Le ruisseau des Rioux est situé au-dessus de St Paul de Varces. Je me doutais un peu qu'il serait moins joli que celui des Charbonniers visité 8 jours plus tôt mais j'y trouve quand même ce que je suis venu chercher : l'exploration et la fraîcheur !
Il est assez peu fourni en eau et charrie beaucoup de cailloux, je crains de ne pas trouver une seule vasque pour me rafraîchir lors de la remontée mais quelques petites cascades jalonnent le parcours et me permettent de m'amuser un peu.
Après le sous-bois terreux et encombré de feuille mortes, voilà que les pentes autour se redressent et que le lit du torrent se réduit à quelques mètres de large.
J'arrive à une cascade qui a du charme et qui va demander une petite grimpette. Je passe en suivant le fil de l'eau, laquelle m'asperge pour mon plus grand plaisir.
Juste après, c'est très joli aussi : l'eau court directement sur la dalle calcaire qui borde le torrent en rive droite.
J'arrivé à un Y et décide de remonter la branche de gauche qui aboutit une cinquantaine de mètres plus haut sur une impasse : impossible de franchir ce passage !
La branche de droite quant à elle semble beaucoup plus facile.
Nouveau Y et je pars encore sur la branche de gauche.
Ici il ne faut pas se la coller !
Demi-tour une centaine de mètres plus haut : l'eau ne coule plus et sort de sous terre au milieu de ce passage. Pas envie avec cette chaleur de continuer sur les dalles de rochers chauffées par le soleil et sans eau pour me rafraîchir !
Je redescends donc prudemment et m'engage, après un moment d'hésitation car ça ne me semble pas très facile et bien casse gueule, dans la branche de droite.
C'est presque en haut du ressaut, sous cette petite cascade moussue, que je signe le demi-tour définitif. Trop exposé de s'engager sur ce terrain glissant à souhait avec l'exposition en dessous !
En face, pile dans l'axe, c'est le Pieu (et Vif est juste derrière). C'est vraiment l'aventure à deux pas de la maison, pas besoin d'aller chercher à l'autre bout de la planète !
Après une désescalade prudente, une pause pique-nique un peu plus bas la tête à l'ombre et les fesses dans l'eau, je redescends et quitte le lit du ruisseau pour trouver un chemin en rive gauche qui me ramène en bas du vallon. Là, plutôt que de rentrer par le chemin classique, je rejoins le lit du Lavanchon, ce qui me permet d'avoir encore les pieds dans l'eau sur quelques centaines de mètres... et de profiter d'un dernier bassin pour me rafraîchir !
Un torrent de plus à mon compteur, et il y en a encore plein d'autres à visiter...
