samedi 18 février 2023

Col d'Entre-Pierroux

Sacrée balade que celle d'aujourd'hui au départ du Désert en Valjouffrey ! Nous sommes quatre : Patrick, Romain, Yoan et moi, la fine équipe du Mont-Blanc 2020. Le départ est donné un peu après 8h30, skis sur le sac et baskets aux pieds car la neige a semble-t-il déserté cette haute vallée.


Nous ne chausserons les skis qu'après 50 minutes de marche, lorsque le vallon tourne à droite au niveau de la cascade de la Pisse. 


Au fond domine le roi des lieux : l'Olan (3564m) dont nous foulions le sommet avec Patrick et Romain en août 2018 en grimpant la belle arête Nord (redressée à gauche du sommet).


Dans ce haut Valjouffrey, il faut des kilomètres pour prendre un peu de dénivelé, mais quelle ambiance de bout du monde ! On n'y est pas dérangé par des hordes de randonneurs, c'est aussi ça qu'on est venu chercher. Nous ne croiserons que 2 gars chargés de mesurer l'épaisseur de neige pour le compte d'EDF (mesures destinées à à la gestion du niveau d'eau dans les barrages), lesquels sont tout aussi surpris que nous de croiser du monde ici !


Doucement mais sûrement, nous prenons quand même un peu de hauteur.


Nous allons enfin prendre du dénivelé après la cabane du Châtellerat en tournant à gauche pour rejoindre le vallon perché situé au dessus des barres rocheuses qui bordent la rive droite du vallon. Nous y parviendrons en contournant une belle cascade de glace puis en traversant par les bandes neigeuses qui la dominent.



C'est chose faite alors qu'il est déjà 11h45. Une courte pause s'impose avant de s'attaquer aux 1000 mètres de dénivelé qui nous séparent encore du col d'Entre-Pierroux.




Ensuite chacun se met à son rythme et le groupe se scinde en trois : Romain et moi devant, Patrick un peu plus loin et Yoan qui ferme la marche. Nous remontons le "Petit Vallon" qui porte bien mal son nom : il est du genre plutôt vaste !





1h30 plus tard, nous voilà arrivés dans le cirque supérieur dominé par l'Aiguille des Arias (3402m). Le col est juste là et semble inaccessible vu d'ici, mais en fait il ne se dévoile qu'au dernier moment...


Je profite de notre avance pour aller jeter un œil sur la crête à gauche d'où je peux voir le village du Désert, notre point de départ.


Romain attend Patrick et Yoan qui remontent la dernière pente et ne sont pas loin.



Encore un dernier effort et nous voilà au pied de la rampe neigeuse qui permet d'accéder au col d'Entre-Pierroux (3168m) que nous atteindrons à pied et piolet en main. Nous sommes unanimes : il se mérite celui-là !




 Plus qu'un col, il s'agit en réalité d'une étroite brèche qui permet de basculer côté Nord su le vallon de la Lavey (moyennant un ou deux rappels semble-t-il). En face, quelques beaux sommets du massif dont le point culminant à 4102m.


C'est désormais le temps de la descente, on va pouvoir profiter de ces 1000 mètres de pentes enneigées qui ont chauffé au soleil et qui nous promettent du bon ski. C'est exactement pour ça qu'on est montés jusqu'ici !


Une descente qui tient toutes ses promesses... En 10 grosses minutes, nous sommes déjà en bas du "Petit Vallon" après avoir profité de 1000 mètres de parfaite moquette.








On quitte le soleil et la bonne neige dans la traversée du retour. Les festivités sont terminées.


On laisse l'Olan derrière nous et skions en suivant scrupuleusement le sentier d'été, seule garantie de ne pas trop ruiner les skis tant l'enneigement est maigre.


Un dernier regard sur le roi des lieux.


Et il n'y a plus qu'à récupérer nos baskets avant de rejoindre la voiture en une petite heure de marche.





8h30 de balade et 1900 mètres de D+, une journée bien remplie !



dimanche 12 février 2023

Uriol du matin, Crozet de l'après-midi

 Rapide aller-retour à la crête d'Uriol ce dimanche  matin.
Quelle météo !




Et pour l'après-midi, petite balade au plateau du Crozet avec Nicole et Gaby (invités à la maison pour l'anniversaire de Nicole).




Et toujours une météo digne d'un mois d'avril...

samedi 11 février 2023

Symétries

 Juste quelques images prises lors d'un petit tour aux étangs cet après-midi avec Emma et Marie.

En direction de Belledonne

Bosse de Beauplat

Petit et Grand Brion

Moucherotte

Chamechaude et Dent de Crolles à gauche, Belledonne à droite

Dômes blanchis du Conest


Cascade de la grotte de l'Olette

La neige n'étant toujours pas au rendez-vous de cet hiver bien sec, c'est donc vers la glace qu'on se tourne avec Romain. Lui comme moi n'avons qu'une faible expérience de cascade de glace et cet itinéraire de la grotte de l'Olette a tout pour nous plaire : proximité (en haut des gorges du Furon, près de Lans en Vercors), un lieu original (une grotte !), et seulement 3 courtes longueurs sans grosses difficultés techniques. 

A 8h15, nous voilà devant l'entrée de la grotte dans laquelle nous allons nous engager.


 C'est par là que ça se passe et il y a vraiment peu de glace !


Romain s'attaque à la première marche qui donne accès à une petite salle où un spit dans le plafond permet d'assurer la progression. C'est facile et super ludique.


Une seconde marche fait suite à la première, Romain y vissera une broche histoire d'assurer le coup. Il fait sombre, on regretterait presque de n'avoir pas pris les frontales et c'est le téléphone portable qui sert d'éclairage d'appoint !



C'est ensuite à mon tour de sortir du trou., dommage que la photo soit floue...


La suite est sous nos yeux : la sortie est là-haut dans la petite fenêtre d'où s'élance la cascade.


A mon tour de m'y coller et de découvrir les joies de la progression sur glace, ça demande un certain apprentissage pour comprendre où et comment planter le piolet ! Heureusement, ce n'est pas trop technique donc parfait pour se faire la main.



Romain me rejoint à son tour, le sourire aux lèvres.


Dernière longueur, la plus difficile d'autant plus qu'il n'y a pas beaucoup de glace cette année. 


C'est moi qui m'y colle car Romain ne le sent pas trop avec ses crampons d'alpinisme classique. Il me faudra m'employer un peu pour sortir en haut, je retrouve des sensations propres à l'escalade où les placements font toute la différence. Avec en prime l'apprentissage de la pose de broches, ce qui n'est pas toujours facile... Je suis carrément fier de moi quand je débouche en haut !



Ce sera plus rapide pour Romain en second, mais il y prendra tout autant de plaisir !


La cascade nous aura demandé 1h20mn : parfait pour une première expérience qui ne demande qu'à être renouvelée même si ça ne sera probablement pas de sitôt vu la remontée des températures qui est annoncée...

dimanche 5 février 2023

Montchavin

Comme tous les ans ou presque, nous montons à Montchavin dans l'appartement de ma tante Anne (merci à elle !) pour deux jours de ski. Cette année, seule Emma est de la partie, Elise étant en week-end à Marseille, Marie sur Paris et Sonia au travail. Heureusement, sa cousine Tamara nous rejoint samedi dans la matinée, le temps pour Emma et moi de faire un aller-retour au glacier de Bellecote.



Il n'y a que très peu de monde sur les pistes ce samedi matin, c'est super agréable et nous verrons la différence dès l'après-midi. Nous en profitons pleinement avant de rejoindre Papy et Tamara en haut des pistes de Montchavin.




Nous avons juste le temps de faire une piste puis une courte remontée via le tapis roulant nous ramène versant Montchavin où nous rentrons manger à l'appartement.



L'après-midi, je ski avec les deux filles tandis que mes parents font une balade à pieds. Nous restons en haut le plus tard possible (presque 17h) pour profiter de la superbe ambiance et de la météo parfaite de ce samedi. Nous serons parmi les derniers à redescendre !






Le dimanche, nous sommes rejoints par Seb, Nath, Romane, Ulysse et Clémentine que nous retrouvons, comme la veille avec Tamara, en haut des pistes. Nous mangeons tous ensemble au soleil sur la grande terrasse du Cristal des Neiges accessible par télécabine pour Mamie et Nathalie.


S'ensuit une bonne après-midi de ski entre cousins cousines. Nous rentrerons un peu plus tôt que la veille car quelques nuages arrivent, ils ne donneront que quelques flocons la nuit suivante, dommage car il y en a bien besoin...



Je laisse Emma avec ses cousins, elle pourra encore en profiter demain. Quant à moi, je dois rentrer car demain c'est boulot !