Une fois n'est pas coutume, c'est en télésiège que nous démarrons notre randonnée ce dimanche !
La fine équipe du jour (Patrick, Romain, Badot - le local de l'étape - et moi) est à Aussois et a pour objectif le 3ème plus haut sommet de la Savoie : la Dent Parrachée (3697m).
Deux montées - en télésiège donc - nous amènent à 2600m d'altitude puis une descente d'une centaine de mètres de dénivelé sur les pistes nous amène dans le vallon de la Fournache.
C'est parti pour la longue remontée du vallon que nous faisons sous les nuages qui masquent les sommets. Mais nous sommes plutôt confiants quant au fait de passer au dessus, la météo n'a t-elle pas annoncé du beau temps ?
Sortie des nuages en haut du vallon alors que nous approchons du couloir issu de la brèche de la Loza, couloir que nous allons devoir remonter crampons aux pieds.
Mise en place des crampons, super ambiance, on a tous la banane.
C'est parti pour l'ascension du couloir qui prendra une quarantaine de minutes pour Badot (peu habitué à la progression en crampons) et moi.
L'arrivée à la brèche de la Loza est somptueuse et très alpine.
De la brèche (3480m d'altitude), nous voyons maintenant le sommet situé encore 200 mètres plus haut.
Une courte traversée exposée au-dessus de la face Sud-Est nous amène au pied de la "Chaise du Pape", cirque neigeux que nous allons remonter à ski jusqu'à proximité du sommet.
Il y a eu du passage ces derniers temps, on dirait une vraie piste de ski !
Romain est parti devant et je prends à mon tour un peu d'avance pour faire un détour par la Pointe de la Fournache (3642m) située à gauche de notre itinéraire. L'occasion de faire une photo de la partie sommitale de la Dent Parrachée.
Voilà Patrick et Badot qui arrivent (Pointe de la Fournache en arrière-plan), nous remettons les crampons aux pieds pour l'ascension de l'arête sommitale.
Derniers mètres avant la croix sommitale.
Comme souvent, nous profitons du temps passé au sommet (une quarantaine de minutes) pour échanger sur le panorama qui nous entoure et pour manger un morceau.
Début de descente un peu avant 14h30, un horaire idéal (et calculé) pour que la neige soit revenue à point. C'est Romain qui ouvre le bal dans la raide pente juste sous le sommet.
Une superbe ambiance et des pentes taillées pour le ski...
Badot s'en donne à cœur joie même si le cardio monte vite, c'est que l'altitude se fait bien sentir !
Court passage où il ne faut pas se la coller : la traversée qui nous ramène à la brèche de la Loza.
Puis c'est le grand couloir issu de la brèche, qu'il est plus rapide de descendre que de monter !
Les cuisses chauffent, les cœurs s'emballent, nous prenons le temps de profiter de cette belle descente.
Le vallon est vaste, le plaisir est d'autant plus long.
Nus rejoignons les pistes d'Aussois et, luxe suprême, reprenons un antique télésiège pour remonter à 2700 mètres avant de basculer vers la station.
Dernier coup d'œil sur la Dent Parrachée depuis le télésiège en question.
Retour à la station à 15h30 via la piste enneigée grâce aux canons, la boucle est bouclée.
Seulement 1250 mètres de dénivelé pour atteindre les 3697m de la Dent Parrachée : ça a du bon les remontées parfois !