lundi 15 juillet 2019

Lendemain

Lundi de récupération après le trail de la veille... Même si j'ai la jambe droite un peu en vrac, j'emmène Titsumo et Trudy sur une petite balade de la matinée avant de récupérer Cricri à la gare de Grenoble. Les 3 pucelles se prêtent idéalement à ce planning et nous voilà donc, avec Trudy, sur la rampe calcaire menant à la Grande Pucelle.



Nous n'irons pas plus haut, je n'ai pas pris de corde pour assurer le coup et le vide de chaque côté angoisse quelque peu ma partenaire... Malgré tout, elle a été plus courageuse que sa soeur restée sur la terrasse à la base du rocher !


Après avoir récupéré Cricri, de passage en France depuis son Québec d'adoption, nous consacrons l'après-midi à une autre courte balade de proximité où je suis passé la veille au matin : la Pierre Percée. La douleur au genou est présente mais vraiment pas violente même si je marche aujourd'hui "comme un petit vieux" et que ce sont les autres qui m'attendent... J'ai bien fait de m'arrêter hier, pas de regret à avoir.


Et rien de tel qu'un bon apéro et de quelques pizzas avec toutes les filles pour terminer la soirée ! (merci Benjamin pour la solidarité masculine)


dimanche 14 juillet 2019

DNF

DNF = Did Not Finish (ou abandon en version française).
Ces 3 lettres, je les connaissais surtout dans le cadre professionnel quand j'étais au chronométrage...
Maintenant je sais encore mieux ce que ça signifie !

Je me sentais pourtant plutôt bien après 33km, au ravitaillement du hameau Les Côtes où je me suis octroyé 10 minutes de pause pour boire, manger, mettre les manchons de compression aux mollets en prévision de la grosse montée  (1000 mètres de dénivelé) qui mène au sommet du Sénépy. Mais la suite ne s'est pas déroulée comme prévue...

Retour au départ, donné quelques heures plus tôt (à 5h40) à La Mure où mes fidèles accompagnatrices Titsumo et Trudy m'ont accompagné.




Totalement décontracté (peut-être un peu trop ?), je pars dans les derniers et me vois contraint à doubler quelques centaines de participants dans la première montée sur les contreforts du Sénépy. Ce n'est qu'après une petite heure de course que je suis enfin entouré de coureurs avançant au même rythme que moi.


Derrière nous, le soleil se lève sur l'Obiou, je ne suis pas le seul à prendre des photos !


Cette portion du parcours, que je ne connais pas du tout, se déroule dans les alpages du versant Matheysine du Sénépy. Ici les pentes sont beaucoup plus douces que côté Trièves (où nous passerons dans quelques heures), nous sommes au cœur d'alpages où les vaches côtoient les grandes gentianes jaunes.


Au passage d'une crête, le Vercors se dévoile soudainement. Les Deux Sœurs et les arêtes du Gerbier, mes lieux privilégiés de sortie, sont juste en face !


A 6h55, me voilà à la petit station des Signaraux, premier ravitaillement (9km - 575 D+) où je retrouve mes fidèles accompagnatrices et bois un simple verre d'eau.




7h36, l'ambiance a radicalement changé : le soleil est maintenant bien présent et il commence déjà à faire chaud. La Pierre Percée est en ligne de mire là-bas à gauche et je fais la montée à pied sans forcer outre mesure au rythme ds participants qui m'entourent.


J'arrive à la Pierre Percée (15km - 800m D+) après un peu plus de 2 heures de course avec le sentiment que la course n'a pas encore vraiment démarré. C'est plutôt bon signe ! Je sais qu'il faudra monter tout à l'heure la longue crête boisée qui est là-bas au fond et je suis loin de me douter que c'est à son sommet que je signerai l'abandon...


Pour l'heure c'est le temps des photos touristiques !




D'ailleurs mon sourire sur la photo prise par un photographe de l'organisation témoigne de mon plaisir d'être là !


La descente qui suit déroule bien et j'arrive vingt minutes plus tard à un autre point caractéristique du parcours : la Mine Image (22km - 927m D+) où je suis accueilli par deux mineurs en tenue.


Le passage dans la mine est court (200 mètres ?) mais c'est original et bienvenu car il y ait frais !


Je suis à nouveau pris en photo par l'organisation à la sortie avant de retrouver mes fidèles accompagnatrices qui me demandent si tout va bien. Je crois que les photos témoignent que oui, j'ai le sourire aux lèvres et suis heureux d'être là !



Une fois ravitaillé (pastèque et tuc + St Yorre), je poursuis mon chemin qui passe au dessus de la gare de la Motte d'Aveillans et emprunte la voie ferrée du Petit Train de La Mure sur quelques centaines de mètres.


8h35 (3 heures de course), dans la traversée entre La Motte d'Aveillans et Monteynard, il commence à faire chaud sur ce versant orienté au Sud. Je garde un œil tourné vers la longue échine du Sénépy qui se rapproche doucement, j'ai désormais hâte d'y être !


Sur les contre flancs de la montagne du Conest, je retrouve des lieux que je connais bien pour y venir régulièrement, ce qui ne m'empêche pas de prendre encore et toujours des photos !




Voilà le ravitaillement de Monteynard (28km - 1253m D+) où Trudy (et Titsumo derrière l'appareil photo) sont fidèles au rendez-vous.


J'ai toujours le sourire aux lèvres après 28 kilomètres de course, je me sens bien et suis conscient que c'est bientôt que la course va vraiment commencer... Aucune alerte physique à ce moment là si ce n'est un léger échauffement au petit orteil gauche, mais pas de quoi s'inquiéter !


Le parcours se faufile dans les bois et rejoint la voie ferrée en balcon sur le Drac, beaucoup de coureurs s'arrêtent pendre des photos.



A 9h25, le parcours franchit le ruisseau du Perailler, altitude 575 mètres, il y a maintenant exactement 1200 mètres de dénivelé positif à avaler pour rejoindre le sommet du Sénépy.


200 mètres de dénivelé plus haut, j'arrive au hameau intitulé "Les Côtes" (33km - 1514m D+) où mes fidèles suiveuses sont évidemment au rendez-vous et me prennent en photo.


Je les fixe moi aussi sur la pellicule !


Comme prévu et comme déjà dit en début d'article, je fais une vraie pause ici car je sais que la course ne commence vraiment que maintenant même si le départ a été donné il y a déjà 4 heures. J'y reste exactement 10 minutes et repars totalement confiant pour la suite du programme.



Je quitte les filles et leur donne rendez-vous à Mayres-Savel situé 50ème kilomètre.


La première partie de la montée est particulièrement éprouvante, la pente est vraiment raide et tout le monde marche, impossible de ne serait-ce que trottiner ici. C'est dur mais l'avantage est qu'on prend rapidement du dénivelé !


Je commence à avoir les cuisses qui tirent derrière mais rien d'alarmant, c'est normal après tout après tout le chemin déjà parcouru. Après environ 650 mètres de dénivelé avalés en à peu près 1 heure, nous rejoignons une piste forestière plate et même légèrement descendante : tout le monde se remet à trottiner et c'est à ce moment précis que je ressens une douleur vive au genou droit. Impossible de courir ! J'ai subitement le moral qui flanche, je connais cette douleur pour l'avoir déjà ressentie en descendant la Barre des Ecrins et sais trop bien ce qu'elle signifie : c'est le TFL ou tendinite du fascia lata. Après 200 ou 300 mètres à marcher (et à me faire doubler), le sentier se raidit à nouveau et la marche m'est possible sans trop souffrir tant qu'il s'agit de monter... mais je me projette déjà sur la longue descente du Sénépy et sais pertinemment que ce sera le calvaire. Je mets du temps à jeter l'éponge mais finis par me rendre à l'évidence, je dois signer l'abandon ! Je continue malgré tout en mode marche, me faisant doubler par de multiples coureurs, tout en sortant mon téléphone pour prévenir Sonia (qui devait me rejoindre à l'arrivée et je n'ai même pas pris les clés de la maison), puis Marie qui est à l'arrivée, et enfin mes fidèles accompagnatrices qui vont m'attendre un moment à Mayres-Savel !


Tout en bas là-bas, j'entends la sono de la ligne d'arrivée que je ne rejoindrai pas aujourd'hui. J'ai presque envie de pleurer...


Voilà la crête sommitale, je n'avance pas et suis, je l'avoue, un peu déprimé...


Je fais à ne allure d'escargot les derniers mètres menant au point culminant du parcours, le sommet du Sénépy (1769m).


Je quitte le parcours un peu après, pile au 40ème kilomètre, et fais la descente par le sentier emprunté deux ans plus tôt sur le Kilomètre Vertical (c'est le trajet le plus court pour rejoindre Mayres-Savel). Je mettrai 2 fois plus de temps à descendre qu'à monter il y a deux ans... Merci Titsumo et Trudy d'être montées à ma rencontre !


C'est la première fois que j'abandonne et j'ai tout le temps de la descente pour ruminer ma déception et prendre la décision que je serai au départ l'an prochain. Et pourquoi pas avec Titsumo non plus en accompagnante mais avec un dossard également ? Je suis sûr que Trudy sera toujours aussi motivée pour assurer le suivi...

Au delà du syndrome du TFL, la raison principale de cet abandon est surtout un entraînement insuffisant : j'ai quasiment arrêté de m'entraîner début juin, 15 jours après mon 50 km de la Pastourelle, à cause de la canicule mais aussi certainement par manque d'envie... Ce 65 km sera donc mon objectif principal l'année prochaine et j'espère, avec l'expérience de cette année, parvenir cette fois à rejoindre la ligne d'arrivée !

samedi 13 juillet 2019

J-1

Départ de La Mure à 5h30 demain.
Y a plus qu'à !

Pour ceux qui souhaitent prendre des nouvelles, cliquez sur ce lien.



samedi 6 juillet 2019

4 cols 4 lacs

Nous partons aujourd'hui, avec Patrick, pour une grande boucle de 22 kilomètres et plus de 2000 mètres de dénivelé positif autour de la Grande Lance de Domène avec 4 cols et 4 lacs au programme :
- lac du Crozet
- col de la Pra
- lac du Petit Doménon
- lac du Grand Doménon
- col de Freydane (le point culminant du parcours)
- lac Blanc
- col de la Sitre

Voilà ce que ça donne sur la carte (cliquez sur l'image pour l'agrandir) :


Le départ est donné à 7h45 et nous sommes rapidement au pied de la face Nord du Grand Colon, profitant encore de la fraîcheur matinale.


Il fait déjà chaud et nous sommes d'autant plus heureux d'être à l'ombre alors que l'agglomération grenobloise est déjà écrasée sous le soleil.


Le lac du Crozet (atteint en 47 minutes) est toujours aussi beau.


Version été...


Et version hiver (27 mars 2007, déjà avec Patrick).


Nous croisons des coureurs du Trail de Chamrousse partis à 6h30 ce matin sur un parcours de 46km. Heureusement, ils ne sont pas très nombreux et nous quitterons leur parcours un peu plus haut, au col de la Pra.


Nous laissons le lac du Crozet derrière nous, nous le retrouverons normalement dans quelques heures !


Un peu avant 9 heures, nous voilà au premier des 4 cols : le col de la Pra (2167m).


10 minutes plus tard, sous le verrou des Doménons.


Nous laissons derrière nous le vallon de la Pra que je connais mieux en version hiver finalement !


Voici le lac du Petit Doménon.



Et juste après, son grand frère - le lac du Grand Doménon - qui est encore en grande partie gelé.


Terminé le vert (des alpages), place au gris (des rochers) et au blanc (de la neige) et direction le col de Freydane.


Nous regardons 4 personnes qui descendent le névé de la grande pente (les petits points noirs en haut de la pente), probablement de retour de la Croix de Belledonne : ils goûtent aux joies de la ramasse et s'expriment joyeusement. Au-dessus d'eux, le pic du Grand Doménon porte bien son patronyme de "pic" vu d'ici !


Un peu avant 10 heures, nous voilà rendus au col de Freydane, point haut de notre balade, après 1300 mètres de dénivelé positif. Nous y ferons une courte pause pour grignoter un bout.



Nous basculons de l'autre côté sur le glacier de Freydane, croisant au passage trois randonneurs crampons aux pieds et piolet à la main en route pour la Croix de Belledonne. Sur notre droite, le seigneur des lieux et ses acolytes : Grand Pic (2977m), Pic Central et Croix de Belledonne.


La descente sur la neige en baskets et à grandes enjambées est rapidement effectuée (repérez le petit point noir, c'est Patrick). A gauche, les couloirs des Rochers Rouges se rappellent à mon souvenir : je les avais descendus à skis le 10 avril 2013, date d'ailleurs de mon dernier passage au col de Freydane !


Nous poursuivons la descente en direction du lac Blanc qui devrait plutôt s'appeler le lac Vert aujourd'hui...


Nous y sommes à exactement 10h30.


Nous retrouvons avec joie la verdure et les fleurs roses des rhododendrons.


Nous avons maintenant vue sur la suite du programme qui consiste à descendre jusqu'au torrent puis remonter en face au col de la Sitre, soit 500 mètres de dénivelé positif supplémentaire à avaler. Nous savons depuis le départ que cette remontée sera difficile...


A la passerelle un peu après 11 heures, nous faisons une courte pause pour nous rafraîchir et remplir les camelbags en prévision de la suite.


Passage au Habert du Mousset.


Nous faisons une surprenante rencontre dans la montée vers le col : un VTTiste qui en descend (assez virtuose il faut l'admettre, quel pilotage !).


Et voilà le col, atteint à 12h05 après une rude et éprouvante montée.


Ce qui ne nous empêche pas de pousser jusqu'au sommet de la Pointe de la Sitre que Patrick n'avait jamais foulée. Devant nous, la dernière partie ascendante de la balade : nous devons rejoindre le Pas du Loup


Ce sera chose faite un peu avant 13 heures, nous y rejoignons la "foule" des grands jours !



Devant nous, les Dents du Loup (parcourues avec Romain il y a deux ans) et une satisfaction : il ne reste plus que de la descente !


Nouveau passage au lac du Crozet.


Nous retrouvons la voiture à 13h50, un peu plus de 6 heures après l'avoir quittée, et savourons quelques instants plus tard notre bière à la Gelinotte chez Freddy et Nathalie. Y a pas à dire, c'est top Belledonne !