vendredi 10 novembre 2017

1ère neige

La première chute de neige de la saison 2017/2018... Je ne pouvais pas rater ça !

Classiquement, en début de saison, je profite des pistes de Chamrousse. Cela permet de partir haut (Roche Béranger est à 1750m d'altitude) et de limiter les risques de "touchettes" (comprenez de toucher les cailloux) grâce au travail de préparation du service des pistes. La météo n'est pas au beau fixe mais ce n'est pas bien grave, j'ai au moins la chance d'être au-dessus de la première couche qui obstrue la vallée.


Arrivé à la croix (2253m), le regard porte sur la Chartreuse en partie submergée par les vagues nuageuses. Seule la Dent de Crolles résiste vraiment.


A l'opposé, Meije et Râteau sont largement au-dessus de la première couche nuageuse (ils sont environ 1800 mètres plus haut que la Chartreuse) et ont revêtu leur parure hivernale.


Au Sud, le massif du Tabor et l'Obiou se détachent sur un beau fond rose annonciateur de mauvais temps. C'est bien joli tout ça !


Premiers virages sur la piste des lacs Roberts : 10 centimètres de poudreuse légère sur fond dur. Il y a pire pour débuter la saison...


Repeautage et remontée au col des Trois Fontaines où je décide de rallonger un peu la balade, je n'ai pas envie de rentrer déjà  ! Je prends le temps, je "bulle", je profite de la vue et de l'ambiance.


Direction le col de la Botte où je m'offre une courte mais belle descente jusqu'au lac des Escombailles. Peu de neige mais suffisamment en restant dans le creux de la combe au pied des pentes Nord de la Botte.


Nouveau repeautage pour rejoindre le col des Lessines d'où je peux contempler la combe descendue.


Je remonte le long de l'arête vers la "Bottine", finissant les derniers mètres à pied. De ce point, j'ai une vue dégagée sur les lacs Robert, le Grand Eulier (encore bien sec), le Grand Colon (au fond).


Je peux ainsi m'offrir une descente en neige vierge. Le haut est un peu sec mais la suite est excellente !


Une dernière remontée me ramène à la Croix de Chamrousse où je prends le temps de profiter des belles lumières sous un soleil revenu. Plus qu'à descendre par les pistes pour boucler cette première sortie de la saison !


(D+ 1000m)

samedi 4 novembre 2017

Ekiden de Paris

Premier week-end de novembre = je vais à Paris pour l'Ekiden, le marathon relais par équipes de 6 coureurs.


C'est désormais un rendez-vous incontournable qui rassemble près de 9000 coureurs et, bonne nouvelle, le village de retrait des dossards est pour la première fois installé le long de la Seine sous Madame Tour Eiffel.


Je quitte mon "bureau" vers 20h30, en compagnie de mon amie Tsumo (ou Tiramisu ?) que je remercie au passage d'avoir été à mes côtés pour cette longue journée. Madame Eiffel a revêtu ses habits nocturnes...


Retour sur les lieux le dimanche matin, non plus pour travailler cette fois-ci mais pour voir le départ de l'épreuve sur le pont d'Iéna.



En fin de matinée, je file le long de la Seine et des péniches jusqu'au pont de Bir Hakeim pour attraper un métro puis un TGV pour Grenoble. Paris vu sous cet angle, c'est quand même sympa !


dimanche 29 octobre 2017

Mont Aiguille

Pour cette deuxième journée de notre week-end montagne avec Yann, nous allons au Mont Aiguille. J'avais envisagé de grimper la belle voie de la Tour des Gémeaux (D / 5c) mais le vent et le froid nous font nous tourner vers la classique voie normale. De toutes façons, quelle que soit la voie d'ascension, rejoindre le plateau sommital du Mont Aiguille est toujours un immense plaisir !

Grand ciel bleu ce matin, la montagne nous montre son meilleur profil. Difficile pour Yann d'imaginer que nous serons là-haut dans quelques heures !



Nous attaquons la montée au hameau de Richardière à 9h45, l'approche nous prendra environ 1h30 pour rejoindre le pied de la falaise sur son versant Ouest.



Nous voilà sous le col de l'Aupet après une heure de montée. La face Ouest du Mont Aiguille se dévoile peu à peu (notre itinéraire se situe encore plus à gauche et n'est pas encore visible).


Nous nous équipons au col, en même temps qu'un groupe d'une petite dizaine de personnes que nous doublons tout de suite (plus facile à faire sur un sentier que dans la voie...). Le vent est bien présent et il fait frais lorsque nous débouchons sur le pierrier au bas des falaises. Qu'en sera-t-il plus haut ?


Vous remarquerez que Yann a mis une veste supplémentaire alors qu'en général, quand on marche, on a plutôt tendance à se déshabiller...


11h15, Yann est prêt à en découdre. Derrière lui, la paroi nous attend !


Première longueur, la seule que nous ne ferons pas en dynamique. Le reste de la voie sera fait en grimpant tous les deux en même temps, laissant toujours au moins un point d'assurance entre nous. Cela nous permettra de doubler trois cordées le temps de la montée.


Yann prend les devants pour la traversée qui va nous amener derrière la vierge (c'est le nom de la tour qui se détache de la paroi).



Belle position pour Yann dans les derniers mètres de la traversée qui mène à une petite brèche derrière laquelle nous partirons vers la gauche.


Je repasse devant pour une partie moins grimpante où nous montons à corde tendue, doublant une cordée de deux jeunes gars. Sur une terrasse un peu plus haut, nous avons la chance de voir deux bouquetins confortablement installés à l'abri du vent.




Encore plus haut, après avoir doublé une autre cordée de trois personnes, une traversée vers la gauche sur un joli (et aérien) trottoir nous amène au pied des cheminées de sortie.


Nous doublons encore une autre cordée dans la grande cheminée qui mène au plateau sommital. Il faut dire que je ne traîne pas et que Yann suit le rythme sans soucis !


Sortie sur le plateau, il est 12h42, nous avons mis moins d'une heure et demie pour faire la voie.


Petite pause pour Yann pendant que je love la corde. Dommage que les nuages aient envahi le sommet, le vent violent ne les a malheureusement pas chassés.


Nous faisons bien sûr l'aller retour au sommet où nous nous faisons prendre en photo pour immortaliser l'instant.




La séance photo, un incontournable du sommet !


Nous visitons ensuite le côté Est de la falaise, nous prenant en photo sur un joli et aérien promontoire.



De retour à nos sacs, laissés à proximité de la sortie de la voie normale, nous dévorons notre sandwich à l'abri du rocher où a été apposée la plaque commémorative du cinq-centième anniversaire de la première ascension (1492).


Les autres cordées passent devant nous les unes après les autres pour entamer la descente qui débute juste ici. Cela ne m'embête pas plus que ça, je préfère qu'ils soient dessous plutôt que dessus, la descente par les tubulaires étant plutôt caillouteuse et donc sujette aux chutes de pierres ! Nous entamons la descente à notre tour vers 14h.



Arrivés au premier rappel, dans lequel sont déjà engagés les membres d'une première cordée et alors que quatre personnes attendent encore leur tour, nous avons la surprise d'être invités à passer devant eux. Nous installons donc notre corde sur l'autre relais (situé plus à droite) et sommes tout heureux de nous retrouver 35 mètres plus bas devant quasiment tout le monde !



Une courte remontée et une traversée à droite nous amènent au deuxième rappel, celui de 45 mètres qui se termine en pendulaire au fond d'une grande faille. J'installe la corde et me voilà prêt à descendre.


Yann s'installe à son tour au relais alors que j'ai entamé la descente.


Pour ajouter un peu d'ambiance - s'il en était besoin - les cordes partent à l'horizontale sous moi, portées par le vent soutenu qui s'engouffre dans la faille.


C'est au tour de Yann.




Un court cheminement d'une cinquantaine de mètres au fond de la faille nous permet de déboucher au pied de la paroi et de rejoindre le sentier de descente.




Voilà, c'est fini (comme dit la chanson), le guide du jour a le sourire au moins autant que l'élève ;-)


Et trouve même le moyen de faire le pitre...


Nous enlevons le matériel au col de l'Aupet, sous l’œil du Mont Aiguille toujours entouré de nuages.


Le retour s'effectue pour partie dans les feuilles et c'est très agréable après la caillasse d'en haut !


Merci encore Yann pour ta motivation et ta bonne humeur, tu reviens quand tu veux (mais on va peut-être attendre les beaux jours si tu veux grimper en falaise...).