C'est avec une joie certaine que je remonte vers le Pas de la Ville sans voir d'autres randonneurs sur cet itinéraire pourtant ultra classique. Mon objectif est d'abord d'aller là-haut sur les falaises, au sommet de Pierre Blanche.
Blancheur immaculée, peu de traces, voilà tout ce qui me plaît.
Au sommet de la pointe Sud, je domine le plateau de Gresse-en-Vercors et n'ai croisé que 3 skieurs (et encore de loin). Par contre je repère un habitant des lieux, un cornu, perché en pleine pente : le voyez-vous ?
Il est là le bougre, bien loin des skieurs qui déambulent 400 mètres plus bas. Il est dans son élément, pas stressé pour deux sous par sa position pourtant bien exposée !
Pour prolonger le plaisir, je choisis d'aller m'immerger dans la Réserve des Hauts-Plateaux et de descendre plein Ouest via "mon" petit couloir préféré. La neige est excellente (petite poudre sur fond dur), un régal à skier.
En dessous, c'est tout aussi bon même si la pente est plus faible. Et il y a de la place pour slalomer entre les sapins ! Dire que je suis seul à profiter de ces grands espaces...
Je vais maintenant traverser le plateau vers le Nord et remonter au sommet via les pentes boisées à droite sur la photo.
Dans la montée, vue sur la plaine de la Chau où j'étais tout à l'heure.
Grosse surprise, je tombe sur trois autres randonneurs qui sont tout étonnés - comme moi - de trouver quelqu'un d'autre qu'eux en ces lieux sauvages. Le comble, ils sont de Vif et Varces... Des presques voisins !
Nous terminons la montée ensemble et repassons par le sommet de Pierre Blanche.
Après une courte hésitation, je choisis de prolonger la rencontre et de partager la descente avec eux. On s'en donne à cœur joie, bonne neige et personne d'autre que nous pour en profiter !
Dans ces conditions, le retour à la civilisation n'est pas toujours facile... mais il faut bien rentrer !