vendredi 21 février 2025

Vallée Blanche

C'était la raison première de notre venue en Haute-Savoie : emmener frangin, cousin et neveux faire la Vallée Blanche. On se retrouve même avec un groupe conséquent puisque nous sommes neuf (pour ma 9ème Vallée Blanche) : Sébastien, Thierry, Nicolas et moi pour les vieux, Gabriel, Adèle, Achille, Romane et Ulysse pour les jeunes.


A 11h, nous prenons la benne qui va nous mener en un seul jet du Plan de l'Aiguille jusqu'au sommet de l'Aiguille du Midi.


Une fois là-haut, après la photo souvenir sur la passerelle, nous prenons le temps de visiter les différentes terrasses extérieures pour profiter des vues exceptionnelles qu'elles offrent, et aussi (et surtout) observer la fameuse arête qu'il va falloir emprunter pour rejoindre le départ à ski. Petit coup de pression qui fait monter le cardio d'autant plus que nous sommes à 3800m d'altitude 😄.




A midi passé, c'est le grand moment tant attendu (et peut-être redouté ?) : on s'engage sur l'arête crampons aux pieds (une première pour la plupart) et skis sur le sac. Fidèle à mon habitude, je prends des images tout du long comme si vous y étiez...








Du fait des aménagements (cordes et véritable tranchée), la fameuse arête est désormais désacralisée pour tout le monde. Mais il est déjà 12h40, le temps d'enlever les crampons et ranger la corde, nous sommes enfin prêts à skier. C'est le début d'une descente de plus de 20 kilomètres au coeur du massif. Un dernier brief pour rappeler de rester groupés et de ne pas aller n'importe où car nous sommes en terrain glaciaire... et c'est parti !


Ski grand large sur le glacier par l'itinéraire - le plus classique - qui contourne le Gros Rognon et rejoint le glacier du Géant avant de tourner plein Nord pour plonger vers la Mer de Glace. C'est le cheminement le moins raide et le moins crevassé, parfait pour une première.





La première partie est facile et la neige est bonne, tout le monde se lâche un peu. On se croirait presque en station ! 😄





La descente se poursuit, entrecoupée de pauses régulières. 



Nous voilà arrivés à la zone la plus raide et la plus technique de la descente : la pente entre le refuge du Requin et les séracs du Géant. C'est un vrai mur de bosses aujourd'hui, une vraie piste noire ! Heureusement nous sommes tous bons skieurs et nous descendons tranquillement entre les grosses bosses tout en profitant de la vue fantastique sur le glacier.








Je reste en serre-file pour accompagner Adèle qui est moins à l'aise que les autres dans les grosses bosses. Elle se débrouille très bien malgré tout, il lui faut juste un peu plus de temps pour descendre.





Une traversée au niveau de la fameuse "salle à manger" nous amène rive droite du glacier avant une dernière section un peu technique qui nous rejoint le grand replat marquant notre entrée sur la partie supérieure de la Mer de Glace.  




Il est (enfin) l'heure de se poser et de manger, il est 14 heures, il était temps...



J'en profite pour sortir les broches à glace, Romane et Ulysse peuvent tester et vérifier que ça tient vraiment très bien !


Après une bonne pause d'une quarantaine de minutes, nous rechaussons les skis pour descendre la Mer de Glace en quelques minutes jusqu'à la nouvelle télécabine du Montenvers.






Photo des 3 gars (Gabriel, Ulysse, Achille) devant la belle glace bleue de la Mer de Glace (au fond, les Grands Charmoz, 3445m).



Après avoir remonté les escaliers métalliques pour rejoindre la télécabine, on se voit refoulés au portillon : notre ticket aller-retour Aiguille du Midi n'est en fait pas valable pour redescendre par le Montenvers 😢. C'est une erreur de ma part quand j'ai fait les réservations, il ne fallait pas prendre le forfait "aller-retour Aiguille du Midi" à 78€ mais le forfait "Mont-Blanc unlimited" à 90€... Du coup nous voilà face à un dilemne : soit racheter le retour Montenvers (33€ par personne...), soit descendre par nos propres moyens jusqu'à Chamonix. C'est évidemment le second choix qui s'impose, tout le groupe est ok et nous voilà donc repartis sur la Mer de Glace, l'occasion de voir un peu plus bas ce vestige d'une ancienne grotte qui était visitée par les touristes il y a quelques années !


Un passage stressant pour tous fait malheureusement suite à cette belle sculpture de glace : une zone un peu "merdique" d'une centaine de mètres exposée aux incessantes chutes de pierres descendant de la rive droite du glacier et où on doit passer à pied... 😱 Tout se passe bien heureusement et nous slalomons ensuite entre les rochers la partie terminale de la Mer de Glace. Il faudra ensuite quitter le glacier (ou ce qu'il en reste...) vers l'altitude de 1600m et remonter à pied au Chalet des Mottets d'où on pourra basculer vers Chamonix.


 Cette remontée nous prend une vingtaine de minutes et, étonnamment, ça plait bien aux jeunes !



Nous voilà au chalet des Mottets, sous l'oeil de la belle face Ouest des Drus.


Plus qu'à se laisser glisser vers Chamonix, presque tout à skis (sauf environ 500 mètres déneigés sur le bas avant de rejoindre la piste de ski).




Le retour au parking via la navette gratuite sera la bonne nouvelle qui clôturera cette journée. Voilà, c'est fait, 6 nouvelles personnes peuvent désormais dire qu'elles ont "fait la Vallée Blanche" !

Ce même jour, Sonia, Ran et Noémie ont fait une jolie randonnée du côté des Aravis (au refuge de Mayères).

jeudi 20 février 2025

Contamines

J'ai pris 2 jours off pour profiter de la présence des vacanciers en Haute-Savoie (au Cruy) : mon frère Thierry avec Noémie et Gabriel, mon cousin Nicolas avec Ran et Achille, et mon autre cousin Simon avec Delphine (qu'on ne verra malheureusement que le mercredi soir puisqu'ils reprennent la route le jeudi, dommage !).  Jeudi justement, on s'offre une belle journée de ski aux Contamines, une station où je n'avais encore jamais skié et qui m'a clairement séduit. 

Ça faisait au bas mot 25 ans qu'on n'avait pas skié ensemble avec Nicolas, alors on immortalise le moment !



Pique-nique sur le bord des pistes face aux géants du coin : Dômes de Miage, Mont-Blanc, Aiguille de Bionnassay.


Un peu de ski en bordure de pistes...


Et nous voilà partis pour un beau hors-pistes côté Beaufortain : départ du sommet du télésiège de Bûche Croisée, arrivée à Hauteluce. Une belle descente avec même de la poudreuse (un peu lourde mais facile à skier) et un final dans les bois qui donne un avant-goût aux jeunes de ce qu'est le ski de randonnée ! Je crois que ça leur a bien plu...





Dernière descente vers 16h, ça suffit pour aujourd'hui, il faut garder quelques forces pour demain...


De leur côté, Sonia, Noémie et Ran se sont offertes un belle randonnée pédestre jusqu'au hameau des Ayères au dessus de Plaine Joux. Ce soir, tout le monde est fatigué mais a clairement la banane ! Et le projet de demain est déjà dans toutes les têtes...

samedi 15 février 2025

Pic du Loup

Personne pour m'accompagner aujourd'hui... Pas grave, je reste sur la proposition que j'avais faite à Romain : la Diagonale au Pic du Loup. C'est une goulotte facile qui ne devrait donc - a priori - pas me poser de problème même si je suis seul. 

Surprise : ça monte en voiture sans souci jusqu'au parking d'été de Pré Raymond. Vive le réchauffement climatique... (blague bien sûr). Départ à 7h15, skis sur le sac quand même !


7h38 : un bien joli ciel, une lune encore visible, une belle marée de nuages sur la vallée, le Moucherotte au fond... un moment que j'affectionne.  Une belle journée s'annonce !


A 8h, c'est côté Chartreuse que porte la vue. C'est pas mal non plus...


Et j'ai désormais l'objectif en vue : c'est la pointe blanche tout là haut (que je vais directement par la face visible).


8h55 : j'ai bifurqué dans la pente à gauche au niveau du lac du Crozet, laissant l'itinéraire classique du col de la Pra. C'est vierge de toute trace, j'aime ça !


 9h15 : je me rapproche de la face, l'entrée de la goulotte est bien visible. Elle tourne ensuite à gauche pour filer droit jusqu'en haut.


A ma droite, les Dents du Loup, un itinéraire d'escalade facile mais aérien que j'ai parcouru avec Romain en juin 2017. Ça doit être sympa aussi de le faire en conditions hivernales... 


En été, il y a un peu plus de cailloux...


10h10 : après avoir chaussé les crampons, sorti les piolets et fixé skis et bâtons sur le sac, me voilà à quelques mètres de la première difficulté : un ressaut glacé qui défend l'entrée de la goulotte.


Un dernier regard derrière moi... et je m'élance à l'assaut de la bête. 😄


Ressaut franchi, je peux regarder en bas mais aussi et surtout la suite qui se présente sous mes yeux : une jolie pente de neige sans difficulté mais qui va me demander des efforts car j'enfonce jusqu'au genou à chaque pas !



La goulotte se resserre au fur et à mesure que je monte, ça devient délicieusement encaissé.


Me voilà au second ressaut, semble-t-il plus technique que le premier...


Nouveau regard en arrière avant de m'y engager.


Je le grimpe sans trop de souci, rien de très technique mais je dois quand même m'employer un peu, le plus compliqué étant les skis sur le sac qui viennent frotter sur le rocher surplombant à droite... Voilà le ressaut franchi que je peux maintenant contempler du dessus.


Plus rien de technique pour la suite, simplement des pentes de neige raides qui vont me demander de gros efforts pour faire la trace marche par marche !


30 minutes plus tard...



J'arrive enfin à la crête d'où je peux regarder en bas les pentes d'où j'arrive.


Le sommet est encore un peu plus haut, un dernier effort et j'y serai enfin ! Si proche mais si loin quand la fatigue se fait sentir... Je m'accorde une petite pause avec une vue imprenable sur le bassins grenoblois avant de faire ces derniers mètres qui m'attendent.



Sommet à 11h35, il m'aura donc fallu 1h25 pour gravir la goulotte. Je peux contempler la suite de l'arête qui se prolonge jusqu'au sommet de la Grande Lance de Domène que j'avais envisagé de faire mais je choisis finalement de m'arrêter là, j'ai comme un petit coup de fatigue et j'ai aussi envie de skier (enfin) la pente Sud du Pic du Loup que je n'ai jamais faite.



C'est parti pour la descente sur une sympathique moquette bien plaisante à skier. Le bas est même un peu trop réchauffé et assez physique à skier du coup !




Retour au lac du Crozet.


Puis au parking un peu avant 13 heures, terminus de cette belle balade.



(D+ 1350m)

vendredi 14 février 2025

Peaux

Mes peaux commençaient à fatiguer après 8 années d'utilisation, il était l'heure de changer.
Place à ces Pomoca du plus bel orange. Un grand changement, j'ai toujours eu des peaux bleues !




mardi 11 février 2025

Uriol by night

 Belle ambiance ce soir sur la montagne d'Uriol !
Et 500m de D+ supplémentaires dans les jambes. 😄