite ! Nous comptions sur les grands-parents mais seuls Gaby et Nicole nous accompagnent car mes parents sont en partance pour l'Irlande. L'occasion de faire quelques photos sympas après manger sur l'embarcadère du camping.





samedi 11 septembre 2021

Serre-Brion

Mes habituels partenaires de montagne se sont tous désistés hier soir, du coup je pars encore une fois seul sur cet itinéraire que j'ai déjà parcouru trois fois et que j'aimerais bien partager un jour autrement que par un article sur le blog !

Le départ est tardif - 10h45 tout de même - mais je ne traîne pas dans la montée et rejoins rapidement l'abri de la Peyrouse. Malheureusement les nuages sont bien présents mais je reste optimisme, la webcam de Chamrousse que j'ai regardée avant de partir montrait que le haut des falaises du Vercors dépassait des nuages...


Ça ne se vérifiera malheureusement pas, je fais toute l'approche puis toute la vire de Serre-Brion avec une visibilité réduite. Dommage.





Lors de ma première visite en octobre 2010, les nuages étaient juste au niveau de la vire, c'était mieux...


Je tombe sur deux gars au pied du Pas de Serre-Brion et échange quelques mots avec eux. Ils sont comme moi : déçus que les nuages restent accrochés aux falaises et un peu dans l'expectative quant au fait de poursuivre la balade par la vire inférieure (qui s'atteint par un rappel de 25m). De mon côté, je souhaitais emprunter la vire supérieure - dite "vire aux ancolies" - que je n'ai encore jamais parcourue. Je les laisse là et remonte jusqu'au Pas où, miracle, le ciel se dégage !



Du coup je décide de continuer et je sors la corde pour un rappel de 15 mètres qui me dépose sur la fameuse vire aux ancolies. Les nuages sont remontés dans le même temps mais ce n'est pas grave, tant qu'à être là, je continue.



C'est parti sur quelques centaines de mètres d'une étroite vire où, à cause des nuages, je ne profite pas trop du vide ambiant. Encore dommage.





Une fugace éclaircie me permet de mieux profiter des lieux sur la partie suivante.




La vire se termine là-bas.


 Une fois la crête rejointe, deux options sont possibles pour le retour : la classique (et la plus courte) par la Peyrouse ou le Pas Morta, ou en continuant vers le Sud pour rejoindre le Pas de Berrièves. J'opte pour la seconde : direction le sommet de Malaval un peu masqué par les nuages. 


10 minutes plus tard, je peux me retourner pour voir la pointe d'où je viens.


De beaux flots d'edelweiss parsèment le sommet de Malaval, j'en trouverai tout au long de la crête jusqu'à proximité du Pas de Berrièves.



Je trouve aussi d'autres spécimens autochtones : le troupeau des grands mâles bouquetins. Je reste un bon moment auprès d'eux, sans les déranger, simplement à les regarder (et notamment quelques prémices de combats, ça sera plus sérieux en décembre...).





Dernier regard sur les bouquetins, les Hauts-Plateaux et le sommet de Malaval, et je continue mon chemin jusqu'au Pas de Berrièves.


Le retour jusqu'à l'abri de la Peyrouse est annoncé en 2 heures, je mettrai 1h15 mais qui m'en paraîtrons bien 2 ! Et j'aurai en plus la chance de croiser les étagnes et les cabris.




A noter que l'ONF fait des travaux pour agrandir l'abri de la Peyrouse : une réserve ou une pièce de vie supplémentaire ? Il faudra que je revienne pour savoir !


Je retrouve la voiture 6h après l'avoir quittée, encore une bonne journée !

dimanche 5 septembre 2021

Dans la Gresse

J'étais parti dans l'idée de monter sur les crêtes du Vercors, mais la chaleur et les nuages sur les montagnes m'en ont finalement dissuadé. Du coup, petite visite dans la Gresse au niveau de St-Guillaume (entre le Pont Mendrant et la centrale électrique située en aval). C'est toujours plaisant ces balades aquatiques !






(je vais quitter le torrent ici, en remontant à gauche au niveau de la cascade)

(ça n'a pas l'air comme ça mais la remontée ne fut pas simple...)