mardi 15 mars 2016

Grisonnière

Voilà un sommet où je voulais aller depuis longtemps... Non pas qu'il soit "célèbre" (il n'est qu'un anonyme parmi les milliers d'autres sommets des Alpes) mais simplement parce qu'il fait partie des fameuses "89 randonnées autour de Grenoble", la bible de Jean-Pierre Bonfort et Volodia Shahshahani.



Après avoir déposé Emma à l'école, me voilà au-dessus d'Oris-en-Rattier : même si la piste est normalement interdite à la circulation jusqu'au 15 avril, je profite honteusement du manque de neige de ce versant Sud pour monter le plus haut possible en voiture.


Parking à l'épingle 1415m, ambiance printanière. Je n'aurai qu'à marcher un petit quart d'heure avant de chausser les skis, c'est cool !


Quelques épingles et 300 mètres de dénivelé plus tard, l'objectif apparaît : c'est le sommet de gauche, pile au-dessus de la baraque du Jas. Au centre le sommet Ouest du Coiro, à droite la crête de la petite Côte et le sommet de la Cavale où nous étions avec Patrick il y a tout juste un an.


La baraque du Jas, un petit coin de paradis avec une vue d'enfer sur l'Obiou...


A midi je suis au cairn sommital, altitude 2545m. Pas un brin de vent, je peux faire sécher le maillot sur les pierres sans craindre de le voir s'envoler.


Tour d'horizon sur le massif, du Coiro (à droite) jusqu'au Taillefer en passant par le Rocher du Lac, la crête de Rosière, les Armets... et la Roche de la Muzelle en arrière-plan.


J'y reste un bon moment, profitant du soleil et du cadre tout en mangeant mes sandwichs et en étudiant les pentes skiables du secteur. Il y a de quoi faire dans ce vallon du Rif Bruyant, un vrai temple du ski alpinisme ! Début de descente à 12h40, je choisis de plonger dans la belle pente Nord qui part du sommet.



Quelques virages en pente raide avant de traverser vers la gauche pour rejoindre l'arête et basculer sur le versant de montée. Rien ne m'y obligeait mais quel plaisir de retrouver cette sensation et la petite tension qui va avec. Vu de l'arête, cette pente a de la gueule !


Je poursuis par le haut de la combe des Sillonnières : orientée à l'Ouest j'espérais qu'elle ait conservé de la neige froide mais c'est raté, je n'y trouve que de la neige dure. Je traverse donc assez haut afin de retrouver la face Sud (celle de la montée) où la neige est revenue à point.


Excellente descente sur une moquette à poils longs dans le goulet central situé dans l'axe du sommet, la pente y étant plus soutenue (env. 40°). Je me régale.



En-dessous c'est encore excellent jusqu'à la baraque du Jas : ski ludique en suivant les vallonnements.




La suite est moins drôle, l'enneigement déficitaire obligeant à un ski technique en slalomant entre (et parfois sur) la végétation.






Retour à la voiture à 13h30, skis sur le sac pour les derniers mètres non skiables mais heureux de ce petit périple dans ce massif où l'on ne croise pas grand monde, ce qui est un vrai privilège...


Dernier regard sur la Grisonnière depuis le col de Malissol lors du retour.